09.02.2010
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09:19 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozysocialiste, sarkozy
Huchon pointe l’absentéisme de Pécresse au conseil régional
Intervenant sur RCJ, le président de région socialiste a répliqué à la candidate de l’UMP en Ile-de-France, Valérie Pécresse, qui a vu, cette semaine, dans le programme de son adversaire «un copier-coller» de celui de 2004. Jean-Paul Huchon s'est demandé comment Pécresse pouvait «penser qu'il n'y a rien de nouveau (dans le programme PS), ou alors ça s'explique par son absence constante et répétée au conseil régional». «On l'a vue trois fois en six ans, c'est pas beaucoup. Pareil pour Mme Kosciusko Morizet» (tête de liste UMP en Essonne), a-t-il balancé. Et le socialiste de rendre hommage à… Roger Karoutchi, candidat malheureux à la primaire UMP pour les régionales. «On peut lui faire tous les reproches qu'on veut sur le plan politique mais au moins, M. Karoutchi s'intéresse à la région, il est présent et il travaille», a jugé Huchon, vantant un «adversaire courtois».
Dray fait sa télé-réalité
La tête de liste socialiste pour les régionales en Essonne, va filmer sa campagne et la diffuser, «en direct ou en léger différé», sur son blog et, dans un second temps, sur le site de campagne du chef de file du PS en Ile-de-France, Jean-Paul Huchon. Décidé à «créer le buzz», le candidat a souligné que la campagne essonnienne «n'est pas la campagne de Julien Dray, mais d'abord celle d'une équipe», qu’il juge «jeune, métissée et renouvelée». Celui-ci compte, par ailleurs, mener campagne au volant d’un «bus écologique» qui transportera les candidats à la rencontre des habitants.
07:30 Publié dans Vu dans Libé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozysocialiste, sarkozy
08.02.2010
Débat sur l'identité nationale : "Bon débarras !"
François Fillon a tenté, lundi 8 février, de sortir le débat sur l'identité nationale de l'enlisement avec une série de mesures dont la mise en œuvre sera strictement encadrée par une sorte de comité des sages, ce à quoi a réagi l'opposition, pour qui la montagne a accouché d'une souris.
Pour François Hollande, ex-premier secrétaire du PS, François Fillon a procédé à un "enterrement en petite pompe" du débat sur l'identité nationale. "Le débat sur l'identité nationale aura donc accouché d'une commission. C'était la formule que Clemenceau utilisait pour moquer, sous le IIIe République, les gouvernements qui ne savaient plus que faire de leurs mauvais projets", écrit le député de Corrèze sur son blog.
"Pourquoi fallait-il déchaîner tant de passions, provoquer tant de dérapages, susciter tant de légitimes suspicions, pour finir par apposer une Déclaration des droits de l'homme dans chaque classe, ou faire chanter une fois par an la Marseillaise à chaque jeune Français, sans que l'on sache très bien si ceux qui ne le sont pas devraient également entonner l'hymne national", ironise M. Hollande.
Ces "mesures, pour l'essentiel, existent déjà dans beaucoup d'écoles", a estimé Jack Lang (député PS Pas-de-Calais). "Qu'on s'attaque à l'amélioration du système d'éducation" avec "des mesures solides, sérieuses, concrètes et pas simplement des mesures gadget". "Je ne suis candidat à rien et notamment pas à participer à une telle commission", a-t-il poursuivi au micro de RTL.
"UNITÉ NATIONALE PLUS QU'IDENTITÉ NATIONALE"
"Bon débarras !" s'est exclamé Jean-Luc Mélenchon sur France info. "Ça suffit ! il faut parler d'autre chose parce que de toute façon, ça ne pouvait déboucher sur rien. Tout ça est une comédie sinistre et de nombreux Français doivent ressentir un grand dégoût d'avoir vu une telle débauche d'histoires de fous déclenchées dans ce pays pour rien", a déclaré le président du Parti de gauche.
22:08 Publié dans Vu dans le Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozysocialiste, sarkozy
Le premier faux pas de Bruno Beschizza
Bruno Beschizza, secrétaire général du syndicat de police Synergie, que l’Elysée a propulsé tête de liste départementale de la majorité présidentielle pour les régionales en Seine-Saint-Denis, s’est prononcé pour la mise en place de voitures réservées aux femmes, le soir, dans les transports en commun en Ile-de-France. Interrogé lundi 8 février sur France Bleu, Bruno Beschizza a expliqué que “dans les transports, systématiquement le soir il fallait faire en sorte que les femmes seules aient un accès privilégié dans le premier wagon, qu’il soit sur-vidéoprotégé, pour que les gens se sentent en sécurité”. Quelques heures plus tard, la cellule de campagne de Valérie Pécresse envoie un communiqué et précise : “Ces rames sont bien sûr ouvertes à tous les voyageurs sans exception.” Exit l’idée des wagons pour
femmes, il n’est plus question de discrimination à l’entrée des trains, la sortie de rail est évitée pour l’UMP.
A gauche on sourit : “Bruno Beschizza fait ses premiers pas en politique. On lui accorde le droit à l’erreur”, s’amuse Julien Dray, tête de liste socialiste en Essonne et vice-président du conseil régional chargé de la jeunesse et de la sécurité. “Néanmoins, il a bien dit qu’il était favorable à des wagons pour les femmes, poursuit l’élu. En ce qui concerne la vidéo-surveillance dans les wagons, je ne suis par contre ouvrir la discussion, même si cela révèle un aveu d’impuissance. Si les caméras peuvent servir à la police pour résoudre des affaires, elles ne sont pas dissuasives pour ce type d’agression dont les auteurs sont souvent encagoulés et rarement identifiables. Pour plus de sécurité, il faut de la présence humaine”, conclut-il.
Les nouveaux transiliens, qui circulent sur la ligne SNCF H, entre Paris-Nord et Luzarches, sont déjà équipés d’un système de vidéo-surveillance.
21:58 Publié dans Vu dans le Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozysocialiste, sarkozy
Sarkozy, inquiet, se réfugie dans la diplomatie
Cette 144ème semaine de Sarkofrance a été calme, inaudible et distante pour le président. La France a peur, et lui le premier. Son camp se déchire, l'UMP est démotivée, la stratégie d'union a enfermé la droite présidentielle, et l'absence de projet fédérateur pour la seconde moitié du mandat sarkozyen n'arrange rien. Alors, Sarkozy vide son agenda, et se réfugie, une fois de plus, dans les sujets diplomatiques.
Sarkozy a peur
Pour Sarkozy, cette semaine devait être diplomatique. Comparer les déclarations d'une semaine à l'autre - ne tentez pas l'exercice sur plus d'un mois - est révélateur de son inconstance. A chaque discours, Sarkozy trouve un nouveau sujet p-r-i-o-r-i-t-a-i-r-e. Un psy dirait qu'il a du mal à prioriser. Un observateur étranger dirait qu'il a du mal à se concentrer. Un électeur déçu dirait qu'il n'a plus d'idées.
Lundi, sa rencontre avec le dictateur turkmène Gourbangouly Berdymouhamedov fut peu commentée par les communicants de l'Elysée. Au Turkménistan, ne vous avisez pas de critiquer le président élu à vie. C'est l'une des dictatures les plus fermées du monde, souvent comparée à la Roumanie de Ceaucescu. Culte de la personnalité, enfermements ou disparitions d'opposants, presse muselée, 60% de chômeurs, 25% de pauvres, tout y est. Mais le pays est riche en gaz. Lundi, notre Monarque élyséen a signé 6 contrats avec son homologue turkmène. Human Right Watch appelle cela «la diplomatie silencieuse». La Sarkofrance hurle contre l'Iran ou les talibans Afghans, mais signe ses contrats avec le Turkménistan. Où était passé le Sarkozy qui s'adressait, le soir du 6 mai 2007, «à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures» ? On le cherche toujours.
Mercredi, c'était au tour du fiston de l'émir du Qatar de recevoir les honneurs élyséens. Cheikh Tamim al-Thani, revenait de Téhéran, où il avait rencontré un autre de ses clients, le président Mahmoud Ahmadinejad. L'Iran partage le gisement gazier de Doha avec le Qatar. Sarkozy attendait des nouvelles de Clotilde Reiss, la jeune française détenue puis retenue en Iran depuis plus de 8 mois.
Jeudi, Nicolas Sarkozy recevait en grandes pompes Angela Merkel et son gouvernement, pour un conseil des ministres que le président français voulait décisif. Face à une Europe en panne sur tous les sujets, il faudrait relancer le couple franco-allemand. La mise en scène fut impeccable, avec son défilé de ministres des deux pays, deux par deux, dans la cour de l'Elysée, devant les caméras et photographes. Mais Sarkozy et Merkel ont commis une triple erreur : primo, le catalogue de 80 mesures "concrètes" dévoilé jeudi n'est qu'un fourre-tout de belles intentions. 80% des 80 annonces sont des voeux pieux, sans engagements de moyens ni obligation de résultat, une simple succession de «nous voulons», «nous intensifierons», ou «nous développerons». On évoque la paix, la croissance et le climat. Au mieux, on se promet de créer 200 classes bilingues. En France, on parle surtout de fermetures de classes...
Deuxio, l'Europe y est reléguée au second plan. Elle doit se plier à leurs décisions, et pas l'inverse. Elle n'est qu'un cadre de travail ou une incantation. On se croirait revenu en 1950. Dans leur conférence de presse commune, Sarkozy et Merkel trompent l'assistance : ils annoncent leur «volonté de mettre l’Allemagne et la France au service de l’Europe et d’une nouvelle régulation dans le monde». Mais où sont les propositions ? Ils ne soutiennent pas l'Europe, ils l'encadrent en fonction de leurs objectifs bi-nationaux. La présidence européenne n'est pas évoquée une seule fois.
Tertio, les deux dirigeants n'ont pas commenté l'évènement international de la semaine: les marchés financiers attaquent l'euro, inquiets des déficits publics européens. Ceux-là même qui ont failli coulé, et entrainé dans leur chute les épargnes des ménages et des entreprises occidentales, décrochent à nouveau. Portugal, Grèce et Espagne sont considérées comme des maillons faibles de l'union monétaire européenne. L'Espagne affiche une dette publique de 55% de son PIB. En France, l'endettement est prévu à 86% l'an prochain, dans la note transmise par le gouvernement Fillon-Sarkozy à Bruxelles lundi dernier. Jeudi, dettes, déficits ou endettement étaient des réalités oubliées du discours présidentiel. Sarkozy a peur. L'équation financière de sa politique est impossible.
L'UMP a peur
Mardi, Nicolas Sarkozy s'est rendu en Corse. Il est en campagne. Il faut sauver l'UMP en Corse. Oublié le mensonge électoral du 25 janvier dernier, quand il déclarait à Laurence Ferrari sur TF1 que ce n'était pas «le rôle du président de la République» que de s'impliquer dans la campagne. L'ensemble du gouvernement est mobilisé. Il multiplie les annonces, comme ce coup contre les Fonctionnaires pour rassurer son électorat conservateur. Lundi, la révélation d’un projet de décret permettant le licenciement d’un fonctionnaire sans affectation après trois refus de postes (sans conditions), a effectivement fait l’effet d’un choc. L’application du décret est annoncée pour avril ou mai. Mercredi, Chantal Jouanno (Ecologie) et Bruno Le Maire (Agriculture) trouvent 134 millions d'euros contre les algues vertes, pour créer une filière de ramassage de ces algues toxiques qui prolifèrent en Bretagne à cause de la pollution des sols par l'agriculture intensive. Quarante-huit heures après la publication d'un rapport accablant sur le mal-logement par la Fondation Abbé Pierre, leur collègue Benoist Apparu déniche un budget de 4,7 milliards d'euros d'aides en 2010 (versus 4,2 en 2009 et 3,7 en 2008), à travers le versement de 624 millions d'euros aux organismes HLM au titre d'aides à la pierre et 4 milliards sous forme d'aides et d'exonérations fiscales (TVA, taux d'intérêts préférentiels et taxe foncière). On oublierait presque que les aides directes ont été réduites de 25% en deux ans par le gouvernement Sarkozy ! En Corse, Sarkozy a aussi trouvé des milliards (deux pour être exact), dans sa malette de candidat permanent.
Le camp présidentiel a la trouille, la peur de perdre ces élections, et surtout la suivante, la grande, la vraie, celle de 2012. Un sondage annonce Dominique de Villepin à 10% des intentions de votes. Dominique Bussereau dérape contre Ségolène Royal et les harkis en Poitou-Charente. Valérie Pécresse et Eric Raoult se déchirent en Ile-de-France. Mercredi, Michèle Alliot-Marie a écrit une lettre à Brice Hortefeux d'une rare violence. L'assassinat d'un couple de personnes âgées avait conduit Brice Hortefeux à annoncer un prochain durcissement de la loi contre les auteurs de crimes contre les personnes âgées. L'ex-ministre de l'Identité Nationale s'est souvenu que deux tiers des plus de 50 ans avaient voté Nicolas Sarkozy en 2007. Il a appelé son plan «Tranquillité Senior». La Garde des Sceaux n'a pas apprécié qu'on marche ainsi, à tort, sur ses plates-bandes : «Les propositions en matière pénale sont faites soit par le ministre de la Justice, soit par les parlementaires» a-t-elle recadré, le week-end dernier. Puis, mercredi, elle balance sa lettre. Le texte de sa missive a été publié par Le Parisien, jeudi 4 février. Elle accuse son collègue d'être inefficace dans la lutte contre les violences dans les stades, et notamment le «nombre insuffisant de procédures faisant suite à des interpellations à l'issue des matches». Le «cher Brice» a répliqué, lui aussi par écrit, le lendemain. Et il accuse les services de sa collègue de la Justice de laxisme... L'ambiance est bonne au gouvernement !
La peur des retraites
Avec la réforme des retraites, le président français pense qu'il a une belle carte à jouer. Depuis des années, les gouvernements sont parvenus à culpabiliser et inquiéter les Français. La France a peur pour ses retraites. Personne n'y comprend rien, et personne ne prend la peine d'expliquer. La peur est un accessoire électoral toujours très efficace. Et les retraites sont un sujet qui peuvent, selon Sarkozy, placer la gauche en difficulté, après le récent cafouillage de Martine Aubry. Le débat démarre mal. Le camp présidentiel répète à l'envie que le coût des retraites est trop lourd, qu'il faudra allonger l'âge de départ à la retraite, que les Fonctionnaires devront s'aligner sur le régime privé, et qu'un consensus national est nécessaire. Il faut faire flipper l'électeur !
L'âge de départ à la retraite n'est pourtant pas le premier sujet. Qu'on parte à 60 ou 65 ans est une question inopérante si l'on omet de discuter de l'assiette et des modalités de calcul de cette solidarité nationale. L'espérance de vie est liée aux conditions de travail, mais la pénibilité est souvent le point d'échec des négociations. Pour financer les retraites, il faudra augmenter les cotisations, leur assiette (aux revenus financiers) et les salaires, trois pistes rarement évoquées à droite. Pensez-vous, il faudrait revenir sur les niches fiscales créées depuis 2002 ! Enfin, notre système de retraites ne tient pas compte des précarités nouvelles, des périodes de chômage, de temps partiel, des changements de postes et de filières qui sont le lot commun d'une majorité de Français. Mais de tous ces sujets, on ne parle pas, ou peu.
La semaine prochaine, Nicolas Sarkozy poursuivra sa campagne... dans les campagnes, avec un déplacement, mardi, «sur l’avenir des territoires ruraux». Gageons que cette fois-ci, ses communicants lui auront écrit un vrai nouveau discours. La dernière fois qu'il s'était exprimé sur le sujet, on avait découvert qu'il s'était contenté de répéter des paragraphes entiers d'une précédente allocution... La réflexion est souvent paralysée par la peur.
20:50 Publié dans vu dans Marianne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozysocialiste, sarkozy
Roland Cayrol : "Il y a un pilote, Sarkozy, clairement identifié. Mais a-t-il un cap ?"
Fondateur de l'institut CSA, directeur du Centre d'études et d'analyses (Cetan), Roland Cayrol est directeur de recherche associé au Centre de recherches politiques de Sciences Po. Il commente les résultats du baromètre TNS-Sofres/Logica - réalisé du 29 janvier au 1er février auprès de 1 000 personnes -, publiés samedi 6 février dans Le Figaro Magazine. La cote de confiance du président y atteint 31 %, soit son plus bas niveau depuis mai 2007.
La cote de confiance de Nicolas Sarkozy est au plus bas. Ce désaveu est-il conjoncturel ou structurel ?
On ne saura que plus tard si ce résultat était ou non annonciateur de catastrophes électorales. Ce qui est sûr, c'est qu'il pose problème. Quand on veut réformer un pays, ce n'est pas forcément excellent de n'avoir le soutien actif que de son propre coeur de cible politique, l'électorat UMP, ainsi que des inactifs et des retraités. Pour changer un pays, le mettre en mouvement, il convient que les catégories les plus actives soutiennent l'action gouvernementale.
Quelle est la principale raison de cette perte de confiance ?
Lors des présidences de François Mitterrand puis de Jacques Chirac, les Français se demandaient s'il y avait un pilote dans l'avion. Ce trouble n'existe plus. Il y a un pilote, qui est clairement identifié. Mais les questions deviennent bien plus angoissantes : le pilote sait-il où il va ? A-t-il un cap ?
Le président s'est pourtant efforcé, le 25 janvier à la télévision, de faire la pédagogie des réformes...
Il y a un malentendu. Je ne sais pas si le président ne comprend pas l'attente de l'opinion ou s'il a décidé de ne pas la satisfaire pour le moment. Mais il s'est contenté d'expliquer chacune des réformes, sans faire de lien entre elles. Son idée est peut-être que la cohérence se dégagera d'elle-même, au fur et à mesure que l'on verra quels sont les outils qui fonctionnent.
De quel fusible dispose un hyperprésident ?
Il ne veut pas de fusible. Ce mode de gestion, qu'il a choisi, l'oblige à être sans arrêt en première ligne et à s'en tirer tout seul. Avec un premier ministre qui engrange tranquillement en popularité tout ce qu'il perd lui-même.
Quelles sont ses possibilités de rebond ?
Il faut que Nicolas Sarkozy s'habitue à gouverner avec une minorité de l'opinion. Cela va probablement durer. Le seul avantage qu'il a est que, si on demande aux gens si l'opposition ferait mieux à sa place, la réponse est clairement non.
Les régionales traduiront-elles encore une forme de cohabitation ?
Les Français, qui avaient apprécié la cohabitation au sommet, recherchent cette complémentarité nation-territoires, qui instaure une sorte de contre-pouvoir dans les institutions de proximité. C'est pour cette raison que l'expression de "bouclier social" utilisée par la gauche dans la campagne des régionales marche assez bien dans l'opinion.
Comment les Français expriment-ils leur mécontentement ?
On observe une protestation tristounette, un climat d'attente résignée. Il n'y a pas de croyance dans les acteurs de l'extrême gauche ou de l'extrême droite. Tout indique que l'on n'est pas dans une période de mobilisation sociale.
L'opinion a déjà intériorisé la nécessité de réformes qui ne lui font pas plaisir. Ainsi celle des retraites semble-t-elle faire l'objet d'une sorte de consensus social mou : on sait bien que nos acquis vont être rognés un peu plus, et que cela va être encore plus dur pour les générations suivantes. D'où ce climat de morosité, cette ambiance très grise.
L'impopularité du président favorise-t-elle l'opposition ou l'abstention ?
Les deux. La nature politique a horreur du vide. Il se produit mécaniquement un retour du Parti socialiste, facilité par le fait que les disputes au sommet paraissent s'être calmées. Mais la tentation de l'abstention revient elle aussi de manière très forte. Notamment dans les catégories les plus jeunes et les plus populaires.
Quel impact cela peut-il avoir sur la poursuite des réformes ?
On ne change en profondeur la société qu'avec son consentement nettement majoritaire. Et non lorsqu'on est en permanence en butte à l'hostilité, ou simplement aux doutes, de deux tiers des Français. Un pouvoir qui ne dit pas où il va et qui ne fournit pas les résultats escomptés n'est pas bien placé pour engager le dialogue indispensable.
18:15 Publié dans Vu dans le Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozysocialiste, sarkozy
Nicolas Sarkozy, l'épine dans le pied de son propre parti
C'est au tour de la machine UMP d'être prise dans la spirale des dissensions internes.
Nicolas Sarkozy et François Fillon ont eu beau rappeler à l'ordre leurs troupes, les sommant de ressouder les rangs avant les élections régionales, ils semblent bel et bien avoir perdu la main. En témoigne ne serait-ce que la récente multiplication des petites querelles entre amis : polémique entre Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie, entre Eric Raoult et Valérie Pécresse sur les listes UMP en Seine-Saint-Denis (la ministre a été accusée le week-end dernier par le député-maire du Raincy de "parachuter" ses amis en position éligible), protestations face à la place accordée aux alliés du parti majoritaire dans plusieurs régions… Et pas moyen, cette fois, d'accuser un Jean-François Copé de jouer perso ou un Dominique de Villepin de s'adonner à la manipulation. Vu le tour que prennent les choses, on pencherait plutôt pour la thèse de l'arroseur arrosé, voire celle du pompier pyromane. Car là où ça craque, c'est souvent aussi là où Nicolas Sarkozy a mis la main à la pâte.
Cette exaspérante ouverture
L'entrée au gouvernement de membres de l'opposition, à commencer par Bernard Kouchner, et de figures associatives estampillées à gauche (Fadela Amara, Martin Hirsch…), ainsi que les missions confiées à des ténors du PS (Jack Lang, Michel Rocard…) avait déjà fin grincer des dents au sein de l'UMP, où l'on n'a pas toujours apprécié que Nicolas Sarkozy privilégie des ennemis. Des critiques auxquelles le chef de l'Etat a opposé une fin de non recevoir, trop sûr de sa stratégie de débauchage qui n'a évidemment pas arrangé les affaires du PS.
A quelques semaines des régionales, la sacro sainte ouverture est de nouveau sujet d'exaspération dans les rangs de l'UMP. Mais cette fois, ce sont les places éligibles accordées aux formations alliées du parti présidentiel (Nouveau Centre, Gauche moderne de Jean-Marie Bockel, villiéristes…), qui sont la cible du mécontentement.
En témoigne la colère du député-maire de Phalempin (Nord), patron de la fédération UMP, Thierry Lazaro, dont Le Nouvel Observateur rapporte les propos si peu tendres, dans son édition du 4 février, à l'égard de la stratégie UMP : l'UMP préfère "la copinocratie à la méritocratie. Je n'ai jamais vu une campagne interne aussi foireuse", a lâché Thierry Lazaro, démissionnaire de sa deuxième place sur la liste conduite par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie (Nouveau Centre), Valérie Létard. Et de prévenir que si les résultats ne sont pas au rendez-vous à l'issue du scrutin, il n'hésitera pas à demander "une explication de texte".
Projets de lois et autres initiatives décriés
Nicolas Sarkozy a mouillé la chemise pour faire leur publicité ? Eh bien tant pis pour lui. Certains UMP n'ont pas hésité à crier haro sur la place publique contre plusieurs projets de loi pourtant chers au président.
La tribune, publiée en novembre, par Jean-Pierre Raffarin et 23 autres sénateurs contre la réforme de la taxe professionnelle n'a pas été au goût de Nicolas Sarkozy, qui l'a fait savoir à l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac. En vain. Le même jour, le président du Sénat Gérard Larcher prévenait que la Haute assemblée ne voterait pas la réforme de la taxe professionnelle "en l'état", soulignant que le gouvernement ne pouvait pas la conduire "n'importe comment".
Au même moment, une fronde s'organisait contre un autre projet phare du chef de l'Etat, le grand emprunt. Henri Guaino avait fait des petits : 63 députés de la majorité publiaient à leur tour, avec sa bénédiction, une tribune en faveur d'un montant élevé pour le grand emprunt. Nouvelle colère à l'Elysée, qui n'en démordra cependant pas : l'emprunt sera de 35 milliards d'euros et non pas 100, point barre. Mais le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy était un mois plus tard à l'initiative d'une autre offensive, en soutenant la pétition d'intellectuels parue dans Le Journal du dimanche en faveur du maintien de l'histoire en terminale S... Ce qui a donné lieu à une petite passe d'armes à l'Elysée.
Fin décembre, le coup partait cette fois du Conseil constitutionnel, qui retoquait la taxe carbone (après avoir fait de même six mois plus tôt avec la loi Hadopi). Là, la colère a laissé la place à la rage, et c'est sur un UMP que Nicolas Sarkozy a dirigé le tir : Jean-Louis Debré, le très chiraquien président du Conseil constitutionnel.
Enfin, le lancement du débat sur l'identité nationale a compté bon nombre de détracteurs au sein de l'UMP : des Jean-Pierre Raffarin (encore lui), Alain Juppé ou encore Yazid Sabeg n'ont pas lésiné dans leurs critiques.
Autant de couacs qui incitent à penser que c'est bien la méthode de gouvernance - le "c'est moi qui dirige, qu'importe ce que vous pensez" - du locataire de l'Elysée qui est à revoir.
Comment se tirer une balle dans le pied
Nicolas Sarkozy paraît aussi expert dans l'art de se tirer une balle dans le pied.
Il pourra toujours s'énerver contre les sorties controversées de Rama Yade, dont la dernière (son opposition à la suppression d'exonérations fiscales pour les sportifs, votée à l'Assemblée avec l'aval de sa ministre de tutelle Roselyne Bachelot) a valu à cette dernière une volée de bois vert, il va avoir du mal en s'en débarrasser, vu sa popularité. Mais c'est bien lui qui l'a voulue au gouvernement pour donner l'image d'un président promouvant la "diversité"...
Les deux récentes querelles entre Michèle Alliot-Marie et Brice Hortefeux (sur la violence dans les stades et les sanctions des agressions contre des personnes âgées) n'ont apparemment rien à voir avec Nicolas Sarkozy. Sauf que, d'une part, leur prise de bec concerne des textes dont il est l'instigateur, et, d'autre part, il n'a pas fait preuve d'un grand tact pour essayer de réconcilier ces deux-là, qui ne s'aiment pas franchement. Ne serait-ce qu'en délogeant, lors du remaniement ministériel de juin dernier, du ministère de l'Intérieur la chiraquienne MAM contre son gré, pour y mettre le fidèle sarkozyste Hortefeux. Certes, Michèle Alliot-Marie a eu un beau lot de consolation avec la Justice doublée du grade de ministre d'Etat.
Le cas Dominique de Villepin est le plus parlant. La hargne dont a fait preuve le chef de l'Etat à son égard dans le procès Clearstream aura contribué à faire de l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac l'un de ses meilleurs opposants au sein de l'UMP. Selon le dernier sondage en date, Dominique de Villepin pourrait ainsi récolter 10% des voix s'il se présentait à la présidentielle de 2012.
Autre exemple : certes, Henri Guaino a tendance à prendre pas mal de libertés en s'exprimant publiquement à tort et à travers, mais c'est bien Nicolas Sarkozy qui a donné des pouvoirs surdimensionnés à ses conseillers. Résultat, l'ambiance n'est plus seulement extrêmement tendue à l'UMP mais également dans l'enceinte même de l'Elysée.
Diviser... pour mal régner ?
Un responsable de la majorité confiait au Nouvel Observateur en décembre que "le problème est que Sarkozy passe son temps à favoriser les antagonismes"... A ses propres dépens. A l'orée des élections régionales, l'Union pour la majorité présidentielle est en pleine désunion. Le chef de l'Etat se retrouve, sur son flanc droit, à devoir faire, comme le soulignait Le Nouvel Obs dans un article du 21 janvier, avec ses fidèles, les partisans de François Fillon, ceux qui n'ont pas lâché Dominique de Villepin, les soutiens de Jean-François Copé et ceux qui jurent toujours en Jacques Chirac. En matière de divisions, entre le PS et l'UMP, c'est un peu à qui rira bien rira le dernier...
12:30 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozysocialiste, sarkozy
IRAN
09:16 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozysocialiste, sarkozy
Dans l'Essonne, Dray (PS) promet de «créer le buzz»
La tête de liste socialiste pour les régionales en Essonne, va filmer sa campagne et la diffuser, «en direct ou en léger différé», sur son blog et, dans un second temps, sur le site de campagne du chef de file du PS en Ile-de-France, Jean-Paul Huchon. Décidé à «créer le buzz», le candidat a souligné que la campagne essonnienne «n'est pas la campagne de Julien Dray, mais d'abord celle d'une équipe», qu'il juge «jeune, métissée et renouvelée». Celui-ci compte, par ailleurs, mener campagne au volant d'un «bus écologique» qui transportera les candidats à la rencontre des habitants.
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07.02.2010
Cumul emploi-retraite: toi aussi, parraine ton vieux!
La réforme des retraites est donc en pôle position dans l’agenda social 2010 du gouvernement. Nicolas Sarkozy en a fait LE dossier de l’année, avec une vision toute personnelle du remède aux faibles pensions actuelles : cumuler emploi et retraite. Une position qu’il n’a pas manqué d’évoquer lors de l’émission « Paroles aux Français » sur TF1.
Cumuler emploi et retraite est déjà possible aujourd’hui. En témoigne Henri Proglio qui, selon Le Parisien, pourrait bénéficier de sa retraite chez Véolia et, en même temps, de son salaire de président directeur général chez EDF. En toute légalité.
Le cadre légal a en effet été assoupli depuis janvier 2009 pour permettre aux retraités de reprendre une activité. Et ce sans limite de rémunération ! A peine quelques conditions à remplir et le sexagénaire (et plus) peut retrouver le rythme « métro-boulot-dodo » qui le rendait si nostalgique.
La voilà donc la solution pour sauver le système des retraites. Toi aussi participe à l'effort collectif et parraine ton vieux ! Fais lui faire un peu de jardinage ou de bricolage, il sera ravi et tu peux même le commander par internet. Des sites comme bitwiin vous mettent ainsi en relation avec des « super séniors actifs » (euphémisme pour « retraités précaires qui cherchent à boucler leurs fins de mois ») qui vous proposent des services. Des cours de piano par Evelyne aux conseils fiscaux d'Alain, tout est disponible...
Et quel savoir-faire caractérise le mieux nos grands mères ? Le tricot bien entendu ! Goldenhook tire donc sur le fil du retraité-employé et propose ses grands mères tricoteuses. Sur le portail, les photos de 9 mamies. Un clic sur Simone, « fan de son micro-onde triple fonctions » et elle se mettra au travail, au rythme des petits messages qu'il est possible de lui envoyer.
Eh oui, tout s'achète, même les vieux. En libre service en plus...
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Fabius redoute «un triple coup de bambou» après les régionales

Venu à Rouen soutenir le président sortant (PS) de Haute-Normandie, Alain Le Vern, Laurent Fabius, homme fort de la Seine-Maritime, a mis en garde, contre «un triple coup de bambou» que prépare le gouvernement pour l’après-régionales. Offensive, prédit l’ex-Premier ministre socialiste, sur le plan social: «les licenciements aujourd’hui différés, la précarisation de la Fonction publique et la remise en cause des retraites». Fiscal: «la nouvelle taxe carbone et plusieurs prélèvements supplémentaires». Et territorial avec «la suppression des conseillers régionaux et le nouveau mode de scrutin antidémocratique» dans le cadre de la réforme des collectivités.
Un responsable du Parti radical rejoint la liste PS
RHÔNE-ALPES - Coup de théâtre en Haute-Savoie. Le président du parti radical - allié à l’UMP - de la fédération, Gérard Périssin-Fabert, également maire du Grand-Bornant, rejoint la liste (PS) de Jean-Jack Queyranne. Celui qui figurera en sixième position a justifié sa décision par son souci du développement «des territoires de moyenne montagne et des stations».
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Statistiques ethniques : un rapport, deux critiques
Après maints reports, le comité pour la mesure de la diversité et des discriminations (Comedd), chargé de réfléchir sur la question controversée des statistiques ethniques, a remis ce vendredi son rapport (à consulter ici) au commissaire à l’Egalité des chances, Yazid Sabeg.
Le comité, présidé par le démographe François Héran, écarte l'idée d'une nouvelle loi et fait plusieurs propositions. Il préconise notamment de s’en tenir, pour les statistiques publiques courantes, à l’utilisation de données issues de l’état civil, comme le pays de naissance ou la nationalité des parents. Pour autant, il n’écarte pas totalement le recours à des critères ethno-raciaux, comme c’est déjà le cas pour des enquêtes ciblées réalisées par des chercheurs, mais avec un «contrôle accru» de la Commission nationale informatique et libertés (Cnil).
Comment ce rapport est-il reçu ? Les réactions de deux acteurs aux positions contrastées dans ce débat.
«Il faut aller plus loin»
Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires (le Cran), milite de longue date pour des «statistiques de la diversité» (terme que le Cran préfère à celui de statistiques ethniques), pour deux raisons principales: mesurer la diversité permettrait de rendre compte de la discrimination «indirecte», tout au long d'une carrière par exemple ; et, en exprimant un signal fort de l'investissement des pouvoirs publics, «constituerait le meilleur outil contre le repli identitaire».
«Ce rapport clôt une phase scientifique et ouvre une phase politique. Au gouvernement, aux parlementaires de se saisir maintenant de ces propositions et d'aller plus loin.
Un point très positif: le rapport rappelle que les chercheurs ont déjà le droit, dans le cadre d'enquêtes ciblées, de recueillir le «ressenti d'appartenance» des enquêtés, le Conseil constitutionnel l'a confirmé. Réaffirmer cela signifie deux choses. D'abord qu'à cadre législatif constant, on pourrait faire plus. Ensuite que traiter ces données n'est pas incompatible avec les valeurs de la République. Pas plus que ça n’impose une marche forcée vers la mise en place de la discrimination positive.
Néanmoins, il faudrait aller plus loin dans la collecte de ces informations sur le ressenti. Je travaille avec Manuel Valls (PS) et d'autres députés à une proposition de loi en ce sens. Il n'est bien sûr pas question de remettre en cause le contrôle de la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), au contraire. Ces statistiques doivent être anonymes, autodéclarées, facultatives.
En aucun cas il ne s'agit de constituer des fichiers ethniques, mais bien de nous donner un outil de connaissance dont nous avons besoin de manière urgente. Il n'est pas normal que dans notre pays nous n'ayons toujours aucun moyen de savoir si sur ces cinq, dix dernières années les discriminations ont augmenté ou diminué. N'attendons pas de sacrifier une génération pour faire bouger les choses.»
«On devine l'objectif de classement ethno-racial qui est derrière»
Jean-François Amadieu, sociologue à l'université Paris I et président de l'Observatoire des discriminations, laboratoire d'études et de mesures de toutes les formes d'inégalité des chances. Auditionné dans le cadre du rapport, il se positionne clairement contre les statistiques ethniques. Il a d'ailleurs créé avec plusieurs universitaires, au printemps dernier, «le Comité alternatif de réflexion sur les statistiques ethniques et les discriminations».
«Le fait de prendre en compte le pays d'origine et la nationalité des parents est une bonne idée. C'est une proposition assez consensuelle. Même si cet instrument de mesure ne suffit évidemment pas puisqu'il n'est valable que sur deux générations.
Plus inquiétante en revanche est la volonté de distinguer les rapatriés (d'anciennes colonies, ndlr) des immigrés. Sur quels critères ? Qu'est-ce qui les différencie ? Le rapport ne le dit pas... Mais on devine l'objectif de classement ethno-racial qui est derrière.
Autre préconisation complètement aberrante du rapport : vouloir comparer la situation de chaque entreprise en matière de diversité par rapport à son bassin d'emploi.... C'est n'importe quoi, la méthode est grossière et n'apporte rien. Je prend un exemple : pour savoir si un délégué syndical est victime de discrimination, il ne sert à rien de comparer sa situation par rapport au bassin d'emploi ! Il faut regarder son cas (salaire, évolution de carrière) par rapport à celui des salariés de l'entreprise qui sont au même niveau en termes de qualification et d'ancienneté.
De la même manière, demander aux entreprises un rapport annuel sur la diversité ne permet pas de lutter contre les discriminations. On voit la démarche : instaurer des quotas diversité dans les entreprise avec une politique d'objectifs et de sanctions... Ce n'est pas comme ça qu'on luttera contre les discriminations.»
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Et maintenant Tahïti
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Les leçons de l’affaire Proglio
L'affaire Proglio nous a appris qu'il fallait payer les meilleurs chefs d'entreprise au prix fort, au nom de la compétitivité. Curieusement, ce principe ne s'applique pas aux ouvriers : pour eux, la compétitivité fait dégringoler les salaires. Parce qu'on trouve moins cher ailleurs. Dans ce cas trouvons des patrons moins chers ailleurs!

Rappelons que s’il n’avait pas renoncé à son rab de 450 000 euros chez Véolia, le même Proglio eût gagné, en moins de six mois, ce qui correspond aux gains d’un ouvrier qualifié durant toute une vie de travail. Sans compter, évidemment, d’autres sources de revenus.
Or, il est parfaitement exact que, patron d’une entreprise publique, et bien qu’ayant été augmenté de 45 % d’un seul coup d’un seul, Proglio eût été très loin d’être le patron le mieux payé de France. Quelques exemples en vrac : en fin 2008, au plus fort de la crise, et les gains ayant globalement reculé de 20 %, Bernard Arnault (LVMH) avait touché 17 millions d’euros, Arnaud Lagardère, 14 millions, le président de Dassault Système, 8,1 millions d’euros, Henri de Castries (Axa), auteur d’un rapport sur le niveau excessif du SMIC, 7,37 millions d’euros, etc…
On atteignait donc, pour certains, de 440 à 1000 fois le salaire minimum, c’est-à-dire qu’une seule rémunération globale pouvait peser aussi lourd que 1000 emplois. Autrement dit, que 1000 emplois possibles. Pour entasser ce que l’ex-patron de l’Oréal gagnait en un an du temps de la croissance, un salarié médian aurait dû avoir travaillé depuis l’époque des Mérovingiens.
D’où cet argument mouliné sur toutes les radios par plusieurs ministres et porte-paroles de l’UMP : si on veut recruter des grands patrons de qualité, y compris à la tête d’EDF, il faut pouvoir leur offrir des salaires correspondant à ceux des stars du CAC 40 ou, du moins, pas trop inférieurs.
Or, ce n’est évidemment pas ce qui se passe. Tout au contraire, le raisonnement est soudain inversé : le faible niveau des rémunérations des ouvriers chinois nécessite un allègement du coût du travail, donc une pression sur les salaires. Autrement dit, l’impératif de compétitivité exige un alignement, ici à la hausse sur le standing des grands patrons américains et, là, à la baisse en tenant compte de la feuille de paie des travailleurs du Bangladesh.
L’acceptation de cette logique revient, évidemment, à normaliser un creusement abyssal des inégalités.
On dira que c’est la « loi du marché ». D’un côté, il est difficile de trouver un « bon grand patron » ou un bon « trader » sur un marché mondialisé et il faut, en conséquence, pour les attirer ou les retenir (le patriotisme n’étant pas une valeur néolibérale), les intéresser financièrement, sans quoi ils iront se faire voir – et engager - ailleurs.
De l’autre, la désindustrialisation et les délocalisations aidant, il y a beaucoup plus de demandeurs d’emploi que d’offres de travail, ce qui incite à proposer moins pour employer plus. Ou employer autant.
Mais, même si on admet cette implacable logique de jungle, une question se pose : un certain nombre de professions, par exemple le bâtiment, la restauration, l’hôtellerie, ont des difficultés pour trouver du personnel - rémunération insuffisante, conditions de travail difficiles. Pourquoi, dans ce cas, n’applique-t-on pas le raisonnement qui vaut pour les grands patrons ou les traders ? C’est-à-dire, pourquoi ne propose-t-on pas des rémunérations, des intéressements et des conditions de travail qui attirent et retiennent les candidats, en particulier nationaux ?
Bizarrement, le raisonnement précédent, tout à coup, ne tient plus. La loi du marché n’est plus invoquée. On préfère attirer de la main-d’œuvre immigrée à bas prix.
Mais alors une autre question : pourquoi ne procède-t-on pas de la même façon quand il s’agit de recruter des traders ou des chefs de grande entreprise ? En Chine et en Inde, par exemple, il y en a d’excellents.
Faut-il ajouter que bénéficier d’un revenu annuel de 8 millions d’euros permet de générer, puis de placer, une épargne qui, au bout de 20 ans, peut produire elle-même de 3 à 10 millions d’euros de plus-value annuelle?
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06.02.2010
Recherche chômeurs disparus… des statistiques
Le blogueur Jean-François Couvrat démonte le mythe de la baisse du chômage. Les chômeurs n'ont pas retrouvé d'emploi, ils ont simplement disparu des chiffres...
C’est bien simple. Entre janvier et septembre 2009, selon le ministère du Travail, la crise économique a provoqué la destruction de 346.400 emplois, soit près de 38.500 par mois. Or, toujours selon le ministère du Travail, le nombre des chômeurs sortis de Pôle Emploi n’a cessé de grossir, passant de 411.500 en janvier à 485.900 en septembre.
Le flux des sorties a d’ailleurs encore augmenté depuis, atteignant 503.400 en décembre. Mais on ne pourra comparer son intensité au nombre des emplois créés – ou détruits – que dans quelques semaines, lorsque seront publiées les statistiques trimestrielles de l’emploi à la fin décembre 2009.
Où sont donc allés ces 503.400 chômeurs lorsqu’ils ont quitté le Pôle Emploi en décembre ?
Quelque 109.000 d’entre eux seulement ont retrouvé un travail et ont été rayés de la liste des chômeurs pour le bon motif. Pas plus de 34.000 ont bénéficié d’un stage. Défalquons les 41.000 qui ont cessé de rechercher un emploi, notamment parce qu’ils en ont été dispensés ou parce qu’ils furent malades. Otons encore les 42.000 « radiations administratives » et les 57.000 « autres cas ».
Reste le gros morceau : les 196.000 « cessations d’inscription pour défaut d’actualisation ». Leur nombre a dépassé 190.000 sept mois sur douze en 2009 et c’est un record décennal. Il s’agit de demandeurs d’emploi qui n’ont « pas actualisé leur déclaration de situation mensuelle », indique le ministère du Travail. Cela ne veut évidemment pas dire qu’ils ont retrouvé un emploi. Le seule engorgement du site Internet de Pôle Emploi peut en inciter plus d’un à reporter cette actualisation.
Ce n’est pas tout. Le 10 juin, Christian Charpy, directeur général de Pôle emploi, faisait part de ses
projets immédiats dans une interview au journal Le Monde. « J’entends, disait-il, que l’ensemble des ateliers, des activités de bilan et d’évaluation, jusqu’ici réalisés par Pôle emploi, soient confiés à des prestataires externes. »
Outre cette sorte de privatisation, il s’apprêtait, ajoutait-il, à lancer « des appels d’offres régionaux pour sélectionner les organismes qui formeront quelque 100 000 chômeurs cette année ». Or comme on le sait, un chômeur en formation n’apparaît plus dans les statistiques du chômage.
Nicolas Sarkozy étonna son auditoire, l’autre soir sur TF1, en annonçant avec aplomb une baisse du chômage « dans les prochaine semaines, les prochains mois ». Ce qui serait étonnant, c’est qu’il en aille autrement.
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Réforme territoriale : des Sages sous "pression" ?
C'est ce que croit le groupe PS à l'Assemblée nationale qui accuse le gouvernement d'exercer "une pression inadmissible sur le Conseil constitutionnel".

Le groupe PS à l'Assemblée nationale accuse le gouvernement d'exercer "une pression inadmissible sur le Conseil constitutionnel" (Reuters)
"En s'apprêtant à publier un décret de convocation des électeurs pour les élections régionales prochaines, avant même la promulgation du projet de loi organisant la concomitance des renouvellements des Conseils régionaux et des Conseils généraux en 2014, le gouvernement (...) met en place une pression inadmissible sur le Conseil constitutionnel", écrit dans un communiqué le porte-parole du groupe PS à l'Assemblée, Bruno Le Roux.
Comme il le fait souvent, le PS a saisi le Conseil constitutionnel contre le projet de loi "concomitance des mandats".
"Publier le décret de convocation des électeurs avant même la décision du Conseil constitutionnel, et donc avant la promulgation de la loi, doit susciter, outre l'étonnement en droit, des interrogations sur la pression qui est ainsi portée sur le Conseil constitutionnel", selon Bruno Le Roux.
18:15 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozysocialiste, sarkozy
Sarkozy toujours à la baisse dans un sondage CSA
La cote de confiance de Nicolas Sarkozy chute d'un point en un mois à 40% et celle du Premier ministre François Fillon en gagne un à 43%, dans un sondage CSA pour l'édition de samedi du Parisien.
Selon cette enquête, le pourcentage de mécontents de l'action du chef de l'Etat est en hausse de quatre points, à 56%, tandis que 4% des personnes interrogées ne se prononcent pas.
François Fillon, lui, voit le nombre des mécontents augmenter d'un point, à 51%.
Dans un sondage TNS Sofres Logica, publié le 3 février, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy atteignait son plus bas niveau depuis le début de son mandat en 2007 avec 31% de satisfaits.
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Haïti
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A quoi servent les conseils régionaux ?
Les régions n'ont accédé au statut de collectivité qu'en 1982. Depuis, elles se sont vues progressivement transférer par l'Etat diverses compétences (qui absorbent quelque 75 % de leurs dépenses, estime l'Association des régions de France), mais dont elles n'ont pas toujours l'exclusivité. Les régions bénéficient aussi de possibilités d'expérimentations et d'une capacité d'initiative, en vertu de la clause de compétence générale. Presque toutes dirigées par la gauche depuis 2004, elles ont voulu pallier le "désengagement" de l'Etat et ont mené des projets innovants, recensés dans un Livre blanc. S'il est ainsi difficile de lister toutes leurs activités, voici celles qui mobilisent l'essentiel de leurs budgets, comme le montre notre infographie Que financent les régions ? :
Enseignement (24 % des budgets). Les régions sont chargées depuis 1983 de la construction, de l'entretien et de l'équipement des lycées. En vertu de la loi de 2004, dite "Acte II de la décentralisation", ce sont aussi les régions qui rémunèrent leurs personnels non-enseignants (TOS). Par ailleurs, bien que cela ne soit pas obligatoire, nombre de régions financent par exemple les manuels scolaires des lycéens, et s'impliquent dans l'enseignement supérieur, par le cofinancement des bâtiments et des aides aux étudiants...
TER et autres transports (23 % des budgets). Depuis 2002, les régions sont l'autorité organisatrice du Transport express régional. Concrètement, elles ont amélioré les dessertes ferroviaires, rénové le matériel roulant et les gares. Elles élaborent aussi un schéma régional des transports. Par ailleurs, hors du cadre de leurs attributions, elles investissent pour créer des lignes TGV.
Formation professionnelle et apprentissage (19 % des budgets). Depuis la loi de 2004, les régions sont chargées de la définition de la politique dans ce domaine, et non plus seulement de sa mise en œuvre. Il s'agit notamment de financer les CFA et la formation continue des adultes, ainsi que la formation initiale des travailleurs sociaux.
Développement économique (7,8 % des budgets). Les régions se sont vu confier par l'Etat l'attribution de nombreuses aides aux entreprises, et peuvent participer au capital de certaines. Depuis la loi de 2004, les conseil régionaux "coordonnent'" la politique de développement économique des collectivités territoriales, sans toutefois avoir obtenu le rôle de "chefs de file" escompté.
Aménagement du territoire et environnement (7,4 % des budgets). Les régions élaborent le schéma régional d'aménagement et de développement du territoire (SRADT). Elles signent les contrats de projets Etat-régions, qui fixent essentiellement les grands chantiers que les deux parties s'engagent à cofinancer sur sept ans. Elles interviennent dans la politique de la ville et du logement, et gèrent les parcs régionaux, notamment. C'est dans ce cadre qu'elles financent par exemple les énergies alternatives.
En matière culturelle, les régions sont chargées de gérer les musées régionaux, mais mènent aussi des politiques volontaristes, tout comme dans le domaine du logement, de la santé, des nouvelles technologies...
Ce que prévoit la réforme des collectivités territoriales : un de ses projets de loi, dont l'examen devrait s'achever après les élections régionales de mars, propose une concertation de douze mois pour clarifier les compétences des collectivités, en fixant plus de compétences exclusives pour chacune d'elles, tout en leur reconnaissant une capacité d'initiative.
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05.02.2010
Chômeurs en fin de droit = citoyens sans droits
600 000 chômeurs en fin de droit risquent de se retrouver sans revenus. Invité à l'émission « ça vous regarde » sur LCP, le blogueur Slovar nous fait partager son expérience de chômeur de longue durée...
C’est la sensation que j’ai eu hier soir en participant à l’émission « ça vous regarde » sur LCP : « Chômage : un million de laissés-pour-compte ? »
En effet : Amaury Eloy de Croissance Plus et Jean-Michel Fourgous de l’UMP ont été clairs : Le gouvernement ne peut pas augmenter les déficits et le patronat considère que l’indemnisation des ces fins de droits ne relève par leurs compétence !
La patate « humaine » chaude continue donc de s’échanger alors que 600 000 Français vont se retrouver sans revenu ni protection !
Je m’étais porté volontaire pour participer à cette émission tout d’abord parce que je suis au chômage depuis presque un an sans aucun contact sérieux pour un emploi à temps complet ou partiel. Et parce que LCP nous avait annoncé la présence de Laurent Wauquiez, le Secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi, auprès de la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi et probablement celle de Geoffroy Roux de Bezieux qui vient d’assumer la présidence de l’UNEDIC (remplacé par Gaby Bonand de la CFDT)
Quel ne fut pas mon étonnement d’apprendre tout d’abord que Laurent Wauquiez qui avait donné son accord pour participer à l’émission avait annulé sa participation. Au lieu de venir discuter avec les citoyens que nous sommes, il était à :« Saint Mandé dans le Val-de-Marne, pour célébrer les 10 ans de la mission locale ». - Source Edubourse
Quant à monsieur Roux de Bezieux, il était remplacé par un membre de Croissance Plus, mouvement patronal dont il est le un des fondateurs et Président.
En ce qui concerne monsieur Wauquiez, il a probablement du se dire, en lisant la présentation de l’émission que celle-ci risquait de lui réserver des surprises :
« La catastrophe est annoncée. Avant fin 2010, en France, c’est un million de demandeurs d’emploi qui se trouveront en situation de fin de droits. 60 % d’entre eux ne bénéficieront plus d’aucune indemnité. Seuls 38 % devraient être éligibles aux minima sociaux, comme le RSA ou l’Allocation spécifique de solidarité (environ équivalente à 460 euros par mois).
Et, pourtant, le chef de l’état annonçait lundi dernier, devant la France entière, la baisse du chômage à venir. Le lendemain à la radio, Monsieur Wauquiez, secrétaire d’état chargé de l’emploi, renchérissait en ces termes: « la tendance a été bonne en décembre 2009 ». Il s’appuie en effet sur la baisse du nombre de chômeurs en catégorie A de 18 000 personnes en décembre.
Entre effet d’annonce et guerre des chiffres, le gouvernement s’enlise. Nicolas Sarkozy évoque sans crainte une relative baisse du chômage, certainement parce que les personnes en fin de droit ne seront donc plus comptabilisées dans les chiffres du chômage. Il n’empêche que le problème reste entier. Quelles solutions le gouvernement peut-il proposer à tous ces Français qui ne bénéficieront plus d’aucune aide ? Qui pourra alors les subventionner ? Le patronat ? L’Etat ? L’affluence de personnes à la recherche d’emploi ne va-t-elle pas contraindre les Français à accepter des emplois pour lesquels ils ne sont absolument pas qualifiés ? Et plus globalement, comment favoriser l’emploi en France ? »
En ce qui concerne monsieur Roux de Bezieux, il est dommage qu’il n’ait pas été présent, car quelqu’un qui explique n’avoir : « Aucun sénior chez Virgin Mobile » l’entreprise qu’il dirige actuellement :
Invité vendredi 23 mai, Geoffroy Roux de Bézieux, président de l’Unedic et PDG de Virgin Mobile France, est revenu sur l’emploi des séniors au lendemain des manifestations contre l’allongement de la durée de cotisation : « Je vais vous le dire très directement, il y a zéro personne de plus de 55 ans chez Virgin Mobile. Ce n’est pas du tout du racisme antivieux, c’est que je ne peux pas recruter des gens de plus de 50 ans dans un métier qui a 10 ans comme la téléphonie, car ils ont travaillé dans des métiers qui étaient les métiers qui recrutaient à leur époque ».
« Dans les métiers qui recrutent, les métiers des nouvelles technologies, on en ne trouve pas de gens âgés qui soient formés. D’où le risque de quotas de séniors. On pourrait me dire qu’il faut les former. C’est vrai qu’il est plus facile pour un chef d’entreprise de prendre des gens déjà formés, qui connaissent le marché et le métier ». - Source RMC
Les invités de l’émission étaient donc
Thierry Bailly de l’APEIS (association pour l’emploi l’information et la solidarité des chômeurs et travailleurs précaires)
Amaury Eloy : Vice Président de Croissance Plus
Jean-Michel Fourgous : député UMP très libéral de la 11ecirconscription des Yvelines et maire d’Élancourt (Yvelines)
Gaëtan Gorce député PS de la deuxième circonscription de la Nièvre
Dans la mesure où la vidéo n’est pas encore disponible sur le site de l’émission, je suis obligé de vous apprendre que, si nous pouvions avoir encore quelques illusions, Amaury Eloy et Jean-Michel Fourgous ont été clairs : Le gouvernement ne peut pas augmenter les déficits et le patronat considère que l’indemnisation des ces fins de droits ne relève pas de sa compétence !
En conclusion : ceux qui ne pourront pas obtenir le RSA ou l’ASS sont des sortes de « sous hommes » (chers à Georges FRECHE) qui disparaissant de toutes statistiques, disparaîtront également des préoccupations économique ou sociale !
Notre ressenti d’hier soir est confirmé ce matin par le journal Les Echos qui écrit :
« « On ne laissera personne abandonné, mais la solution n’est pas dans la multiplication des aides de toutes sortes », avait déclaré la semaine dernière le chef de l’Etat concernant le million de chômeurs en fin de droits qu’escompte Pôle emploi cette année. La conciliation de ces deux exigences risque d’être difficile, si l’on se réfère aux estimations transmises hier par le service public de l’emploi aux partenaires sociaux et que « Les Echos » se sont procurés.
Le service statistique de Pôle emploi, qui estime à 9 % le nombre de chômeurs en fin de droits « créés » à la suite du nouveau droit à indemnisation dès 4 mois de cotisations, a évalué le devenir des demandeurs qui épuiseront leurs droits à allocation-chômage cette année (dans les six mois suivant leur fin de droits) en extrapolant le passé.
Selon ces travaux, près de 170.000 d’entre eux deviendraient bénéficiaires de l’Allocation de solidarité spécifique (ASS), financée par l’Etat, et 220.000 deviendraient bénéficiaires du « RSA socle » (l’ex-RMI), financé par les départements. Environ 10.000 partiraient en retraite. Par ailleurs, 190.000 retrouveraient un emploi (dont 100.000 reviendraient à Pôle emploi après un CDD ou contrat d’intérim). « A ce stade, il y aurait environ 400.000 demandeurs d’emploi pour lesquels il n’est pas possible d’envisager le devenir par l’extrapolation des données actuelles », note Pôle emploi.
En clair, ils n’auraient droit à rien soit parce qu’ils ont moins de 25 ans (pas de droit au RSA), soit parce que leur conjoint perçoit des revenus. Cela va donner matière à discussion aux partenaires sociaux, qui se penchent sur la question des chômeurs en fin de droits, vendredi. »
Alors, probablement va t-on nous expliquer en haut lieu qu’on : « ne fait pas d’omelette sans casser d’oeufs » ou que dans chaque guerre : « il y a des victimes collatérales » ... et oui, c’est ça aussi la refondation du capitalisme !
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Mort du juge d’instruction, maladie de la Justice ?
France2 diffuse ce soir un documentaire sur la suppression du poste de juge d’instruction prônée par Nicolas Sarkozy. Politiques, juges, avocats font part de leurs craintes face à la caméra de Jacques Cotta et Pascal Martin.
Dans leur documentaire « La mort du juge d’instruction : pour quelle justice ? » diffusé hier soir(1) sur France2, Jacques Cotta et Pascal Martin reviennent sur la polémique. Tourné l’année dernière, le film part des Etats généraux de la justice pénale, ouverts en mars 2009, un grand forum de discussion qui réunissait tous les acteurs du système judiciaire : avocats, juges, procureurs…
Une justice reprise en main ?
Deuxième critique : l’autoritarisme de la réforme. Le documentaire souligne pourtant qu’à gauche comme à droite, on s’accordait sur l’idée de renforcer le rôle du juge d’instruction avec notamment la collégialité.
Une réforme suite voulue suite à la commission d’enquête sur l’affaire d’Outreau. André Vallini, député PS, président de ladite commission, s’insurge: « On ne peut pas dire qu’on renforce les droits du Parlement et balayer les travaux de la commission d’enquête ».
Nicolas Sarkozy avait d'ailleurs annoncé cette mesure en janvier 2009 avant même que la Commission Léger, qui était censée proposer des pistes pour la réforme pénale ne se prononce.
Une question démocratique
Le documentaire dresse finalement un état des lieux assez édifiant de la politique pénale actuelle et des effets pervers de la répression-à-tout-va. Et il se finit sur une interrogation : « si le principe d’égalité devant la loi devait être bafoué, si au nom de la sécurité, les libertés devaient être amputées (…) c’est le fonctionnement démocratique de notre société qui s’en trouverait menacé. »
(1) « La mort du juge d’instruction : pour quelle justice ? » par Jacques Cotta et Pascal Martin, diffusé le 4 février sur France 2 à 22h50
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Benoît Hamon doute que les pro-Frêche aillent en justice contre le PS
Le porte-parole pense que Didier Codorniou, allié de Georges Frêche en Languedoc-Roussillon, ne déposera pas de recours contre le PS, car "il perdrait".

Benoît Hamon (AFP)
"Je le connais Didier, c'est un excellent maire et un socialiste éminent (...) je l'appellerai comme beaucoup d'autres aujourd'hui pour lui dire que dans cette affaire, il vaut mieux éviter de se jeter des oukases", a déclaré Benoît Hamon sur Canal+.
"Moi j'ai confiance, je pense qu'ils ne prendront pas cette décision parce qu'elle n'est pas justifiée" et "parce qu'ils perdraient", a-t-il dit.
Didier Codorniou avait annoncé mercredi qu'il allait déposer un référé "dans les prochains jours" auprès du Tribunal de grande instance de Paris, prenant appui sur les statuts du PS, estimant que les
statuts ont été "violés".
Agir "par la conviction" plutôt que "par le bâton"
Le Bureau national a investi officiellement mardi une liste en Languedoc-Roussillon conduite par Hélène Mandroux, maire PS de Montpellier, concurrencant celle se réclamant de Georges Frêche.
Interrogé sur une éventuelle exclusion des candidats PS qui voudraient rester sur les listes Frêche, Benoît Hamon a répondu : "il y a des règles, tout le monde les connaît. Il y a une liste socialiste, il n'y en a qu'une seule".
"En même temps, il n'est pas question pour nous aujourd'hui de brandir une quelconque menace", a-t-il ajouté jugeant préférable d'agir "par la conviction" plutôt que "par le bâton".
"Il y a un calendrier, c'est le moment où les listes sont déposées en préfecture", ce qui laisse "une grosse semaine" pour régler cette affaire, a déclaré le porte-parole du PS.
La date de dépôt des listes pour le scrutin des 14 et 21 mars est fixée du lundi 8 février à 9h au lundi 15 février à midi.
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Sécurité des personnes âgées
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« La garde à vue ? Une politique du chiffre. » Parole de flic
Délits routiers « oubliés » dans les statistiques, paperasse envahissante, politique du résultat : des policiers analysent la récente polémique autour des chiffres de la garde à vue.
« Le nombre de gardes à vue augmente d'année en année. Tout cela se justifie principalement par une politique du chiffre, par une culture du résultat », explique Pierre Marco, commandant de police affilié à l'Unsa, avant de reprendre :
« Le problème, c'est que la garde à vue, c'est un bon moyen pour juger de l'activité d'un service de police. Le chiffre, on peut le faire en mettant des contraventions, en faisant des contrôles d'étrangers en situation irrégulière, et bien sûr en mettant en garde à vue. »
Depuis 2002 et l'apparition de la politique du résultat, le nombre de gardes à vue a augmenté de 67 %. L'an passé, Patrick Klugman, vice-président de SOS Racisme, conseiller de Paris et avocat, citait, dans Le Livre noir de la garde à vue, le chiffre d'1% de la population placée en garde à vue en 2008. Aujourd'hui, un jeune adulte sur deux risque, au moins une fois dans sa vie, de faire l'objet d'une retenue dans un local de police ou de gendarmerie.
Un petit oubli de 300.000 gardes à vue
Principale cause de cette explosion, les délits routiers. C'est un livre de Matthieu Aron qui a mis le feu aux poudres la semaine dernière révélant l'oubli de 300.000 gardes à vue.
Réponse politique immédiate : dès le jour de la sortie du livre, Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, vient apporter ses corrections.
Selon lui, le chiffre des gardes à vue serait en effet de 800.000, et non de 600.000 comme l'annonçaient les chiffres officiels publiés le 14 janvier dernier.
« Il y a deux comptabilités distinctes », estime Gachet : l'outil statistique ne tiendrait pas compte de 200.000 gardes à vue pour des délits routiers, ni de celles pratiqués outre-mer. Reste que sur le terrain, au-delà des finesses de comptabilité, on est tenu de faire avec ces gardes à vue supplémentaires.
Patrick Ribeiro, du syndicat Synergie, deuxième syndicat de policiers en France explique :
« Les 200.000 gardes à vue pour des délits routiers, c'est essentiellement des conduites en état d'ivresse - avant ça n'existait pas.
Mais petit à petit, les magistrats ont décidé que le dégrisement était une zone de non-droit - sans avocat, sans médecin -alors qu'en général le dégrisement c'est juste un endroit où on vous laisse dormir quand vous êtes bourré-, pour parler vulgairement.
Certains magistrats ont décidé d'encadrer cette période, en lui donnant tous les droits de la garde à vue. Car paradoxalement, la garde à vue est le seul espace créateur de droit ».
Un espace créateur de droits, et de devoirs aussi. L'augmentation des gardes à vue a créé un surplus de travail considérable chez les officiers de police judiciaire.
« La garde à vue, c'est une cascade de travail »
Pascal Nizan, responsable du syndicat Alliance 75 à Paris note :
« L'augmentation du chiffre passe par l'augmentation des gardes à vue, mais c'est à chaque fois une énorme contrainte pour l'officier de police judiciaire. La garde à vue, c'est une cascade de travail qui fait que tout est engorgé : ça va très vite, et l'officier de police judiciaire se retrouve vite dans l'impasse »
Patrick Ribeiro :
« Ce qu'il faudrait, c'est une procédure allégée qui permette de pouvoir entendre des gens pendant cinq ou six heures sans les mettre en garde à vue, presque sans paperasse. Le problème, ce n'est pas les droits, c'est la multiplication des demandes : demande de médecin, demande d'avocat, ça prend plusieurs pages à chaque fois.
Et si l'on n'arrive pas à joindre l'avocat, on doit l'écrire, écrire aussi qu'on a essayé d'en joindre un autre. C'est très long, très fastidieux, très compliqué. »
Cette demande de simplification de la procédure de garde à vue de la part des officiers de police judiciaire intervient au moment même où, en pleine discussion sur les réformes de la procédure pénale, la France se retrouve une nouvelle fois dans le collimateur de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), pour ne pas autoriser la présence d'un avocat notamment lors des interrogatoires de police.
Une question qu'aura à démêler le rapport Léger, attendu au printemps, qui pourrait renforcer la présence de l'avocat dans certains cas tout en allégeant et simplifiant la procédure de garde à vue dans d'autres.
« La garde à vue nécessaire pour les vraies histoires de criminalité »
Les officiers de police actuellement consultés dans le cadre du rapport tiennent à rester vigilants, comme le précise Patrick Ribeiro.
« Il ne faut pas mélanger les genres. Là où la garde à vue est nécessaire, c'est pour les vraies histoires de criminalité. C'est impératif. Il faut alléger certaines procédures, mais si on doit arriver à ce que les vrais méchants soient gardés à vue, avec des droits renforcés, pourquoi pas.
Ce sont ces gardes à vue auxquelles il faut accorder la place : celles qui se font pour proxénétisme, pour viol en réunion, braquage, trafic de stupéfiants, etc. Dans ces cas précis, il ne faut pas que les gens puissent communiquer avec l'extérieur, jusqu'à ce que l'étau se resserre et qu'on finisse par amener les preuves devant la justice. »
Dimanche 31 janvier, Michèle Alliot-Marie, garde des Sceaux, a estimé dans une interview sur Europe 1 qu'il y avait « trop » de gardes à vue, estimant que cette mesure était souvent « utilisée pour des raisons qui n'ont pas grand-chose à voir avec la finalité de la garde à vue ».
Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, a, de son côté, commandé une enquête auprès d'Alain Bauer, président de l'Observatoire national de la délinquance, lui demandant de fournir une analyse très précise des « gardes à vue » intervenant à la suite de délits routiers.
07:30 Publié dans lu sur Rue89 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozysocialiste, sarkozy
04.02.2010
Bussereau
La comparaison a «consterné» SOS Racisme. Chef de file de l’UMP dans la région Poitou-Charentes, Dominique Bussereau a qualifié les candidats du Modem qui figurent sur la liste de son adversaire socialiste, Ségolène Royal, de «harkis». Ce jeudi, le secrétaire d’Etat aux Transports a présenté ses excuses et admis avoir «utilisé à tort le mot "harkis"».
La présidente sortante du conseil régional, qui a accordé, sur sa liste, 5 places éligibles à des centristes derrière Alexis Blanc, ne parvient-elle pas à rassembler ? «Oui, enfin, elle rassemble des harkis, hein, si vous me permettez l’expression, des gens qui vont un peu dans cette affaire parce qu’ils n’ont pas d’autres moyens d’être élus», rétorque Bussereau, interrogé sur Europe 1.
envoyé par Europe1fr
«Il perd un peu les pédales, là»
Sur BFM-TV, Ségolène Royal a jugé «choquants» les propos de son adversaire: «Qu’est-ce que ça veut dire ce vocabulaire violent et dégradant?« La socialiste a suggéré à Bussereau d’écouter François Fillon qui - à la suite du dérapage de Georges Frêche sur «la tronche pas catholique» de Laurent Fabius - «a dit qu’il y a des mots qui ne font pas partie du débat républicain». «Il perd un peu les pédales, là, il faut qu’il se ressaisisse, M. Bussereau», commente-t-elle, souhaitant «qu’on sorte des invectives et des insultes».
Des propos «sur une population prise dans les tourments de l’histoire coloniale», jugés «inadmissibles» par SOS Racisme. Dans un communiqué, l’association ajoute: «Dans le climat délétère actuel ou les dérapages se multiplient, nous demandons aux responsables des partis politiques républicains de prendre leurs responsabilités et de ne pas tolérer en leur sein l’expression des paroles stigmatisantes qui fracturent le vivre-ensemble et enclenchent des logiques de repli.»
Liant ce dérapage au débat sur l’identité nationale et tire les enseignements du débat verbal sur l’identité nationale «qui a libéré en France l’expression d’une parole raciste», SOS Racisme conclut en demandant au Premier ministre, François Fillon, d’«ordonner à ses ministres de cesser de tenir des propos stigmatisants à l’endroit de telle ou telle partie de la population».
23:58 Publié dans Vu dans Libé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozysocialiste, sarkozy












