22.03.2007
L'Unsa-police
PARIS (Reuters) - L'Unsa-police relance la polémique sur le maintien de l'ordre dans les banlieues françaises en affirmant que les CRS sont incités à lever le pied dans certains quartiers à risque.
Cette information a été démentie par la direction de la police nationale, alors que Nicolas Sarkozy doit quitter le ministère de l'Intérieur lundi pour se consacrer à sa campagne présidentielle.
Toutefois, le syndicat majoritaire, proche de la gauche, persiste et signe.
Son secrétaire général, Joaquin Masanet, proche de la candidate socialiste Ségolène Royal, a déclaré à plusieurs médias qu'une note du 7 mars de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de l'Essonne demandait qu'aucun contrôle ne soit fait autour des gares SNCF du département.
"On a l'impression qu'on ne veut pas que les CRS interviennent, comme le prévoient les notes et les directives qui avaient été données au départ par le ministère de l'Intérieur", a renchéri sur RTL Marc Gautron, secrétaire national du même syndicat.
"On veut peut-être éviter une propagation de certains événements. Je crois que c'est néfaste à la sécurité", a-t-il ajouté.
Ces consignes de prudence seraient intervenues alors que la tension reste palpable entre jeunes des cités et forces de l'ordre. La semaine dernière, quatre policiers ont été blessés aux Mureaux, dans les Yvelines.
"Une telle affirmation est totalement fausse", a répliqué la direction de la police nationale dans un communiqué, expliquant que certaines consignes correspondaient à une adaptation des forces de l'ordre aux variations de la délinquance.
Selon elle, la cartographie de la délinquance est analysée chaque semaine localement et "des réunions se tiennent pour décider des orientations à donner aux actions de sécurisation et de dissuasion".
"Les variations de délinquance sont systématiquement prises en compte pour répartir les équipes opérationnelles de sécurité publique et de CRS. Il est également tenu compte des opérations ciblées de police judiciaire organisées ou projetées dans certains quartiers", ajoute-t-elle.
Plus largement, l'Unsa-police conteste plusieurs axes de la politique mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy et appelle les policiers à une manifestation régionale le 27 mars au stade Vélodrome à Marseille.
"Ce mouvement de contestation s'inscrit dans l'action revendicative amorcée en 2006 et prolonge les manifestations nationales du 9 novembre dernier organisées en plusieurs points du territoire", explique le syndicat dans un communiqué.
Outre des revendications sur les retraites et les salaires, les policiers réclament des mesures contre la violence dans les banlieues, des effectifs supplémentaires, et s'opposent à la "culture des résultats" voulue par Nicolas Sarkozy.
L'organisation veut également rencontrer les candidats à l'élection présidentielle pour discuter "de leurs programmes pour la police de demain."
"La sécurité appartient au peuple français, on doit pouvoir apporter des réponses aux nombreuses questions soulevées ces derniers mois" notamment sur la police de quartier et l'immigration, explique-t-elle.
21:19 Publié dans 20 Minutes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, 2007, royal, parti socialiste, ps, présidentielle, sarkozy






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