01.07.2009
Smic, TVA, tarifs SNCF... Les changements du 1er juillet
Revalorisations, prestations sociales, tarifs: voici la liste de ce qui change à partir du 1er juillet.
Les salaires:
- Le SMIC :
Pas de coup de pouce comme annoncé, seule la revalorisation réglementaire (le smic est indexé en partie sur l'inflation et sur la hausse du salaire moyen), soit 1,3% cette année.
Le SMIC passe de 8,71 à 8,82 euros bruts de l'heure (6,93 euros nets). Pour un salarié au Smic travaillant 35 heures par semaine, le salaire mensuel passera de 1.321,02 à 1.337,70 euros bruts et atteindra 1.051 euros nets. Environ 3,4 millions de personnes sont payées au Smic.
- Le traitement des fonctionnaires :
Dans la Fonction publique, le point d'indice est revalorisé de 0,5% en juillet. Les trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalières) emploient au total 5,2 millions de fonctionnaires.
Les prestations sociales:
-Allocations chômage:
. Les allocations de près 1,9 million de chômeurs indemnisés par l'assurance chômage vont être revalorisées de 1%.
. Nouveauté, les chômeurs pourront désormais continuer à bénéficier (pendant 9 mois maximum) de la couverture complémentaire santé et prévoyance (décès et invalidité) de leur ex-entreprise, à condition de bénéficier d'une indemnité d'assurance chômage et d'avoir travaillé au moins un mois dans cette entreprise.
Rappel, le RSA remplace le RMI:
. Le revenu de solidarité active (RSA) est entré en vigueur en juin, mais c'est le 6 juillet que seront effectués les premiers versements.
Le RSA remplace le RMI (revenu minimum d'insertion), l'Allocation parent isolé (API) et plusieurs aides forfaitaires comme la prime de retour à l'emploi. (Qui est concerné? Comment en bénéficier? lire ici)
Dans les transports, les prix grimpent
- A la SNCF, les tarifs des trains Intercités, Corail, Téoz et Trains Express Régionaux (TER) augmentent de 3,4% en moyenne. (Voir en détail)
- Pour les franciliens, les tarifs seront relevés de 2% en moyenne : Les forfaits Carte Orange-Navigo augmentent tous de 1,50 euros, quel que soit le nombre de zones.
Le carnet de 10 tickets t+ va être relevé à 11,60 euros, contre 11,40 euros aujourd'hui. Le tarif du ticket t+ vendu à l'unité restant inchangé à 1,60 euro. (Pour en savoir plus)
Au resto, à voir...
On en parle depuis des mois, le taux de TVA baisse dans la restauration, passant de 19,6% à 5,5%.
En contrepartie, les syndicats professionnels se sont engagés à ce que cafés, brasseries et restaurant baissent certains prix... En pratique, quelle réalité? Reportage dans les bars et restos autour de la place de la République à Paris.
Cette mesure devrait aussi se traduire par des créations d'emploi dans le secteur de la restauration. Certains syndicats représentant les employés de l'hôtellerie-restauration, craignent des paroles en l'air... (Voir la vidéo)
Sur la facture de téléphone,
Terminé, le SMS ou le coup de fil surtaxé à l’étranger ? A partir d'aujourd'hui, l’Europe impose de nouveaux plafonds aux opérateurs télécoms trop gourmands.
L'envoi d'un SMS depuis l'étranger coûtera au maximum 11 centimes d'euros hors TVA dans l'UE à compter du 1er juillet, contre 28 centimes en moyenne aujourd'hui. (Lire la suite...)
Dans l’énergie, un sursis
. Le prix du gaz ne va pas baisser malgré la chute des cours du pétrole...
. Quant à l'électricité, une hausse des tarifs est probable, mais elle n'interviendrait qu'en août.
23:50 Publié dans Vu dans Libé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
L'emprunt Sarkozy, une nouvelle escroquerie ruineuse
Fillon a affirmé dimanche à l'issue d'un séminaire gouvernemental que le grand emprunt national ne serait "pas un deuxième plan de relance" mais qu'il permettrait de "dessiner la France de l'après-crise".
Alors que nous sommes un pays très endetté, Nicolas Sarkozy n'a rien trouvé mieux que de proposer un nouvel emprunt. On comprend le scepticisme qu'a provoquée cette proposition, y compris au sein de la majorité : « Il ne faudrait pas que cette initiative serve d'anesthésiant », a estimé Gilles Carrez. Car notre situation financière est en effet catastrophique : 1327 milliards de dette, soit « 20.600 euros par habitant et 47.400 euros par actif ». Un euro sur trois dépensé par l'état est déjà financé par l'Etat ! Quant aux intérêts de cette dette ils dépassent, par Français, deux SMIC mensuels. Alors pourquoi ajouter une dette à une autre ? La raison invoquée, ce serait la « pédagogie » : faire prendre conscience à une France inconsciente de la situation de l'endettement et de la faire participer à l'effort national.
Pédagogie : l'argument est réversible
Mais l'argument est réversible, comme le souligne encore Gilles Carrez, ancien rapporteur général de la commission des finances : «Le fait de donner à croire aux Français que l'on peut emprunter ne risque-t-il pas de laisser penser que la dette est finalement tout à fait normale ? », a-t-il demandé, venant apporter de l'eau au moulin de Philippe Seguin qui, faisant l'exposé de la situation des finances publiques a souligné de son air grognon que, « dès lors qu'il y aura emprunt, cela rendra d'autant plus nécessaire l'effort sur le déficit structurel ».
De Pinay à Balladur-Sarkozy, ces emprunts ont toujours été ruineux
Si encore cet emprunt faisait faire des économies mais toutes les expériences précédentes, de la rente Pinay jusqu'à l'emprunt Balladur-Sarkozy (déjà), en passant par le célèbre et ruineux emprunt Giscard : pour trouver 7,5 milliards de francs on avait déboursé 15 ans plus tard 90 millions de francs ! Car, il va de soi de ceux qui vont prêter auront droit à de petits cadeaux. On leur concédera des taux plus élevés que sur les marchés financiers où la France emprunte chaque jour mais au taux le plus bas, en mettant en concurrence les institutions bancaires. Et qui va souscrire ?
De nouveaux transferts de la classe moyenne vers les riches
Les rentiers, les plus riches à qui on va concéder des conditions très favorables ce qui, de fait va aboutir, à des transferts de le classe moyenne, celle qui paye des impôts, vers les riches qui, protégés par le bouclier et les niches fiscales, n'auront que le beurre et l'argent du beurre. Evidemment toute cette opération comporte divers types d'habillage, de celui déjà évoqué, de la « pédagogie », comme si les riches n'étaient pas conscients du caractère catastrophique de notre endettement (7% du PIB alors que le maximum toléré par l'Union européenne était de 3 %), jusqu'aux investissements, que l'on nous promet de faire, au goût de jour, du côté des écotechnologies, de la voiture du futur, les bio et nanotechnologies, l'agro-alimentaire, l'enseignement et la recheris François Fillon, l'homme qui le premier avait eu le courage, dès 2007, de dire qu'il était à la tête « tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d'un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d'un Etat qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. ", a douché les enthousiastes dépensiers de son gouvernement, en laissant pointer le bout de nez d'une politique de rigueur : les réformes douloureuses vont être accélérées. Le gouvernement va continuer de ne pas remplacer le départ en retraite d'un fonctionnaire sur deux. L'âge du départ à la retraite sera repoussé en 2010, légalement ou de facto. Les Français qui ont peut-être moins besoin de pédagogie ont dans leur large majorité (82 %) assurés qu'ils n'avaient l'intention de souscrire à cet emprunt, 56 % d'entre étant même opposés à son lancement
20:50 Publié dans Vu sur la Toile | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
La crise va-elle s'aggraver à l'automne ?
Le Global Europe Anticipation Bulletin (GEAB), qui avait annoncé la crise, anticipe aujourd'hui son aggravation avec la faillite des Etats-Unis et de l'Angleterre. Laurent Pinsolle, qui résume son analyse, explique pourquoi il doute de cette noire prédiction.
Petit à petit, la sortie de la crise semble se dessiner, même si son impact sur le chômage ne sera pas immédiat. Mais le Global Europe Anticipation Bulletin (GEAB), qui avait vu avant les autres la crise, prévoit son aggravation dans les prochains mois. Info ou intox ?
Les raisons de croire à un aggravation
Et il faut dire que ce rassemblement d’experts doit être écouté avec attention tant on peut constater sur leur site la justesse de certaines de leurs prévisions, de la crise de l’automne dernier à la baisse du dollar par exemple. Leur avis doit être pris en compte. Ils prévoient donc d’ici la fin de l’été une aggravation de la crise, par la convergence de trois phénomènes : la hausse du chômage, qui pèse sur la consommation, une nouvelle vague de faillites bancaires et les déficits publics.
Cet organisme n’hésite pas à évoquer une cessation de paiement des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne d’ici à la fin de l’été 2009, soit dans moins de trois mois ! Leur raisonnement ne manque pas d’intérêt. Ils soulignent que l’impact de la violence de la hausse du chômage sur la consommation est sous-estimé. Pour eux, l’augmentation du nombre de faillites d’entreprises va peser sur les banques et la situation financière de la plupart des pays occidentaux est intenable.
Une prévision trop noire
C’est un débat que nous avons depuis plus de six mois sur ce blog et ailleurs. Même si l’on ne peut pas écarter d’un revers de main la possibilité d’une nouvelle aggravation de la crise, je n’y crois toujours pas. D’ailleurs, même les raisonnements du GEAB ont leur limite. Dans d’autres papiers, ils cherchent à prévoir les différences d’impact de la crise et publient une typologie des pays qui indiquent que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne devraient davantage souffrir que la zone euro, prévision infirmée par la réalité.
Autre limite de leur raisonnement : ils prévoient à la fois une cessation de paiement des pays anglo-saxons et un retour de l’inflation. Pourtant, il sera difficile d’avoir les deux en même temps. Car si la création monétaire peut provoquer de l’inflation, elle devrait donc épargner la faillite aux Etats. De même, si les Etats font défaut sur leur dette (en renonçant à la financer par la création monétaire), nous n’aurons pas d’inflation, mais plutôt une déflation. A priori, nous ne pouvons avoir que l’un ou l’autre…
Les raisons de croire à une sortie de crise
Un autre point me gêne dans les prévisions alarmistes du GEAB : la possibilité d’une sortie de la crise n’est pas sérieusement analysée. En effet, on peut argumenter que l’injection massive d’argent public devrait permettre à l’activité de se stabiliser puis de reprendre le chemin de la croissance (aussi molle soit-elle ensuite). Comment passer sous silence les centaines de milliards de dollars injectés aux Etats-Unis et ailleurs et dont le plein effet se fera sentir au second semestre ?
Comment ignorer également le fait qu’à partir du 4ème trimestre 2009, les chiffres de croissance seront beaucoup plus facilement réalisables, par simple phénomène de comparatif ? Le GEAB ignore également l’apport de croissance de certains pays émergents comme la Chine, dont la dynamique va se poursuivre, par simple phénomène de rattrapage technologique. Enfin, la remontée des bourses est un puissant facteur d’assainissement de la situation des banques.
Les chevaliers de l’apocalypse
En fait, et c’est quelque chose que je sens chez nombre de collègues également critiques du système économique actuel, le souhait de son effondrement orienter l’analyse rationnelle de la crise. Parce que nous pensons que le système néolibéral est dangereux, nous pouvons espérer quelque part son effondrement et refuser de voir les forces qu’il a déployées pour se sauver.
Ces prévisions alarmistes sont dangereuses. Car à force de prévoir l’apocalypse économique, s’il ne vient pas, notre parole sera démonétisée. En effet, qui voudra nous écouter si l’économie se stabilise ? Dès lors, nous risquons de laisser la réforme du système économique à ceux qui ne veulent rien vraiment changer. C’est pourquoi nous devons conserver la tête froide et être capables d’envisager que le système peut se sauver, quelles que soient les limites de ce sauvetage (voir le Grand Choc de 2017)…
Je suis d’accord sur un point : le cap de septembre / octobre sera critique. C’est à ce moment que l’on saura si nous sommes sortis de la crise ou pas. Et malgré le risque, qui existe toujours, je ne crois pas au scénario du GEAB, même si cette sortie de crise sera largement illusoire.
18:25 Publié dans Vu sur la Toile | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
Travail dominical : passe d'armes à l'Assemblée entre le PS et Darcos
Le ministre du travail accuse le Parti socialiste de "caricaturer" le débat sur le travail dominical tandis que le projet de loi est qualifié d'"escroquerie sociale" par le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault.

Le ministre du Travail, Xavier Darcos (AP)
Interrogé par le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault puis le député PS Jean Gaubert, lors de la séance des questions au gouvernement, le nouveau ministre du Travail a élevé le ton, demandant "Pourquoi voulez-vous faire croire que le projet de loi qui va être examiné la semaine prochaine veut généraliser le travail du dimanche?"
"Escroquerie sociale"
"C'est faux", a-t-il martelé. "Ne faites pas peur aux Français lorsqu'il s'agit tout simplement de mettre de l'ordre dans un système que par ailleurs ils approuvent", a ajouté Xavier Darcos, selon qui "60% des Français approuvent que dans des stations touristiques et dans des sites particuliers et repérés comme tels on puisse procéder à ces dérogations".
Jean Gaubert a aussitôt critiqué ces "contre-vérités", sous les applaudissements de l'opposition.
Le ministre a alors répondu à la question initiale de Jean-Marc Ayrault qui a par ailleurs alerté dans un courrier l'ensemble des députés sur le risque que le travail dominical devienne "de plein droit dans toutes les communes touristiques", au nombre de 6.000 d'après lui. Selon Jean-Marc Ayrault, "ce texte est une escroquerie sociale"
Salaires doublés
Mais, a affirmé Xavier Darcos, "il y a deux façons d'identifier une commune touristique", par le code du Tourisme ou par le code du Travail, qui est là concerné selon lui. "Il s'agit de moins de 300 d'entre elles aujourd'hui c'est-à-dire 1,4% des communes françaises", a-t-il souligné.
"N'essayez pas de nous faire croire" qu'il va y avoir "une extension de ce dispositif": "c'est un mensonge, c'est une confusion que vous entretenez volontairement", estime le ministre.
Il y a "trois choses certaines", a-t-il insisté: les zones touristiques seront bien "identifiées", le volontariat des salariés sera respecté et les salaires seront "conformes aux engagements qui ont été pris c'est-à-dire qu'ils seront doublés".
12:35 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
Boutin

09:35 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
Le PS annonce le dépôt d'une motion de censure
Cette motion de censure contre la politique économique et sociale du gouvernement "sera l'occasion de forcer le gouvernement à répondre", pour le président du groupe PS à l'Assemblée. Elle doit être débattue mercredi.

Le porte-parole du PS Benoît Hamon (Sipa)
Le président du groupe socialiste a l'Assemblée a estima qu'il y avait "beaucoup de raisons pour déposer une motion de censure". En ajoutant que c'est "plutôt le sentiment majoritaire des députés socialistes". Elle sera prise dans l'après-midi a-t-il continué alors qu'il s'exprimait lors de son point-presse hebdomadaire.
"Pour en avoir parlé avec Martine Aubry, ce sera la position du Parti socialiste", a-t-il insisté.
"Eclairer l'opinion sur la réalité"
Le député-maire de Nantes estime que cette motion de censure "représente l'occasion" pour le PS de "forcer le gouvernement à (leur) répondre".
Il estime nécessaire pour le PS "d'éclairer l'opinion sur la réalité d'une politique qui n'est pas la seule défense du modèle social français".
"C'est quand même extraordinaire de lire des commentaires sur les habits neufs du président, la nouvelle ère de Sarkozy... Mais quand on regarde la réalité de la politique économique et sociale, c'est une aggravation, c'est un durcissement", a estimé le socialiste. Le groupe socialiste s'apprête par ailleurs à ferrailler contre le texte sur le travail dominical.
Le groupe PS avait demandé en vain à François Fillon un discours de politique générale à l'Assemblée après le remaniement.
"Nous avons fait des changements dans le gouvernement, nous n'avons pas changé de gouvernement, ce qui veut dire que nous n'avons pas changé de politique", avait répondu le Premier ministre.
07:35 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy






