02.07.2009
Trop de médecins refusent les patients pauvres
Selon une étude publiée ce mercredi, 25,5% des médecins et dentistes exerçant à Paris refusent de soigner les bénéficiaires de la CMU.
A Paris, un médecin sur quatre refuse de soigner les malades les plus défavorisés. Voilà le résultat d’une étude publiée ce mercredi par le fonds de financement de la couverture maladie universelle (CMU). (Télécharger l'étude en pdf)
Le collectif d'associations Ciss dénonce depuis plusieurs mois ces refus de soins, dont cette nouvelle étude est une preuve supplémentaire.
Sur les 861 médecins et dentistes testés par téléphone, 220 (soit 25,5%) refusent des patients pour la seule raison qu’ils sont bénéficiaires de la CMU. Le taux de refus est particulièrement élevé chez les gynécologues (38,1%), mais aussi chez les dentistes (31,6%), chez les ophtalmologues (28,1%). Il s'élève à 19,4% chez les généralistes et à 5,2 % chez les radiologues.
«Vous prenez les CMU ?»
Pour arriver à ces résultats, la chercheuse Caroline Despres, a adopté la méthode du testing: coup de fil anonyme à des médecins (ou à leur secrétariat). Et phrase du genre: «Bonjour, je souhaiterais prendre rendez-vous… Je suis bénéficiaire de la CMU, cela ne pose pas de problème ?»
Premier constat de la chercheuse: cette question ne surprend pas les secrétaires. «Dans la très grande majorité des échanges téléphoniques, les secrétariats ont des consignes très claires quant à l’attitude à avoir face à une demande de rendez-vous par des bénéficiaires de la CMU.»
Les réponses, elles, sont très variables, du «oui» sans hésitation, au «non» le plus brutal. Exemples:
- «Non, je ne prends pas les CMU. Je ne peux pas vous parler, je suis en consultation.» Et le praticien raccroche.
- «Ça m’arrange pas… Mais on n’a pas le choix», répond un radiologue. Un autre : «Ben … Moui. Je vais vous prendre. Vous amenez votre attestation.»
- Une secrétaire: «Elle (le médecin, ndlr) prend pas toujours, quelquefois… Je peux lui demander»
Ou à l'inverse, certains médecins s'offusquent qu'on leur pose la question:
- «Prenez-vous les CMU?»
- «Ce serait une honte de refuser. C’est interdit»
Justement, les praticiens ont-ils le droit de refuser des patients ?
Ce que dit le code de la déontologie (art 47), cité dans l'étude :«Hors les cas d'urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d'humanité, un médecin a le droit de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles. Le médecin peut se dégager de sa mission, à condition de ne pas nuire de ce fait à son malade, de fournir au médecin désigné par le patient, les renseignements utiles à la poursuite des soins.»
Pourquoi ces refus de soin?
C'est le deuxième objectif de cette enquête: «Etablir les déterminants du refus de soins». Autrement dit, pourquoi certains praticiens refusent-ils de soigner les bénéficiaires de la CMU ?
«Pour des raisons économiques», répondent-ils. La loi interdit les praticiens de secteur 2 d'appliquer des dépassements d’honoraires lorsqu'ils soignent un bénéficiaire de CMU. Et les dentistes doivent respecter un tarif plafonné pour les prothèses dentaires.
Par ailleurs, de nombreux médecins avancent le problème de la «paperasse»: les CMU bénéficient du «tiers payant intégral», ce qui signifie que le paiement de leurs soins est effectué directement par l’assurance maladie. Des médecins se plaignent souvent des retards et des erreurs des caisses en la matière.
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Et avec la TVA à 5,5, vous prendrez bien une carte UMP?
A l'UMP, on ne perd pas le nord. La baisse de la TVA sur la restauration à peine annoncée, les restaurateurs ont eu le plaisir de recevoir dans leur boîte aux lettres un courrier du parti majoritaire ne tarissant pas d'éloge sur la profession, qui «participe au rayonnement de la France dans le monde entier». Courrier accompagné d'un... bulletin d'adhésion à l'UMP, bardé du slogan «TVA à 5,5%, engagement pris, promesse tenue».
La lettre, en date du 5 mai, est signée Xavier Bertrand. Le secrétaire général de l'UMP s'y dit «heureux de pouvoir s'adresser à (cette profession) qui connaît si bien la valeur travail que notre mouvement a placé au cœur de son projet».
Entre 300 et 400 restaurateurs destinataires de la lettre auraient pour l'heure mordu à l'hameçon et adhéré au parti, selon l'UMP. D'autres ont moins apprécié l'initiative, criant au clientélisme. «Si nous avions voulu faire du clientélisme, on aurait aussi ciblé les employés et les clients, puisque la baisse de la TVA va se répercuter sur les prix et les salaires, rétorque-t-on à l'UMP. Ce courrier a une valeur informative, c'est une invitation que nous faisons aux restaurateurs pour leur dire que plus nous sommes forts, plus nous pourrons porter des réformes de cette nature.»
Pour rappel, la profession compte 120.000 restaurateurs, et donc autant d'électeurs.
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Qui va profiter de la baisse de la TVA dans la restauration ?
La TVA dans la restauration vient de passer à 5,5 %. Promesse de longue date de Jacques Chirac, puis de Nicolas Sarkozy aux restaurateurs, elle coûtera en tout 2,35 milliards d'euros à l'Etat, pour un bénéfice qui ne pourra qu'être réellement évalué dans quelques mois. Mais les restaurateurs ont pris un certain nombre d'engagements, dans un "contrat d'avenir" qui reste toutefois entièrement volontaire.
Sur les prix, les restaurateurs se sont engagés à baisser de 11,8 % au moins sept produits de leur carte, parmi une liste de dix (une entrée, un menu entrée-plat, un plat chaud, un café...). Les produits concernés doivent être clairement indiqués avec leur ancien et leur nouveau prix. Les restaurants qui s'engagent à respecter ces règles afficheront un macaron "La TVA baisse, les prix aussi".
Il ne faut donc pas à s'attendre à une baisse généralisée des prix, sauf chez les professionnels de la restauration rapide qui ont promis une baisse générale d'au moins 5 % sur leurs "menus de référence". Les engagements seront vérifiés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). L'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir fera aussi sa propre enquête, dont les résultats devraient être publiés en 2010.
"80 % des professionnels joueront le jeu" assure Didier Chenêt, président du Synhorcat, le deuxième syndicat de la profession. "La baisse des prix n'est pas une obligation, il n'y aura pas de sanction, mais la sanction viendra du client", prédit de son côté Christine Pujol, présidente de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, le premier syndicat du secteur. Cette baisse des prix doit correspondre au tiers de ce que la diminution de la TVA rapportera aux professionnels.
LA RESTAURATION TRADITIONNELLE AURA DU MAL À FAIRE BAISSER SES PRIX
Un autre tiers doit être consacré à l'amélioration des conditions de travail des salariés. 40 000 embauches (dont 20 000 jeunes en alternance) ont été promises, ainsi que l'augmentation des salaires ou la création d'une mutuelle pour les salariés du secteur. "On nous a toujours dit qu'il y avait 60 000 postes non pourvus dans la restauration, j'ai du mal à voir comment les 40 000 supplémentaires vont pouvoir trouver preneur" critique Ange Romiti, secrétaire fédéral de la CGT-Commerces.
En plus d'une manifestation prévue mardi 30 juin, la CGT-Commerce a spécialement monté un site, recuperonslatva.fr, pour défendre ses arguments. Le "contrat d'avenir" fixe fin 2009 comme date butoir pour des discussions sur les conditions de travail, qui ont mal commencé. L'ensemble des syndicats a ainsi quitté la table des négociations pour protester contre certaines des propositions du patronat, le 22 juin.
"Sur la base du tiers promis, nous demandons un treizième mois et une hausse de la grille des salaires conséquente" explique Ange Romiti, en dénonçant une des conventions collectives les moins favorables aux travailleurs. "Ce n'est pas un hasard si on trouve tant de sans-papiers dans le secteur. Qui accepterait de travailler la nuit, le week-end, parfois 45 heures par semaine, pour le smic ?" s'énerve-t-il. Une nouvelle réunion de négociations est prévue le 9 juillet. "Le contrat d'avenir n'engage que les organisations professionnelles qui l'ont signé, qui représentent moins de 50 % des entreprises du secteur" rappelle de son côté Denis Raguet, responsable du secteur de la restauration à Force ouvrière.
Enfin, le dernier tiers devra être consacré à l'investissement pour la modernisation des établissements, mais également à la hausse des marges des restaurateurs, qui souffrent fortement de la crise, tiennent à rappeler les syndicats patronaux. Mais tous ne profiteront pas de cette manne de la même façon. Fortement touchée par la crise, la restauration traditionnelle aura du mal à faire baisser ses prix et attirer ainsi de nouveaux clients. Contrairement aux fast-food, qui vendent déjà leurs produits à emporter avec une TVA à 5,5 % et qui savent user des "coups marketing autour de la TVA moins chère pour gagner des clients obsédés par leur pouvoir d'achat", affirme ainsi le site Slate.fr, selon lequel cette mesure "pourrait surtout doper le business du Big Mac".
12:35 Publié dans Vu dans le Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
Obama à sarkoland

09:35 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
Sarkozy en appelle à Obama pour faire passer le travail le dimanche
Lors d’une table ronde mardi dernier au centre des nouvelles industries et technologies (CNIT), Nicolas Sarkozy est venu détailler le projet de loi sur le “Grand Paris” qui sera présenté à l’automne. Il en a profité pour revenir sur le débat du travail le dimanche.
“Ce problème va être réglé avant l’été. Il s’agit pas (sic) d’obliger les français à travailler le dimanche, personne n’a pensé cela. Mais en fait, nous sommes le pays au monde qui reçoit le plus de touristes.” Mais la suite est encore plus intéressante : “Est-ce qu’il est normal que le dimanche quand Madame Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je dois (sic) passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir ?”
07:35 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
Clavier : la protection de son domicile corse NOUS a déjà coûté plus de 400 000 euros !
La décision de la Cour d'appel de Bastia vient de tomber concernant le procès des dix nationalistes corses qui avaient "occupé" le jardin de la villa de Christian Clavier - l'ami du président Sarkozy... - fin août 2008. C'est exactement la même "punition" qu'en première instance à laquelle les protagonistes ont été condamnés soit, 500 euros par tête de pipe ! L'avocat général avait demander 1500 euros par personne... perdu ! Cette affaire là, elle devrait aller en cassation ! Sur le principe... Lire la suite l'article
A suivre...
Dix mois déjà que la villa du bronzé Christian Clavier, victimed'une "intrusion" par des nationalistes dans sa propriété de Porto-Vecchio en août 2008, bénéficie d'une attention toute particulière.
L'occupation par une poignée de militants nationalistes, opposés au Plan d'aménagement et de développement durable pour la Corse (Padduc), n'avait pas excédé les 60 minutes. La protection du domicile entamera prochainement son onzième mois.
Le Canard Enchaîné révèle qu'une vingtaine de personnes se relayent ainsi au lotissement Punta d'Oro depuis l'intrusion. Ça n'a l'air de rien, mais cela représente plus de 400 000 euros en dix mois. Cette somme est calculée sur la base du salaire moyen d'un jeune gendarme. Pourtant, on sait que des pontes de la police locale passent aussi jeter un coup d'oeil de temps en temps.
Malgré les demandes répétées de ces gendarmes, de voir alléger le dispositif jugé disproportionné, la hiérarchie fait la sourde oreille, d'après l'hebdomadaire. Christian Clavier aurait reçu des menaces et son amitié avec le président Nicolas Sarkozy n'y serait pour rien dans ce traitement de faveur. Par menace, il faut entendre "une lettre menaçant de la destruction de sa maison". Une lettre qui a disparu du tribunal d'Ajaccio, avec le reste du dossier Clavier... Mouais.
Condamnés à 500 euros d'amende chacun par le tribunal correctionnel d'Ajaccio le 21 novembre 2008, les dix nationalistes (qui s'étaient vus proposer des rafraîchissements par ... lire la suite de l'article sur purepeople.com
05:57 Publié dans Vu sur la Toile | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy





