30.09.2009
Benoît Hamon : Appel au vote pour la rénovation
21:40 Publié dans Information Section | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
Consultation militante : le questionnaire
1.Les primaires ouvertes
L’organisation de primaires ouvertes pour l’élection présidentielle est une avancée démocratique et doit être aussi une chance pour créer un vaste mouvement populaire en faveur de notre candidat(e) et de nos idées.
Nous souhaitons qu’elles permettent d’agréger autour de nous toutes celles et tous ceux qui veulent nous aider à construire un autre projet de société, choisir notre candidat(e) en 2011, l’amener à la victoire en 2012 et se mobiliser ensuite pour changer la France.
Nous vous proposons d’en adopter aujourd’hui le principe, les modalités concrètes d’organisation de ces primaires étant précisées dans la convention de l’été 2010.
Question 1-1 : « Etes-vous favorables à la désignation du candidat(e) des socialistes par des primaires ouvertes aux citoyens qui souhaitent le changement en 2012 et veulent participer à la victoire de la gauche? »
Nous nous sommes engagés, avec nos partenaires de gauche, dans une nouvelle démarche de rassemblement à gauche. C’est dans ce cadre et sur le fondement d’un travail en commun sur nos valeurs et nos idées, avec des actions communes, que seront discutées les stratégies électorales les plus appropriées pour gagner en 2012. Ces discussions pourront amener certains de nos partenaires à vouloir organiser en commun, par des primaires ouvertes, la désignation du candidat(e) de la gauche.
Question 1-2 : Donnez vous mandat au Bureau National pour organiser ensemble avec les formations de gauche qui le souhaitent de telles primaires dans le cadre d’un rassemblement politique et sur la base d’une plate-forme commune ?
2- Le non-cumul des mandats
La limitation du cumul des mandats est une condition du bon exercice de chacun d’entre eux mais aussi du renouvellement des responsables politiques. C’est la fierté des socialistes d’avoir été à l’initiative des seules lois limitant le cumul des mandats. Le groupe socialiste déposera d’ailleurs des amendements pour aller plus loin lors du débat sur le projet de loi sur les collectivités territoriales. Dès à présent, notre groupe parlementaire et le Parti vont travailler à un projet de véritable statut de l’élu que nous mettrons en œuvre lorsque nous reviendrons au pouvoir.
Mais il est temps aujourd’hui pour les socialistes de franchir une étape majeure. Nous proposons d’inscrire dans nos statuts deux nouvelles limitations qui vont plus loin que la loi actuelle, qui s’inscrivent dans l’objectif du mandat unique pour les parlementaires et qui s’imposeront à tous les socialistes à chaque renouvellement.
Question 2-1 : Etes-vous favorables, comme étape vers le mandat parlementaire unique, à l’impossibilité de cumuler, sans attendre le vote d’une loi, dès les prochains renouvellements (cantonales 2011, Sénatoriales 2011, législatives 2012) un mandat de parlementaire avec une présidence d’exécutif local (Communes, Intercommunalité, CG, CR) ou la participation à un exécutif (Vice-Pdt, Maire adjoint )?
Question 2-2 : Êtes-vous favorables à limiter à trois les mandats successifs des présidents d’exécutifs locaux (Maires, Présidents de Conseil Général, de Conseil Régional, et d’Intercommunalité) ?
3- La parité, les diversités, les outremers et le renouvellement générationnel
Un Parti fort est un Parti qui ressemble à la société qu’il représente. Nous devons ainsi organiser en notre sein les conditions de l’égalité réelle d’accès aux responsabilités.
La première exigence est la parité. Les socialistes déposeront une proposition de Loi afin de durcir les conditions du financement des partis politiques qui ne respectent pas la stricte parité dans leurs candidat(e)ures aux élections législatives. Par ailleurs, nous vous proposons d’aller au-delà du seuil de 40% minimum de femmes présentes dans nos instances dirigeantes comme nos statuts le prévoient aujourd’hui. Si vous décidez d’approuver le principe de parité totale, cela sera applicable dès le prochain congrès.
Question 3-1 : « Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité totale dans toutes les instances du Parti (locales et nationales) ? »
Question 3-2 : « Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité dans les candidat(e)ures pour les élections législatives de 2012 ? »
Il faut aussi créer les conditions d’assurer en notre sein la diversité, au sens le plus large du terme, sans instaurer de quotas, en visant l’accès aux responsabilités de militants issus de l’immigration, d’ouvriers, d’agriculteurs, d’employés du secteur privé…, qui sont aujourd’hui sous-représentés parmi les responsables et les élus de notre Parti. Il s’agit aussi de préparer aujourd’hui une nouvelle génération à exercer demain les responsabilités. L’expérience nous a appris que nous ne pouvions réussir qu’en s’y prenant suffisamment tôt et en réservant des cantons ou des circonscriptions pour mettre en application nos principes.
Question 3-3 : « Donnez-vous mandat au Bureau National pour fixer, pour chaque élection, des objectifs de renouvellement contribuant à une meilleure représentation des diversités de la société française, et pour cela, en réservant si nécessaire, des circonscriptions électorales ? »
4. Pour une démocratie interne aboutie
Nous savons par ailleurs que l’acte d’adhésion est encore trop difficile dans notre parti et nous empêche de devenir un parti de masse à l’image de la société. Il est donc nécessaire de réfléchir collectivement à de nouveaux modes d’organisation et de formation.
Question 4-1: Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts des règles nouvelles permettant d’ouvrir largement notre parti aux hommes et aux femmes de gauche en réduisant les obstacles à leur adhésion (adhésion directe, adhésion à des sections thématiques, montant des cotisations, modalité d’accueil, adhésion sur Internet…)?
Le Congrès de Reims a montré que l’élection au suffrage universel direct du 1er Secrétaire National et des 1ers secrétaires fédéraux après le Congrès pouvait empêcher celui-ci d’être un moment de synthèse, de travail et de rassemblement. Sans remettre en cause la proportionnelle, qui est un élément fondamental de l’unité des socialistes permettant le respect de la pluralité d’opinion dans chacun de nos instances, il nous faut réfléchir à une nouvelle organisation de nos Congrès permettant que le choix de nos dirigeants repose sur des choix politiques et sur leur capacité à créer des majorités stables pour pouvoir gérer le parti.
Question 4-2 : Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts, des règles de démocratie interne permettant d’améliorer l’efficacité de nos Congrès et de choisir nos dirigeants en cohérence avec nos orientations politiques ?
5. Pour des règles d’éthique
Nous devons nous doter des moyens pour garantir un réel civisme interne et la solidarité entre socialistes à tous les niveaux. Nous proposons que soit rédigée une charte d’éthique, prévue par nos statuts, mais jamais écrite. Une commission composée de personnalités incontestées faisant autorité dans notre Parti pourrait être chargée de faire respecter ces règles communes. Elle pourrait, entre autres, proposer une réforme de l’organisation de nos scrutins afin qu’il n’y ait plus de contestations, rappeler à l’ordre ceux de nos camarades ou de nos instances qui ne respecteraient pas les valeurs et les règles de notre collectif.
Question 5.1: Etes-vous favorables à la création dans notre parti d’une autorité indépendante et incontestée, chargée de faire respecter les règles d’éthique et de droit s’imposant à tous les adhérents du Parti Socialiste, disposant des moyens de les faire respecter et tranchant en dernier ressort toute question en rapport avec la violation de nos règles communes ?
Question 5.2: Approuvez-vous la mise en œuvre dans les scrutins internes de notre parti, de nouveaux mécanismes, inspirés des règles et des moyens de la République, garantissant la sincérité et la fiabilité de nos votes ?
Le questionnaire comporte également une dernière question, facultative et ouverte qui permet aux militants d’exprimer leur position sur un sujet qui n’aurait pas été traité. Toutes les réponses à cette question seront soumises pour analy.e au siège du parti et feront l’objet d’une synthèse remise à la commission présidée par Arnaud Montebourg.
21:00 Publié dans Information Section | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
Budget : la reprise, oui mais surtout des impôts!
En 2010, l'impôt sera roi. Face à l'ampleur du déficit, les niches fiscales c'est fini, et c'est François Fillon qui le dit. Mais Juan remarque une anomalie: le bouclier fiscal est toujours là, les plus riches seront donc épargnés par cette fiscalité de crise. Et si le budget 2010 peut se glorifier d'une chose, c'est sans doute d'être le plus inégalitaire depuis bien longtemps.
Fillon qualifie son budget 2010 de «volontariste et vert»
Le premier ministre promet un renforcement de l'indemnisation du chômage partiel (en portant à 1 000 heures le contingent annuel d'heures autorisées), une dotation de 1,4 milliard au « Fonds d’investissement social », une autre de 1,3 milliards d'euros pour l'alternance, l'extension des contrats de transition professionnelle, et, enfin, la mise en œuvre du plan « Jeunes » concocté par Martin Hirsch. Fillon refuse d'en préciser le financement.
Côté écologie, le premier ministre prévoit de bonifier les déductions fiscales en faveur des logements propres. Ainsi, « le taux de déduction des intérêts d’emprunt pour l’acquisition de résidence principale (25 %) sera réservé à des logements bénéficiant de certification « verte » ; pour les autres, la déduction sera limitée à 20 %. De même pour le dispositif « Sellier » – l’achat de logement destinés à la location – qui va être réorienté vers les logements à bilan carbone positif ».
Fillon promet également de « toiletter » certaines niches fiscales : « Aucun revenu – du travail, du capital ou de remplacement – ne doit échapper à l’impôt, ni aux contributions sociales ». Il promet ainsi de soumettre les plus-values de ventes de titres mobiliers aux cotisations sociales. En revanche, pas un mot sur le bouclier fiscal. Comment gérer la contradiction entre les promesses présidentielles de défiscalisation, et la gestion d'un déficit budgétaire abyssal ? Fillon doit faire passer la pilule au plus grand nombre qu'il va devoir payer, sans toucher pour autant aux défiscalisations successives accordées à quelques-uns.
Un plan de rigueur... pluri-annuel
Fillon reste discret sur les pistes d'économies. Il n'en mentionne qu'une, toujours la même : la réduction de 33 000 postes de fonctionnaires. A mots couverts, il promet un plan de rigueur pluri-annuel : « En 2010, nous ferons voter une loi pluriannuelle qui planifiera une baisse de la dépense publique sur plusieurs années ». Dimanche soir, Eric Woerth voulait rattraper le coup, et jurait qu'il n'y aurait pas de « grand soir de la dépense » publique. Irresponsable, le ministre du budget a estimé possible de réduire le déficit budgétaire d'un point par an, sans appliquer une politique de rigueur, avec une croissance de 2,5% : « Vous remontez un peu votre impôt sur les sociétés car les entreprises vont mieux et vous augmentez votre TVA parce que l'économie va mieux ». Ben voyons...
Dès 2010, de nouvelles taxes frapperont donc ménages et entreprises. Fillon promet la suppression de la taxe professionnelle, mais confirme la taxe carbone. Le déremboursement des frais de santé se poursuivra (avec la hausse du forfait hospitalier, annoncé la veille d'une pandémie grippale inédite !) : « Il faut continuer les économies sur les dépenses de santé. Nous ne pouvons accepter que la santé des Français d’aujourd’hui soit financée par les Français de demain ». Fillon se trompe, volontairement. En réduisant les remboursements, il ne réduit pas les dépenses de santé. Il transfère simplement davantage de coût sur le budget des malades et de leurs familles.
Imposer les indemnités journalières d'accidents de travail est également une option qui ne sera pas écartée (« pourquoi des indemnités de maternité seraient fiscalisées et pas des indemnités d’accident du travail ? »). Habilement, Fillon rappelle que cette proposition émane de Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale et grand rival de Nicolas Sarkozy. Le président français a de toutes façons entériné la mesure mercredi dernier.
Les promesses non tenues
- La défiscalisation des heures supplémentaires a accéléré la dégradation du marché du travail, le paquet fiscal a plombé (moins que prévu) les comptes de l'Etat, privant ce dernier de marge de manœuvre pour lutter contre la précarité croissante au moment de la crise.
- Le bouclier fiscal n'a pas fait revenir de grosses fortunes en France.
- Les peines planchers n'ont pas réduit l'insécurité violente (bien au contraire, cette dernière n'a cessé de progresser), mais la surpopulation carcérale a atteint un niveau inquiétant (+ 15 000 prisonniers en 2 ans).
- La réduction du nombre de fonctionnaires apparaît inutile et inefficace dans nombre de secteurs : les policiers ne comprennent pas qu'on réduise leurs troupes quand les violences aux personnes ne cessent d'augmenter depuis 2002. Les enseignants ne comprennent pas qu'on réduise leur nombre quand les classes d'âge issues du mini-baby boom des années 1998-2002 arrivent en classe.
2010 est sans doute le premier budget où l'écart entre promesse et réalité sera aussi flagrant. Certes, Sarkozy s'accrochera à quelques symboles (le travail le dimanche, la réduction du nombre de fonctionnaires, et le bouclier fiscal). Mais sur le fond, il a renoncé à tout, sous la pression sociale et économique. Une étude de Terra Nova, soulignée par Olivier Bonnet, sur la politique fiscale française depuis 2002 rappelait récemment un constat simple : « La politique fiscale est marquée par une forte baisse des impôts au profit des ménages les plus aisés. Les deux-tiers des baisses d’impôts de la période, soit 20 milliards d’euros par an sur un total de 30, ont été fléchés vers les plus riches ». Loin de soutenir le travail, Sarkozy a continué de défiscaliser les revenus du patrimoine.
Sarkozy ne réforme plus, il gère les avantages acquis d'une poignée de contribuables.
20:50 Publié dans vu dans Marianne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
La Poste: 63% des Français contre le changement de statut
Plus de six Français sur dix sont "défavorables" au changement de statut de La Poste d'établissement public en société anonyme, alors que 75% voteraient "non" à sa privatisation, selon un sondage CSA publié par L'Humanité.
Soixante-trois pour cent des sondés se disent "pas du tout favorables" (41%) ou "plutôt pas favorables" (22%) au changement de statut, alors que 31% y sont "plutôt favorables" (23%) ou "tout à fait favorables" (8%). Six pour cent ne se prononcent pas.
Les sondeurs reprennent ensuite la question posée aux participants à la "votation citoyenne" organisée par les opposants au projet gouvernemental dans toute la France à partir de lundi: "Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser, êtes-vous d'accord avec ce projet"?
Confrontés à cette question, les sondés y répondent à 75% par la négative, alors que 25% répondent "oui".
Par ailleurs, 83% des sondés pensent que "La Poste sera privatisée dans quelques années" si le projet gouvernemental était adopté.
Ce sondage a été réalisé par téléphone du 23 au 26 septembre sur un échantillon national représentatif de 1.004 personnes majeures, constitué d'après la méthode des quotas.
18:22 Publié dans Vu dans Libé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
PS: l'appel de Montebourg aux militants
Le 1er octobre, «acte I, scène 1». A deux jours de la consultation militante sur la rénovation du PS, Arnaud Montebourg a voulu en dramatiser les enjeux pour sonner le rappel des troupes. Primaires ouvertes, non-cumul des mandats, renouvellement des instances, parité, diversité, charte d'éthique: si les cases «oui» du questionnaire devraient être cochées à une écrasante majorité, reste, en effet, la question de la participation à ce scrutin au suspense tès relatif.
Au début il hésite et puis allez, il ose, Arnaud Montebourg: ce serait carrément «une révolution rénovatrice» qui se profile au PS. Or, «comme dans toutes les révolutions, il y a des résistances et des conservatismes. Les réactions craintives sont naturelles devant le changement», relève-t-il. Serpent de mer socialiste, la rénovation, que pilote le secrétaire national, «s’est tellement fait attendre qu’évidemment certains n’y croient plus». Lançant «un appel au militants pour qu’ils s’emparent de ce scrutin», Montebourg tend la main aux réfractaires: «L’incroyance, la morosité et l’inquiétude sont des maux que nous devons vaincre en nous mêmes.»
«Besoin d’oxygéner le système»
Première pierre de ce «chantier d’ampleur», des primaires ouvertes en vue de la prochaine présidentielle, défendues avec ardeur, ces derniers mois, par Montebourg qui vante une «machine à nous rassembler» et «un outil de reconquête». Puis, le non cumul des mandats qui serait imposé au fil d’un «calendrier progressif» courant jusqu’aux législatives de 2012, et «une meilleure représentation des diversités de la société française» dans les instances et aux élections: «les socialistes ont besoin d’oxygéner leur système politique», plaide-t-il.
Un programme certes décoiffant qui devrait toutefois satisfaire la base puisque l’ensemble des points - déclinés en 11 questions - correspond à «des exigences venant du terrain, congrès après congrès», rappelle Benoît Hamon. «Il s’agit d’un scrutin dont on connaît le verdict», juge-t-il. Sans se hasarder à faire un pronostic sur le nombre de militants qui pourraient se déplacer jeudi, alors que Libération révélait ce mardi que, sur un corps électoral de plus de 200.000 adhérents, seuls 64.322 sont à jour de cotisation.
«Faut que tu payes tes cotisations»
Pas de panique. Hamon, lors du point presse hebdomadaire, s’est efforcé de relativiser ce chiffre: non, les militants ne se sont pas volatilisés, ils tarderaient, à en croire le porte-parole, à passer à la caisse. «Le jour où on va voter, le trésorier de section vous dit: "Faut que tu payes tes cotisations depuis le début de l’année". Il y a plus d’adhérents qui vont voter qui ne sont pas à jour que d’adhérents à jour.»
«Moi-même, je ne suis pas à jour», confesse Hamon, promettant à son tour d'aller voter chéquier en main. Et de jouer la transparence: «Vous savez combien il y a d’adhérents, combien on en a enlevé des fichiers, combien sont à jour des cotisations. Vous en savez autant que les dirigeants du PS eux-mêmes. Vous n’aurez jamais des chiffres aussi détaillés de l’UMP.»
12:30 Publié dans Vu dans Libé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
BNP-PARIBAS
09:15 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
Le communiqué du Mrap
"Le MRAP a fait citer M. Brice Hortefeux pour injures racistes devant la 17e chambre du Tribunal correctionnel de Paris, où il comparaîtra le 17 décembre prochain.
Pour mémoire, ce dernier avait, lors de l’université d’été de l’UMP, début septembre, tenu deux propos qualifiés d’injures racistes par le MRAP.
Le premier consistait à renvoyer les personnes d’origine arabe à des modèles fabriqués sur "prototype". (Des personnes d’origine arabe devraient, selon ce « prototype », nécessairement être de confession musulmane, ne pas manger du porc et ne pas boire de la bière.)
La seconde expression excluait les personnes d’origine arabe du pacte social et du ‘vivre-ensemble’, considérant que lorsqu’"il y en a beaucoup", elles posaient "problème".
Maître Pierre Mairat, en charge du dossier, défendra les intérêts du MRAP.
Paris, le 29 septembre 2009"
07:30 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
France Télécom: des syndicats vont déposer plainte contre X
Des syndicats de France Télécom ont décidé de déposer plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui, à la suite du suicide lundi d'un salarié de l'entreprise, qui travaillait à Annecy-le-Vieux (Haute-Savoie), a-t-on appris auprès de la CFE-CGC-Unsa et de FO.
«Nous avons pris la décision d'engager une action juridique contre X, en invoquant la faute inexcusable de l'employeur pour mise en danger de salariés au travail», a déclaré un élu du CE et délégué CFE-CGC pour la direction territoriale de France Télécom centre-est, Jaime Alonso.
Ce dépôt de plainte, qui pourrait être déposé «dans les prochains jours» à Lyon, sera accompagné d'une autre action pour «faute inexcusable pour non assistance à personne en souffrance au travail, les preuves étant les rapports des médecins du travail, les alertes au CHSCT» sur la dégradation des conditions de travail, a précisé un délégué syndical FO, Jacques Guichou.
Ce dépôt de plainte a été discuté avec les autres organisations syndicales CFDT et la CGT, qui se concertent actuellement sur l'opportunité de se joindre à l'action.
Après le suicide du salarié d'Annecy-le-Vieux lundi, le 24e à France Télécom en 18 mois, le PDG Didier Lombard a annoncé que l'entreprise mettait fin «au niveau national au principe de mobilité des cadres systématique tous les trois ans».
07:14 Publié dans Vu dans Libé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
29.09.2009
Où est donc passé le bouton de l'ascenseur social ?
"L'ascenseur social est en panne", "l'école ne joue plus son rôle", "elle reproduit les élites", etc. Mais qu'est-ce que cela veut dire, concrètement ? Pas grand-chose, répond la sociologue Marie Duru-Bellat, car l'école ne peut pas tout. Et surtout pas créer d'emplois de cadres.
Dans une récente interview à Libération à l'occasion de la sortie de son livre "Le mérite contre la justice", Marie Duru-Bellat critiquait le mérite scolaire à la française, fondé sur des critères beaucoup trop étroits selon elle, et le poids démesuré des diplômes. Dans une partie qui n'a pas été publiée, je l'interrogeais sur le fameux ascenseur social.
Question: Les initiatives récemment mises en avant par le gouvernement pour "favoriser l'égalité des chances " - comme l'internat d'excellence de Sourdun, les 30% de boursiers en prépas, etc - sont présentées comme devant relancer l'ascenseur social. Qu'en pensez-vous ?
"Cela ne veut rien dire. L'ascenseur social dépend avant tout du contexte économique global. Il a bien fonctionné dans les années 60-70 parce que les emplois de cadres étaient en pleine expansion. Comme la structure sociale se déplaçait vers le haut, il y avait plus de places à prendre. Les plus instruits s'y sont alors engouffrés.
A l'heure actuelle, la structure sociale évolue moins. On ne va pas vers une société où il y aura 80% de cadres. C'est d'ailleurs sans espoir, aucune société n'est ainsi structurée.
C'est un discours un peu naïf, peut-être destiné à motiver les élèves - si tu travailles bien à l'école, tu feras ce que tu voudras plus tard... Mais c'est un discours trompeur: Il n'y a qu'à voir les étudiants désabusés, parfois écoeurés même. Ils voient bien qu'ils ont beau faire des tas d'études, ce n'est pas cela qui va créer des emplois de niveaux correspondants. Il faut qu'il y ait des places pour qu'il y ait ascenseur social.
A mon avis, il vaudrait mieux rendre vivables des positions sociales méprisées, les rendre acceptables par des gens instruits, plutôt que de rêver qu'un jour on sera un peuple de cadres.Il vaudrait mieux dire: être ouvrier ce n'est pas une catastrophe car on a des conditions de travail correctes, on est payé correctement. Je l'ai développé dans mon livre "L'inflation scolaire". Les employés, les ouvriers ont souvent le bac aujourd'hui, ils ont appris à être exigeants. Avec une société plus instruite, il faudrait travailler à réduire les inégalités de considérations, de positions.
Ce n'est pas l'école qui va relancer l'ascenseur social. De toute façon, ce n'est pas l'école qui crèe des emplois.
Question: L'école creuse-t-elle les inégalités ou parvient-elle à les atténuer ?
Réponse: L'école n'arrive pas à combler les inégalités entre les jeunes enfants. Soit elle les accentue, soit elle les laisse croître. Elle les accentue quand elle regroupe les enfants dans des établissements-ghettos, quand elle nomme des maîtres trop débutants dans des écoles difficiles, ou encore quand elle alloue plus d'argent aux filières d'élite (comme les prépas) qu'aux autres.
Elle laisse se creuser les inégalités aussi. Quand on supprime la carte scolaire, on laisse les parents les mieux informés utiliser le système. Ils le faisaient aussi avant, mais elle ouvre plus grand la porte. Surtout elle enlève la culpabilité éventuelle de la triche.
En conclusion, l'école corrige peu les inégalités. Mais il ne faut pas en conclure qu'il faudrait la supprimer ! Sans elle, ce serait pire..."
21:28 Publié dans Vu dans Libé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
Benoit Hamon - Universités de rentrée Un monde d'avance
21:10 Publié dans Information Section | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy








