01.11.2009
Les seuils de pauvreté en France
En France, un individu peut être considéré comme "pauvre" quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 757 euros ou 908 euros selon la définition adoptée...
En France, un individu peut être considéré comme "pauvre" quand ses revenus mensuels sont compris entre 757 et 908 euros (chiffres de 2007) selon la définition de la pauvreté utilisée (seuil à 50 % ou à 60 % du niveau de vie médian [1]). Le revenu pris en compte est le revenu dit "disponible" : après impôts et prestations sociales.
En dépit du ralentissement de la croissance depuis les années 1970, la France continue à s’enrichir. Le revenu médian augmente et donc avec lui le seuil de pauvreté. Entre 1970 et 2007, ce seuil a quasiment doublé en euros constants (c’est-à-dire une fois que l’on a retiré l’inflation). Le seuil à 50 % est passé de 395 à 757 €. Les pauvres d’aujourd’hui sont beaucoup plus riches que ceux d’hier, mais ils ne vivent pas dans la même société : les besoins ne sont plus les mêmes non plus.
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Pour tenir compte de la composition des ménages, on élève ce seuil en fonction du nombre de personnes du foyer (adultes et enfants, l’âge de ces derniers, de plus ou de moins de 14 ans, entrant également en compte). On passe alors du revenu disponible au "niveau de vie" dans le langage de l’Insee. Par exemple, un couple avec deux enfants en bas âge est pauvre si ses ressources ne dépassent pas 1 589 euros ou 1 907 euros selon si l’on considère le seuil à 50 % ou à 60 % du niveau de vie médian.
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Comment définir le seuil de pauvreté : En France et en Europe le seuil de pauvreté est fixé de façon relative. On considère comme pauvre une personne dont les revenus sont inférieurs à un certain pourcentage du revenu dit "médian". Ce revenu médian est celui qui partage la population en deux, autant gagne moins, autant gagne davantage.
Ce pourcentage est de plus en plus souvent fixé à 60 % du revenu médian, alors qu’en France jusqu’en 2008 c’est le seuil de 50 % qui était le plus couramment utilisé. A noter, aucun seuil n’est plus juste que l’autre, c’est uniquement une question de convention statistique. On aurait pu tout aussi bien opter pour un seuil à 40 % ou 70 %.
Voir aussi : La pauvreté en France
[1] niveau qui sépare en deux parts égales l’ensemble de référence : ici, la moitié de la population touche moins, la moitié touche davantage.
20:50 Publié dans Vu sur la Toile | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
La voie humaine
Les socialistes ont mille fois raison d'attaquer la droite bonapartiste, sans scrupule et pleine d'autosatisfaction qu'incarnent Tsar Kozy et sa cour. Rendons-nous compte: il n'est aujourd'hui plus possible de critiquer posément les agissements du Président sans se voir accusé par l'ineffable Frédéric Lefebvre de participer à un complot "du petit monde politico-médiatique" visant à "détruire" le chef de l'Etat.
Parce que la France se transforme progressivement en une ploutocratie de parvenus zélés auprès de l'hôte élyséen, la gauche se doit de dénoncer avec force ces dérives d'un autre âge. Mais surtout, face à cette caste dirigeante dont la politique ressemble chaque jour plus à une mauvaise farce, les responsables socialistes ont l'ardente obligation de dessiner, pour 2012, une conception de la démocratie vivante et exigeante, aux antipodes de la vision étriquée de la droite.
L'approfondissement démocratique proposé par le P.S. devra s'articuler autour d'un horizon: atteindre la vertu républicaine. Etre vertueux, c'est, d'abord, pour un responsable politique, être concentré sur l'exercice d'un seul mandat. Le non-cumul constitue en ce sens une révolution que la gauche aura vocation à défendre avec fierté lors des prochaines échéances électorales, face à la philosophie totalement dépassée de l'U.M.P. sur la question - comme sur tant d'autres, hélas!
Mais être vertueux, pour un responsable politique, c'est l'être aussi par son comportement dans la sphère publique. En ces temps de crise, nous avons plus que jamais besoin de dirigeants attachés à la simplicité dans leur rapport même à la vie, refusant le règne du clinquant prôné par l'exécutif qui nous gouverne actuellement. Il ne s'agit pas là d'une question secondaire, que la gauche pourrait se permettre de prendre à la légère. Laurent Fabius, notre divin chauve officiel, ne nous a-t-il pas appris que "la forme n'est que le fond qui remonte à la surface"?
Et parce qu'être de gauche, c'est placer l'authenticité de l'humain devant la matérialité de l'objet, le comportement des dirigeants progressistes se doit d'être en cohérence avec leur philosophie. Humilité, sobriété, exemplarité: tels doivent donc être les maîtres mots incarnés par la gauche de demain.
18:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
Révélation: comment l’Elysée va présenter le grand emprunt
L’équipe présidentielle réfléchit à la manière de présenter l’opération pour qu’elle ne choque pas les parlementaires orthodoxes des finances publiques.
Pour calmer la trouille des élus, l’Elysée a trouvé une présentation plus « budgétairement correcte » de son opération : l’argent du grand emprunt viendrait dans un premier temps en déduction partielle des emprunts habituels de l’Etat, et non pas en plus.
Pour prendre un exemple, si le gouvernement décidait d’une levée de fonds de 100 milliards (hypothèse improbable), une partie seulement serait dépensée, au travers d’organismes spécialement désignés. La première année, il s’agirait, au maximum, de 20 milliards d’euros, tout simplement parce que trouver, monter, valider et lancer des investissements innovants de grande ampleur demande du temps et mobilise des énergies.
Resteraient donc 80 milliards d’euros dans les caisses de l’Agence France Trésor. Ceux-ci serviraient à financer la trésorerie de l’Etat. Celui-ci prévoit d’emprunter à court, moyen et long terme 212 milliards d’euros en 2010, afin de financer le déficit (112 milliards), rembourser les anciennes créances et faire les fins de mois de ses administrations. Le programme pourrait donc devenir 212 milliards (besoin de financement de l’Etat) + 20 (le besoin de financement des premiers investissements « d’avenir ») – 80 (ce qui reste du stock du grand emprunt). Soit 232 milliards d’euros (bien moins que ce que l’Etat a emprunté en 2009, 252 milliards)… Toutes les critiques au nom de la « sauvegarde de la qualité de la signature de l’Etat français » auprès des marchés financiers seraient désarmées.
En 2011, rebelote, 20 milliards d’investissements, 60 milliards de trésorerie. Et ainsi de suite, jusqu’à épuisement. En fait ce serait comme si l’Etat augmentait ses émissions de dette de 20 milliards pendant cinq ans. Et avec un peu de chance, la reprise économique, générant des recettes fiscales, restreindrait le besoin de financement public.
Evidemment, pour mettre le plus de chances de réaliser une bonne affaire, il faut emprunter en 2010 le moins cher possible, c’est-à-dire auprès des marchés financiers, et donc renoncer à l’aspect « politique » d’un emprunt « populaire » qui viendrait plébisciter l’action économique de Nicolas Sarkozy. Mais dans ses discours, le président semble déjà s’être fait une raison.
12:30 Publié dans vu dans Marianne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
besson
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Région Ile de France
07:30 Publié dans Information Section | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy






