23.11.2009

Travailleurs sans papiers: faut-il fermer Bouygues ?

Plusieurs dizaines de travailleurs sans papiers occupent depuis le début de l'après-midi le chantier de rénovation de la tour First (ancienne tour Axa), à la Défense, pour réclamer leur régularisation.

Une partie des manifestants est installée autour du chantier tandis que d'autres occupent les préfabriqués, sans que leur action n'interrompe les travaux, dirigés par Bouygues construction.

Plusieurs sans-papiers affirment, badges à l'appui, qu'ils travaillent sur ce chantier. «Les employeurs savent qu'on est des sans-papiers. On veut une circulaire du gouvernement avec des critères simples pour être régularisés», a déclaré l'un d'eux à l'AFP, sans dévoiler son identité.

Environ 300 travailleurs sans papiers avaient déjà occupé le 2 novembre les préfabriqués situés sur ce chantier, avant d'être évacués quelques heures plus tard par les forces de l'ordre.

«Lors de la précédente occupation, nous avons été évacués sans aucune décision de justice, ce qui était une atteinte au droit de grève. Il faut savoir que dans le bâtiment public, 70% de l'activité est sous-traitée. Et plus on descend bas dans la sous-traitance, plus on trouve des travailleurs sans papiers» explique Oliver Villeret, de l'union départementale CGT de Paris.

Cette occupation s'inscrit dans le mouvement national d'action lancé depuis le 13 octobre sur des sites tels que les chantiers, restaurants ou entreprises de nettoyage, des secteurs qui emploient de nombreux sans-papiers.

Le ministre du Travail, Xavier Darcos, a annoncé que les préfets pourront prononcer la «fermeture administrative» des entreprises employant des travailleurs sans papiers.

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