30.11.2009
Chômage : maintenant, il ne reste que la charité ?
Avec 2% d'augmentation en une mois, le rebond du chômage est cruel pour le gouvernement ce mois-ci. Du coup, il n'y avait guère de volontaire officiel pour commenter l'évènement ce matin sur les ondes. C'est Martin Hirsch qui s'y est collé. Un symbole ?
Mais à entendre Martin Hirsch ce matin, on avait presque l'impression d'entendre un boutiquier heureux de l'élargissement soudain de sa clientèle. On plaisante à peine : au fur et à mesure que le chômage se développe, la population des assistés grandit et le job de Martin Hirsch s'élargit. Le Haut commissaire aux Solidarités triomphait presque à l'antenne. Oui, il avait eu raison de se battre pour le RSA jeunes. Oui, il fallait maintenant mobiliser tout l'argent prévu par l'Etat pour aider les jeunes en situation difficile. Oui il fallait plus que jamais tendre la sébile en direction des grands groupes pour qu'ils fassent quelque chose. Hirsch incarne, en quelque sorte l'aftershave des politiques de l'emploi, ce qu'il reste à faire quand on a tout essayé pour rappeler le triste constat de François Mitterrand quand il y avait un ou deux millions de chômeurs de moins...
Brusquement ce matin, la France est en effet placée devant un constat cruel : face à la crise, il n'y a pas de politique économique efficace, il n'y a plus que la charité, la solidarité. A quelques jours de Nöel, l'emploi redevient un redoutable phénomène météorologique. Christine Lagarde qui est censée manager la politique économique ? Elle s'est contentée d'une conférence de presse, comme si elle redoutait d'altérer son prix de meilleur ministre de l'économie européen. François Fillon ? Le pessimisme se lisant sous ses sourcils, il préfère sans doute se taire et n'a pas tort. Quant à Laurent Wauquiez, son discours est celui d'un commentateur et non celui d'un ministre : « On est encore dans la crise et il ne faut pas se laisser abuser par le yoyo des marchés financiers. »
A vrai dire, ce silence parle pour le gouvernement : le chômage augmente au fur et à mesure que l'industrie française se meurt. Pendant vingt ans, au nom du dogme libre-échangiste, on a refusé de s'inquiéter de la désindustrialisation affirmant à tort que la France comme les autres pays développés devait se replier sur des secteurs à forte valeur ajoutée. Nicolas Sarkozy a proclamé une volonté de rupture avec cette détestable analyse que plus grand monde ne revendique d'ailleurs. Il a annoncé une nouvelle politique d'investissement confiée pour une part à Christian Estrosi, sacré pompier en chef de l'industrie, le volet traitement d'urgence de la crise revenant à Patrick Devedjian, ministre chargé du plan de relance. Où en sont leurs actions respectives ? A-t-on réussi à bloquer un tant soit peu l'hémorragie d'emplois industriels ? Le gouvernement a-t-il l'intention d'accentuer ses efforts dans cette direction ?
Voilà les questions auxquelles le gouvernement devrait répondre, au lieu de laisser le Haut Commissaire à la charité publique espérer de nouveaux subsides pour l'assistance publique, utile, certes, mais plus anxiogène que jamais dans ce contexte.
20:55 Publié dans vu dans Marianne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
Dray doit rencontrer Aubry, estime François Hollande
Le député de Corrèze estime que la numéro un du PS devait rencontrer Julien Dray à propos du différend entre la direction du parti et le député de l'Essonne, qui refuse d'être écarté des élections régionales en raison de ses démêlés judiciaires.

François Hollande (Sipa)
Avant de l'écarter de la liste PS de l'Essonne, où il ne figure pas pour l'instant, "moi ce que j'aurais fait, c'est de rencontrer Julien Dray [...] le mieux dans ces moments là, j'en ai connu en dix ans, [c'est] rencontrer la personne, la respecter, trouver la solution", a affirmé l'ex-premier secrétaire, interrogé dans l'émission "Dimanche +" de Canal Plus.
- Martine Aubry n'a pas rencontré Julien Dray ?
- Je crois qu'il faut qu'elle le fasse, a répondu François Hollande.
Présomption d'innocence
"Il y a la présomption d'innocence, le mieux serait d'attendre la décision de la justice pour prendre une décision" politique, a aussi déclaré le député et président du conseil général de Corrèze.
Julien Dray a annoncé dimanche qu'il maintenait sa candidature aux régionales sur la liste de l'Essonne, estimant qu'en rejetant celle-ci, le PS avait "foulé aux pieds" des "valeurs fondamentales de la République", comme la présomption d'innocence.
Depuis décembre 2008, le député et vice-président de la région Ile-de-France est visé par une enquête dirigée par le parquet de Paris sur des mouvements de fonds suspects à partir de comptes de l'association Les Parrains de SOS Racisme et de l'organisation lycéenne Fidl.
Expliquant qu'il s'agit de simples prêts qu'il a remboursés, il assure n'avoir bénéficié d'aucun enrichissement personnel, réfutant toute malversation.
18:15 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
L'identité nationale, une manoeuvre politique pour 72% des Français
72% des Français considèrent que le débat sur l'identité nationale est une manoeuvre politique en vue des élections régionales de mars. lls sont cependant 57% à trouver ce débat justifié.

72% des Français jugent le débat sur l'identité nationale comme une stratégie (Reuters)
Près de six sur dix (57%) trouvent cependant l'ouverture de ce débat justifiée car cela correspond selon eux à un sujet qui intéresse les Français, même si 43% estiment que cela va avoir pour effet de remettre le Front national au centre du débat politique et public.
-Enquête réalisée au téléphone et à domicile auprès d'un échantillon de 955 personnes sélectionné selon la méthode des quotas pour être représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
12:30 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
vaccination
09:15 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
Le PS pour une régularisation des sans-papiers selon "critères"
Alors que Nicolas Sarkozy accuse le PS de vouloir faire "remonter le FN" sur la question des sans-papiers, Arnaud Montebourg précise que le PS n'est pas pour une régularisation massive, mais "sur critères".

Arnaud Montebourg (AFP)
Invité du Forum Radio J, Arnaud Montebourg a détaillé les critères selon lesquels on pourrait régulariser les sans-papiers.
"Il y a les critères liés au travail, la scolarisation des enfants, la durée significative de la présence et l'intégration effective que nous pourrions mesurer à travers certains" indicateurs comme "apprendre le français", a-t-il expliqué.
Une régulation "massive" n'est "pas la position" du PS
S'agissant de la présence sur le territoire, Arnaud Montebourg a évoqué une durée de "plus de dix ans" comme l'avait fixée en 1997/1998 le gouvernement de Lionel Jospin. Pour lui, cela "éviterait les régularisations générales".
Il a affirmé qu'une régularisation "massive" n'était "pas la position" du parti socialiste. "Nous avons une approche positive pour la France (...) nous sommes pour une politique d'immigration modérée, humaine, constructive pour la France", a-t-il dit.
Samedi, lors du Conseil national de l'UMP, le président Nicolas Sarkozy a accusé les socialistes "d'agiter le chiffon rouge" des sans-papiers pour "faire remonter le Front national".
07:15 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
29.11.2009
Sarkozy, une présidence anecdotique
Des ministres qui ne perdent jamais une occasion de se taire (sauf quand ils auraient vraiment des raisons de s'exprimer), Nicolas Sarkozy qui s'imagine en pourfendeur d'Al Capone en série, des statistiques sur le chômage plus que sujettes à caution, une enquête parlementaire sur les sondages de l'Elysée… Sarkofrance, semaine 134.
La politique de l'anecdote
Brice Hortefeux a fourni un bel exemple. Mardi, à l'Assemblée Nationale, le ministre de l'intérieur a expliqué aux députés qu'il « réfléchissait » avec Roselyne Bachelot à faire payer aux clubs sportifs le coût réel des déploiements de forces de l'ordre dans et aux abords des stades de football. Le président des Girondins de Bordeaux lui a répondu, sur France Info le lendemain : les clubs payent déjà le « dispositif standard », et seule une poignée de matches particulièrement chauds nécessitent chaque saison un renfort inhabituel. Une fois de plus, Hortefeux a perdu une occasion de se taire.
Mardi, Nicolas Sarkozy s'est « lourdement » déplacé en banlieue parisienne. Après les bandes, les récidivistes, les mineurs délinquants, les enfants violents en maternelle, les racailles « cagoulées », les délinquants sexuels qu'il faudrait castrer, les fous qu'il faut enfermer, le couvre-feu pour les mineurs, Nicolas Sarkozy a trouvé une nouvelle anecdote pour servir son propos : les caïds qu'il attaquera par le fisc. Plus personne n'oublie désormais que Nicolas Sarkozy est en charge de la sécurité des Français depuis... 2002. Sept ans d'échec ? Les violences aux personnes ne cessent de progresser depuis que Nicolas Sarkozy a pris le sujet de l'insécurité à bras le corps: moins de 350 000 actes en juillet 2003, 454 318 en juillet 2009. Pire, le budget du ministère de l'intérieur pour 2010 prévoit une baisse de 2 744 postes «équivalents temps plein» parmi les forces de police et de gendarmerie. Celui de la justice diminuera de 911 millions d'euros, principalement sur l'administration pénitentiaire. Qui a dit que la sécurité était une priorité ?
Xénophobie d'état
Contesté comme jamais, Eric Besson s'est également réfugié dans l'anecdote : il a voulu susciter une polémique sur les «mariages gris», ces unions où l'un des mariés (souvent un homme d'après le ministre) abuse de son conjoint(e). Interrogé avec insistance par les journalistes de France Inter mercredi matin sur le nombre de cas concernés, le ministre finissait par répondre qu'il ne sait pas. Cette affaire n'est qu'un symptôme du fantasme sécuritaire d’un ministre qui veut débusquer le clandestin sournois jusque dans l'intimité conjugale...
Mercredi soir, Eric Besson a tenu sa première réunion publique sur l’identité nationale. Un rassemblement d’élus, militants et sympathisants pour la plupart UMP, dans le Loiret. 250 rencontres sont prévues d’ici janvier. Le ministre se félicite que, sur 25 millions de ménages français, 35 000 contributions sur l'identité nationale aient été «postées» sur le site créé à cet effet. Les sondages révèlent que les Français n'expriment aucun doute sur leur sentiment patriotique. Les réticences naissent quand l'Etat déstabilise les convictions de chacun, à force de bavures policières, d'insécurité sociale et d'erreurs judiciaires. Quand 5 400 immigrés sans papier se mettent en grève, soutenus par la totalité des syndicats, Eric Besson explique qu'il fera fermer les employeurs concernés (une mesure impraticable), et il publie une circulaire de régularisation taillée sur mesure pour en exclure le plus grand nombre : il faudra justifier de 5 ans de travail en France, d'une ancienneté d'au moins 12 mois dans l'entreprise, et d'une promesse d'embauche supérieure à 12 mois d'emploi pour bénéficier de la clémence soudaine et contrainte des services de l'identité nationale. 5 400 sans-papier menacent-ils l'emploi des Français ? Eric Besson est coincé dans une posture idéologique stupide dont il ne sait se sortir. En quelques mois, il est devenu le symbole de la droite recomplexée.
Les canailles de la République
Les ficelles de l'argumentation sarkozyenne sont donc bien grosses. En vue des élections régionales, Sarkozy joue de trois sujets totalement idéologiques - fiscalité, insécurité, et immigration – pour solidifier son électorat en vue du prochain scrutin. L’effort est vain, tant la réalité s’obstine à se rappeler au bon souvenir des Français. Lundi, Nicolas Sarkozy recevait ainsi 1 700 cadres de pôle emploi. Loin de reconnaître que la fusion des ASSEDIC et de l'ANPE est un échec, le Monarque a exprimé sa reconnaissance à l'assistance, fustigé les critiques, et moqué les «créatifs» publicitaires qui lui proposaient des dénominations farfelues pour pôle emploi. Une nouvelle anecdote pour masquer la réalité. On se souvient que le logo de pôle emploi a quand même coûté 500 000 euros... La réalité est têtue. Pôle emploi est engorgé, et le chômage s'envole. En une grosse heure de discours, Nicolas Sarkozy n'a rien proposé. La semaine passée, Laurent Wauquiez, le secrétaire d’Etat à l'Emploi, fanfaronnait sur l’excellence de ses résultats : « grâce à lui », la France serait passée à côté de la catastrophe, plus de 1,5 millions personnes seraient « concernées » par les mesures gouvernementales de soutien aux chômeurs, etc., etc. Il devrait bien vite déchanter.
Le porte-parole du Parti Socialiste, Benoît Hamon, en a choqué quelques-uns en traitant Christian Charpy, le directeur de pôle emploi, de «canaille». Ce dernier publiait son traditionnel communiqué des chiffres mensuels du chômage. «La France compte 2,6 millions de chômeurs» commentaient allègrement et sans discernement la plupart des médias français. Benoît Hamon tient un argument: les statistiques commentées sont truffées de retraitements divers. La réalité est bien différente : 2,6 millions n'est que le nombre de sans-emplois absolus, la fameuse «catégorie A». En fait, pôle emploi recense 4,629 millions d'inscrits. Et on pourrait s'attarder sur d'autres statistiques : en octobre, pôle emploi a collecté 30 000 offres d'emploi de moins qu'en septembre, soit 273 000. Un chiffre ridiculement faible par rapport au nombre de demandeurs. Sans compter que près de la moitié de ces offres sont des emplois temporaires de 1 à 6 mois.
Vendredi, on pouvait aussi s'inquiéter des dérives fiscales et sociales de ... l'UMP: dans les Hauts-de-Seine, les cantines scolaires devraient augmenter leurs tarifs de 13% cette année. D'autres pointent le niveau d'endettement record de municipalités gérées depuis des lustres par l'UMP : les trois villes les plus endettées, par habitant, de France sont toutes les trois à droite : Levallois-Perret (9 030 euros par habitant), Cannes (4 618 euros) et Fréjus (2 866 euros). La campagne des élections régionales commence mal.
Président insécuritaire
L’Elysée a surtout quelques scandales à se faire pardonner. L’affaire de Tarnac rebondit, avec de nouvelles révélations sur des manipulations policières : un témoignage a été obtenu sous la contrainte, d’après l’intéressé, et puis antidaté. Depuis un an déjà, la Sarkofrance tente de divertir l'opinion avec un soi-disant complot terroriste de l'ultra-gauche dont le sabotage de caténaires sur une ligne TGV en octobre 2008 serait la plus forte illustration. Depuis, les avocats des mis en examen ont repris du poil de la bête, et dénoncé les incohérences des constatations policières.
Autre scandale d’Etat, la commission des lois de l’Assemblée nationale a refusé la tenue d’une enquête parlementaire sur les sondages de l’Elysée. La présidence a financé, pour quelques 3 millions d’euros en 2008, 190 sondages dont la plupart ont été ensuite publiés par la presse sans que l’identité du commanditaire initial, Nicolas Sarkozy, fut portée à la connaissance de leurs lecteurs. Pire, le Canard Enchaîné a rappelé cette semaine que certains sondages auraient dû être réglés par l’UMP et non le contribuable. La commission des lois, à majorité UMP, a jugé que le parlement ne pouvait enquêter sur les pratiques du pouvoir exécutif. Qu’à cela ne tienne, le groupe socialiste revient à la charge, en demandant une enquête sur l’ensemble des frais d’enquêtes d’opinions du gouvernement et de la présidence de la République. Cette fois-ci, les proches du président auront du mal à faire valoir une atteinte au principe de séparation des pouvoirs.
On pourrait enfin s'arrêter sur ce surprenant revirement de certains députés UMP: alors qu'un consensus s'était formé, de gauche à droite, pour instaurer un contrôle parlementaire sur la création de tout fichier relatif à la sécurité publique, le gouvernement avait décidé de jouer solo, en octobre, en créant un dimanche deux nouveaux fichiers de police. Et mardi dernier, la commission des lois de l'Assemblée Nationale a décidé de faciliter encore un peu plus la création de fichiers gouvernementaux quels qu'ils soient. On entend déjà Nicolas Sarkozy nous expliquer que le travailliste Gordon Brown fait bien pire au Royaume Uni, où la police est désormais suspectée de placer en garde à vue pour la seule fin de compléter ses fichiers ADN.
Les anecdotes s'oublient, la réalité demeure.
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"Off" de Sarkozy : un technicien mis en examen
Cette mise en examen, pour vol, intervient dans l'enquête sur la diffusion sur Internet de propos hors antenne de Nicolas Sarkozy sur France 3.

Il a été mis en examen par la juge d'instruction Anne-Julie Paschal, a-t-on confirmé au parquet de Paris jeudi 26 novembre.
France 3 a déposé plainte le 8 juillet 2008 pour "vol, recel et contrefaçon" après la diffusion sur internet d'une vidéo montrant Nicolas Sarkozy sur le plateau de la chaîne publique, hors antenne, avant un passage au journal "19/20" le 30 juin 2008.
Sur cette vidéo, visionnée à plusieurs centaines de milliers de reprises, Nicolas Sarkozy semblait très mécontent qu'un technicien de France 3 ne lui ait pas rendu son salut avant l'interview. Il avait également demandé au journaliste de France 3 Gérard Leclerc combien de temps il était resté "au placard".
"Employeur défaillant"
A la suite de cette plainte, les policiers avaient convoqué le 1er avril ce technicien et quatre journalistes, deux de France 3 et deux du site Rue89, qui avait diffusé ces images.
Début juillet, le technicien et les journalistes de France 3 étaient à nouveau entendus et dénonçaient une manœuvre d'"intimidation" de la police pour révéler leurs sources.
Pour l'intersyndicale (SNRT-CGT, SNJ-CGT, CFTC, FO, SNJ, SUD, CGC et SNJ-CGT), "après avoir en vain tenté d'incriminer des journalistes, la justice s'en prend maintenant à un technicien".
Les syndicats demandent également que la plainte déposée par la direction de France 3 soit "immédiatement retirée".
Selon eux, "l'employeur est défaillant" : "l'employeur n'a donné aucune consigne restrictive pour le tournage de cette interview, n'a pas demandé que les micros soient fermés après les essais".
Le signal vidéo pouvait être reçu dans l'ensemble de l'immeuble, a expliqué un salarié sous couvert d'anonymat.
Patrick de Carolis, PDG de France Télévisions, "a, en laissant courir la plainte, terni l'image de l'ensemble des salariés [...] dévoués à leur entreprise, en laissant entendre à l'opinion publique que les salariés du service public pourraient faillir à leur mission", estiment-ils.
18:15 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
Manifestation contre le changement de statut de La Poste
Plusieurs centaines de personnes se sont réunies à Paris pour protester contre le changement de statut de La Poste. "Sur cette affaire, nous irons jusqu'au conseil constitutionnel", a affirmé Razzi Hammadi, secrétaire national du PS.

Plusieurs centaines de personnes étaient réunies à Paris samedi 28 novembre (AFP)
A l'appel du comité contre la privatisation de la Poste, qui rassemble une soixantaine de syndicats, partis de gauche et associations, les manifestants se sont rassemblés devant La Poste centrale du Louvre, avant de défiler jusqu'à l'hôtel de ville de Paris, aux cris de "privatisation non non, non, service public, oui, oui, oui".
"Nous sommes toujours là"
Des actions décentralisées étaient prévues dans toute la France. "Il y a une centaine de manifestations, sur 35 à 40 départements", a expliqué Nicolas Galépidès, porte-parole du comité.
Razzi Hammadi (PS) a recensé aussi "entre 700 et 1.000 initiatives variées", comme des lâchers de ballons, des rencontres avec les élus, etc. "Aujourd'hui, c'est une journée pour dire 'nous sommes toujours là, nous ne lâchons pas'", a-t-il expliqué, rappelant qu'un nouveau "rassemblement citoyen" est prévu le 13 décembre à Paris.
Le "combat à l'Assemblée nationale s'annonce des plus âpres. Sur cette affaire, nous irons jusqu'au conseil constitutionnel", a-t-il affirmé. "Nous ferons de La Poste une question centrale des élections régionales", a-t-il ajouté.
"On ira jusqu'au bout"
Pour Annick Coupé (Solidaires), "la lutte contre la privatisation est toujours d'actualité. On ira jusqu'au bout", a-t-elle assuré, même si la dernière journée d'action, mardi, qui a mobilisé 22,2% de grévistes selon la direction et 40% selon les syndicats, "n'était pas à la hauteur de ce que les organisations syndicales attendaient".
"Cela ne veut pas que les citoyens ne sont pas concernés. C'est plus compliqué d'aller manifester un samedi après-midi que de mettre un bulletin de vote dans une urne", a reconnu Claudie Martens (FSU).
"Ca fait 17 mois que les salariés de La Poste, les élus, les usagers sont mobilisés", a souligné Joëlle Roeye (CGT), et "le gouvernement aurait tort de confondre des difficultés de mobilisation avec l'arrêt de la détermination".
12:30 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
Justice
09:19 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy
La venue de Sarkozy à un meeting UMP choque le PS
Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste, voit dans la présence du président de la République à la réunion d'investiture des têtes de listes de la majorité aux régionales "une rupture avec la tradition républicaine".

Nicolas Sarkozy à Aubervilliers (AFP)
Dans un communiqué, Benoît Hamon juge que " Nicolas Sarkozy se comporte plus en chef de parti qu'en chef de l'Etat". "Il montre qu'il n'est pas le président de tous les Français, mais le président d'un clan", ajoute-t-il.
Selon lui, le chef de l'Etat "tourne le dos à la tradition républicaine française qui prescrit, de manière saine et légitime, que le président de la République ne participe pas à des réunions de nature électorale".
"Le Parti socialiste regrette profondément cette attitude, qui n'est pas conforme à l'identité républicaine de la France", poursuit-il.
"En refusant d'assumer la hauteur qui doit incomber à sa charge, N. Sarkozy renonce à oeuvrer au rassemblement des Français", déclare Benoît Hamon.
07:30 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy








