27.01.2010
Le PS réaffirme son attachement à la retraite à 60 ans
Après les remous de la semaine dernière provoqués par les déclarations de Martine Aubry évoquant un départ à la retraite à 61 ou 62 ans, le PS a dissipé tout malentendu mardi soir en réaffirmant la défense de la retraite à 60 ans.
Dans un premier temps, le bureau national du PS a adopté mardi soir à l'unanimité un texte sur la réforme des retraites qui réaffirme "le maintien de l'âge légal du départ à la retraite à 60 ans, c'est-à-dire la possibilité de faire valoir ses droits, quel que soit le montant de sa retraite". Il s'agit de permettre à toute personne de partir à 60 ans si elle le souhaite, même si elle n'a pas un nombre de trimestres de cotisation suffisant. Quelques minutes plus tard, Martine Aubry, invitée sur TF1, réaffirmait son attachement à la retraite à 60 ans qui est un "droit" et doit le "rester".
La première secrétaire a donc finalement fait sienne la position officielle du bureau national, tout en expliquant qu'elle ne s'opposait pas à ce qu'elle avait dit précédemment. Le départ à 60 ans "doit rester un droit mais la réalité aujourd'hui, c'est que beaucoup de Français partent à 61 ou 62 ans, c'est ce que j'avais dit", a-t-elle précisé. "Il faut distinguer l'âge légal du départ à la retraite : nous pensons que chaque Français doit continuer à avoir le droit de partir à 60 ans, c'est le cas aujourd'hui, ça doit rester un droit", a-t-elle affirmé. La première secrétaire du PS a toutefois rappelé que "la réalité est que beaucoup de Français partent à 61 et 62 ans", et "que d'autres doivent pouvoir – c'est ce que nous proposons – partir plus tôt, quand ils ont commencé à travailler à 17 ou 18 ans".
Martine Aubry avait jeté le trouble dans le parti le 17 janvier en déclarant qu'elle acceptait que le départ à la retraite passe à 61 ans ou 62 ans, à condition que soit concédées des contreparties pour les métiers pénibles et le maintien dans l'emploi des cinquantenaires. Dès le lendemain, Benoît Hamon, porte-parole du PS, s'était ému que Mme Aubry ait pu concevoir de "reculer l'âge du départ à la retraite". "Il ne s'agit pas de la position du parti", avait-il précisé.
Dans son communiqué, le PS reconnaît que "l'accroissement de l'espérance de vie, associé à une arrivée plus tardive sur le marché du travail, entraîne un départ réel à la retraite à 61, 62 ans". "Mais nous voulons que les salariés puissent faire valoir leurs droits à la retraite dès lors qu'ils ont cotisé le nombre de trimestres requis, ce qui signifie que pourraient partir à 58 ou 59 ans par exemple des salariés qui ont commencé à travailler tôt", précise-t-il.
20:50 Publié dans Vu dans le Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozy







Commentaires
Nous aurons donc des travailleurs somnolents, usés puisque on les oblige à travailler longtemps. Nous sommes loin des jeunes dynamiques, âge oblige. Je n'ose penser à la compétitivité des entreprises qui va forcément en pâtir. De ce fait, l'économie française va encore en faire les frais. Maais la sécurité sociale peeut se frotter les mains, car ces travailleurs fatigués ne feront pas de vieux os comme nos aînés, le déficit va se résorber de lui-même. N'est pas un bon calcul de la part de nos dirigeants qui sont de toutes façons épargnés par toutes ces mesures d'austérité dont ils connaissent les ficelles? Seules vont faire fortune les fabricants de cercueils, les pompes funèbres. Voilà la solution, ouvrez vite un commerce...de la mort!
Ecrit par : sumo | 14.02.2010
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