31.01.2010

Sarkozy, roi des mauvais perdants

En cette 143e semaine de Sarkofrance, le président s'est surpassé. Face aux Français sur TF1 lundi soir, il a passé son temps à s'auto justifier. Jeudi, il ratait sa conférence sur les déficits. Vendredi, le Parquet faisait appel — sur ordre?— de la relaxe de Villepin. Et toujours la même antienne: c'est pas moi, c'est les autres.



Dessin Louison
évènement de cette 143ème semaine de Sarkofrance devait être l’intervention télévisée, lundi soir, de Nicolas Sarkozy. Quelques minutes chez Laurence Ferrari, puis deux heures d’émission, sans coupure publicitaire, au milieu de 11 Français encadrés par l’animateur-journaliste Jean-Pierre Pernault. Aucune annonce, si ce n’est la baisse prochaine du chômage. Sarkozy était «à l’écoute », l’air sérieux, le ton parfois obséquieux, incapable d’avouer qu’il a failli, pour un exercice d’auto-défense systématique.

Jeudi, Dominique de Villepin croyait avoir gagné sa bataille judiciaire dans l’affaire Clearstream. Que nenni, le lendemain matin, le procureur Marin annonçait que le parquet ferait appel de la relaxe de l’ancien premier ministre.

Sarko mauvais perdant à la télé
Lundi soir, le président français venait écouter et s’expliquer. L’émission a plu – 8,6 millions de téléspectateurs, un score honorable pour TF1 – car elle fut une épreuve de téléréalité compassionnelle inédite. Onze Français ont exposé leurs difficultés, leurs souffrances, et chacun a pu s’identifier, dans cet exercice de psychothérapie télévisuelle. Surtout, Sarkozy a fait carton plein chez les plus vieux d’entre nous : 64% de l’audience était constitué de téléspectateurs de plus de 50 ans, le cœur de cible électorale de l’UMP. Cette intervention avait un objectif, immédiat et … électoral. Il ne s’agissait pas de recouvrer un semblant de proximité avec les Français. Nicolas Sarkozy ciblait les élections régionales, avec un show télévisuel maîtrisé, par TF1 interposé et l’appui du journaliste-phare de la France des régions, Jean-Pierre Pernault. La manœuvre est flagrante. A Laurence Ferrari, Sarkozy explique que «ce n'est pas le rôle du président de la République» que de s'impliquer dans la campagne. Pourtant, jeudi soir, il se faisait présenter les listes de candidats UMP aux élections régionales, pour les valider. 

Lundi soir, Sarkozy est surtout apparu comme un mauvais perdant : «Je vous demande de considérer que mon travail n'est pas très facile » n’a-t-il cessé de répéter à propos de sa tâche. Qui dirait le contraire ? L’assistance, sage, sombre et résignée, lui confrontait l’échec des promesses de « travailler plus pour gagner plus ». Après tout, les promesses, même proclamées de façon tonitruante, n'engagent que celles et ceux qui les croient. A Bernadette la caissière coincée par son faible pouvoir d’achat, il rétorque : « la seule façon de trouver des solutions pour des gens comme vous, c'est les heures supplémentaires ». Son employeur ne veut pas lui en donner. « Donnez-moi ses coordonnées ». A Samir, l’enseignant précaire, il promet, au grand dam de son ministre du budget, de se pencher sur la titularisation des enseignants précaires. Mais il s’exclame: « Si j'exonère l'Education Nationale, où est-ce que je les trouve, les économies ? ». A la productrice étranglée par la chute du prix du lait, il botte en touche vers l’Europe. A l’infirmière épuisée par ses conditions de travail et le recul de son âge de départ à la retraite, il répond qu’à 55 ans, son âge dans deux jours, on est encore en pleine forme. Il n’y eut que Pierre Le Menahes, ouvrier cégétiste, pour mettre à la peine Nicolas Sarkozy lors du débat, notamment sur les écarts salariaux en France : « Moi je préfère un bon patron bien payé qu’un mauvais patron mal payé ». Quelques minutes auparavant, il avait déjà expliqué qu’Henri Proglio, devenu malgré lui symbole de la confusion des genres, méritait largement ses 1,6 millions d’euros annuels. Et sa double casquette EDF/Veolia ? Sarkozy a enterré l’idée (c'est « l’affaire de quelques mois »), après l’avoir défendue en coulisses depuis juillet.

Une jeune étudiante bien diplômée échoue-t-elle à décrocher un job ? C’est la faute à la crise mais « le chômage va reculer ». Effectivement, trois jours plus tard, des statistiques arrangées étaient publiées par le ministère du Travail sur le nombre de demandeurs d’emploi en décembre. Ô surprise ! Le chômage a baissé en décembre par rapport au mois précédent. -18 700 demandeurs nous dit on. Mais il faut bien lire les statistiques officielles : en décembre, les radiations administratives ont progressé de ... +11,1%, soit 42 000 personnes sur le seul mois de décembre (+4 000 versus novembre). Et les cessations d'inscription pour défaut d'actualisation restent à un niveau élevé : 197 000 en décembre, contre 162 000 au plus fort de la crise, en décembre 2008. Le président du cercle des économistes contredit aussi l'optimisme présidentiel dans les colonnes du Figaro: «2010 ne sera pas une année de décrue du chômage ». Près d’un million de chômeurs perdront leurs droits d’ici quelques mois, dont 600 000 sans aucune aide de relais. Sarkozy n’a pas de réponse : « la solution n'est pas dans la multiplication des aides de toutes sortes. » Les chômeurs veulent du travail. Bien sûr. Et quand il n’y en a pas ? Il n'y a qu'un endroit où le chômage a bel et bien disparu : dans le programme d'économie des classes de seconde. Le contenu des manuels scolaires a été communiqué aux éditeurs par le Ministère de l'Education Nationale. Le chapitre consacré à l'emploi et au chômage a été supprimé.

Lundi soir, la parole du Monarque était usée.

Sarko, mauvais perdant avec la justice
Mardi, les clandestins Kurdes, originaires de Syrie, arrêtés en Corse le week-end dernier, ont été relaxés. Eric Besson est furax. Il a fait annuler les arrêtés de reconduite à la frontière. Un à un, les tribunaux ont rendu leur liberté aux sans-papiers dans chacune des villes où ils avaient été placés en centres de rétention. Motif ? « Vice de procédure ». Insulte suprême, fiasco politique. La CIMADE accusait le gouvernement de vouloir raccourcir le délai de leur demande d’asile. Même le Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU s’en était ému. Dans un premier temps, Eric Besson s’est justifié par … un manque de places d’hébergement. Il a ensuite expliqué vouloir durcir la législation, contre ce type d’«afflux massif inopiné». Lundi soir, Nicolas Sarkozy, mécontent et contrarié, est venu au secours de son ministre. Il a promis que les clandestins qui n’obtiendraient pas l’asile politique seraient renvoyés chez eux.

Sarko fut aussi mauvais perdant contre Villepin. Jeudi, l'ancien  était heureux, jeudi midi, en apprenant qu’il avait été relaxé des accusations de dénonciation calomnieuse dans l’affaire Clearstream : « Après plusieurs années d’épreuve, mon innocence a été reconnue». L’après midi, l’Elysée faisait savoir que Nicolas Sarkozy prenait acte de la décision judiciaire. Les proches de l’ancien premier ministre expliquaient que son combat politique, critique contre le chef de l’Etat, pouvait enfin commencer. Leur soulagement a été de courte durée. Dès le lendemain, le trouble Jean-Claude Marin, procureur parisien de l’affaire, expliquait sur une radio matinale qu’il avait « décidé » d’interjeter en appel de cette décision, aux motifs que toute la vérité de l’affaire n’a pas été dévoilée, que la parquet a le droit de faire appel d’une décision contraire à ses réquisitions, et que deux autres prévenus, Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin, ont eux aussi fait appel. Personne n'est dupe.

Vendredi soir, Dominique de Villepin intervient sur CANAL+, après son coup de gueule du matin sur BFM-TV. « Il y a eu hier une réunion à la Présidence de la où cette décision a été prise. » Villepin dénonce explicitement Sarkozy. « J’ai eu la confirmation de cette information ». Les chroniqueurs du Grand Journal de CANAL+ veulent en savoir plus sur cette source anonyme à l’Elysée. Villepin continue: le procureur Marin « s’est fait tordre le bras » pour le renvoyer en justice. « Il l’a fait sous la pression de la Présidence de la République ». La Sarkofrance a mal à la justice. Elle n’empêche pas le déballage de ses poubelles. La haine l’a emporté, à tous points de vue. La presse étrangère ne s'y trompe pas, soulignant le revers politique majeur subi par Sarkozy : jeudi, le Monarque a relancé les ambitions et la capacité de nuisance présidentielles de Dominique de Villepin. Vendredi, en faisant appel, il a confirmé le statut de victime de son opposant.

Sarko, mauvais perdant avec ses déficits
Jeudi, le président français tenait sa fameuse conférence sur les déficits, censée conclure sur l’effroyable dérive des comptes … des collectivités locales. Sarkozy est fiscalement coincé : il ne souhaite ni revenir sur les cadeaux fiscaux aux plus fortunés (tel le bouclier fiscal), ni sur les exonérations de charges, pourtant coûteuses, comme les défiscalisations d’heures supplémentaires. Il faut donc taper sur les charges, souvent sociales … et les comptes des régions et départements, majoritairement à gauche. Le combat électoral pro-UMP se loge dans des détails. Les élus de gauche ont boycotté la séance. Et pour cause, la dette publique qui incombe des régions et départements ne pèse que pour 10% des 1 456 milliards d’euros d’endettement public. De surcroît, à la différence de l’Etat, les collectivités locales ne peuvent afficher de déficit budgétaire. Sarkozy a beau jeu de promettre l’instauration d’une règle d'équilibre des comptes de l'ensemble des administrations publiques, à l'image de l'Allemagne. Quand aux dotations de l’Etat, figées au moment des différents transferts de compétences et la récupération des impôts locaux, elles se révèlent insuffisantes pour couvrir les aides sociales aux plus démunis. D’ici à 2013, l’Etat doit réduire son déficit budgétaire de … 100 milliards d’euros. Rien que cela. Dans l’Espagne voisine, le premier ministre Zapattero a promis un plan de rigueur de 50 milliards d'euros d'économies d’ici 2012.

Le Monarque, dépensier pour lui-même et peu économe avec l’argent du contribuable, a quand même voulu donner quelques leçons : «En avril, nous prendrons des décisions extrêmement précises pour que la spirale des déficits ne porte pas atteinte à la crédibilité de notre pays». Son collaborateur François Fillon fait semblant renchérir dans une interview au Figaro, samedi 30 janvier. Le premier ministre annonce travailler sur des «efforts sans précédent» qu'il présentera à Bruxelles la semaine prochaine. A le lire, ses propositions n'ont rien de bien nouveau : stabilisation des dépenses publiques («Jamais un gouvernement n'aura fait autant»), réduction de la progression des dépenses d'assurance maladie sous la barre de +3% annuels, et poursuite du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Rien sur la fiscalité. Fillon se contente seulement de promettre de ne pas créer de nouvelles niches fiscales... Le coeur de l'électorat UMP est déjà bien doté ! Pour couronner le tout, Fillon prie pour un retour à une croissance supérieure à +2,5% par an dès 2011. Allumez vos cierges !

Sarko, mauvais perdant avec la police
Vendredi, les policiers élisaient leurs représentants du personnel. L'union entre Unité police, classée à gauche, et le SGP-FO, qui a fait « campagne » contre la politique du chiffre de Nicolas Sarkozy, est sortie grand vainqueur de ces élections professionnelles marquées, comme à chaque fois, par un fort taux de participation (82%). Brice Hortefeux a tenté de renvoyer la balle sur les régions socialistes. En matière de lutte contre l'insécurité, ces dernières, par la voix du groupe socialiste au Sénat, ont répliqué qu'il était en charge de la police et de la gendarmerie nationale. Les régions n'ont aucune attribution particulière en matière de sécurité publique.

Jeudi, le gouvernement était aussi contraint de reconnaître que le nombre de gardes à vue officiellement répertoriées était largement sous-estimé : 900 000, contre 600 000. Il n’était que de 300 000 en 2002. Le journaliste Mathieu Aaron, dans un ouvrage paru mercredi, a trouvé l’origine de l’écart dans « l’oubli » des gardes à vues pour délits routiers. Le porte-parole de l'Intérieur a confirmé une double comptabilisation. Et pour quel résultat ? la hausse continue des violences aux personnes.

Au final, cette semaine fut calamiteuse pour le président français : entre un débat télévisé défensif, un revers judiciaire dans l'affaire Clearstream, et une conférence ratée sur les déficits publics, Nicolas Sarkozy n'a trouvé que le forum économique de Davos pour s'exprimer devant une assistance docile.

DSK candidat PS souhaité par 23% des Français en 2012

Le directeur général du FMI ne devance que de trois points Martine Aubry, candidate préférée chez les seuls sympathisants PS.

Dominique Strauss-Kahn (AFP)

Dominique Strauss-Kahn (AFP)

Selon un sondage Ifop publié dimanche 31 janvier dans Le journal du dimanche, Dominique Strauss-Kahn est la personnalité que les Français souhaiteraient voir désignée comme candidat du Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2012. Avec 23% des opinions exprimées, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) devance de trois points la Première secrétaire du PS, Martine Aubry, qui recueille 20% des opinions exprimées.


Aubry, préférée des sympathisants PS


Cette dernière crée le fossé avec l'ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal (9%) et l'ex-Premier secrétaire François Hollande (7%). Lionel Jospin et Laurent Fabius sont ex-æquo (2%), un point devant Manuel Valls, Bertrand Delanoë, Arnaud Montebourg (1%).
A la question de savoir à quelle personnalité iraient leurs suffrages, 17% des personnes interrogées répondent : "aucune personnalité", 6% en choisissent une autre, 11% ne se prononcent pas.
Chez les seuls sympathisants socialistes, Martine Aubry est préférée par 27%, deux points devant Dominique Strauss-Kahn. Ségolène Royal obtient 11%, François Hollande 9%, Laurent Fabius 4%, Lionel Jospin 3%. Manuel Valls et Bertrand Delanoë ne décollent pas davantage (1%).

"L'étoffe d'un président"


Martine Aubry "incarne les idées et valeurs de la gauche" aux yeux de 60% de Français. Taux encore plus fort chez les sympathisants socialistes (73%), loin devant Dominique Strauss-Kahn (27% pour les Français, 21% chez les sympathisants).  La numéro 1 du PS l'emporte de très loin pour la compréhension "des problèmes des gens" (54% contre 28% DSK) et l'honnêteté (52% contre 29%).
En revanche, le directeur général du FMI a "l'étoffe d'un président de la République" pour 62% des Français (63% pour les seuls sympathisants socialistes). La maire de Lille n'obtient que 24% et 28% pour ce critère.
Dominique Strauss-Kahn est "capable de sortir le pays de la crise économique" pour 56% des Français (et 58% des sympathisants), Mme Aubry peinant à 22% (29%).

Sondage réalisé par téléphone les 28 et 29 janvier auprès d'un échantillon de 959 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

Sarkozy-Villepin: «C'est Verdun, on est dans les tranchées pour deux ans»

C’est la guerre ouverte. Vendredi soir sur Canal+, Dominique de Villepin a porté des accusations d’une violence inouïe contre Nicolas Sarkozy, l’accusant de «duplicité». Selon lui, le procureur de la République Jean-Claude Marin aurait décidé de faire appel sur ordre du chef de l’Etat, à l’issue d’une réunion qui se serait tenue jeudi à l’Elysée, alors même que Sarkozy semblait vouloir passer à autre chose. Aux journalistes stupéfaits par cette affirmation péremptoire, il a assuré n’avoir «pas l’ombre d’un doute» sur cette «information» qu’il tient de «fonctionnaires de la présidence de la République».

«Allégation mensongère», a aussi rétorqué la présidence. Son fidèle Georges Tron, d’ordinaire affable et mesuré, avait prévenu quelques heures plus tôt: «Maintenant, c’est Verdun. Ils veulent la guerre, ils l’auront! On est dans les tranchées, pour deux ans».

Fauve. C’est peu dire, donc, que le nouveau procès imposé par le procureur Marin a provoqué la colère des amis de l’ex-Premier ministre. Déchaînés, ils évoquaient ouvertement la possibilité d’une prochaine scission de l’UMP, avec, à la clé, la création d’un nouveau parti politique. Ceux qui jugeaient «probable» une candidature Villepin à la présidentielle de 2012 la disent désormais «certaine». Ils assumeront sans états d’âme une défaite de la droite dans deux ans.

Qu’un procureur choisisse d’annoncer sa décision au micro d’une radio constitue, pour Villepin et ses amis une illustration supplémentaire de la grossièreté du sarkozysme. Un régime qui salit la République et ses institutions. Sarkozy? Ce n’est, pour son rival, qu’un bloc d’ambition pure et de haine, sans conviction, sans idées, sans cette «passion de servir» dans laquelle se drape l’ancien Premier ministre.

Ses amis et admirateurs le décrivaient vendredi comme une sorte de fauve dont les blessures ne font qu’accroître «la détermination». «Plus on l’attaque plus son énergie est forte», assurait Brigitte Girardin, animatrice du Club Villepin. Au porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, qui ironisait jeudi sur un Villepin remis en selle «mais sans cheval», un proche de l’ex-chef de gouvernement réplique, triomphant : «Ce n’est pas un cheval, c’est une cavalerie qu’ils nous ont donné !» Villepin lui-même aurait reçu de très nombreux messages de soutien. Y compris de «deux anciens Premier ministres». Les députés villepinistes assurent que dans leurs circonscriptions, les élus et militants UMP faisaient part jeudi leur satisfaction de voir enfin «tournée» la page de la division. Vendredi, les mêmes manifestaient leur consternation face à «l’acharnement» du chef de l’Etat. Selon ses animateurs, le Club Villepin aurait reçu sur Internet, près de 300 adhésions par heure depuis la relaxe. «Quand j’annonçais qu’on serait 100 000 à la fin de l’année, on disait que j’étais dingue. Mais ce pari, je vais le gagner»,s’emporte Jean-Pierre Grand, député (UMP) de l’Hérault.

«Coups bas». Dans une vidéo à l’attention de ses supporteurs, Villepin revient sur son «ambition de servir»ceux qui ont en partage «l’amour de la France». Vendredi, sur Canal+, il a ajouté «qu’on ne peut à la fois multiplier les coups bas et servir les Français». Il jure qu’il ne tombera pas dans «le piège». Et pour le prouver, il annonce son intention «d’aller à la rencontre des Français», pour «rassembler tous ceux qui ont un idéal à défendre». A l’invitation du député Jacques Le Guen, il fait savoir qu’il sera le 15 février, dans le Finistère, auprès de producteurs de lait et d’éleveurs de cochons.

Davos

49079536.pnghttp://storage.canalblog.com/68/05/181887/49079536.png

Frêche: une stratégie électorale «pas très catholique»

l ne faudrait pas se tromper sur l’interprétation du nouveau dérapage très calculé de Georges Frêche dans L'Express de ce jeudi 28 Janvier, et qui provoque un tollé à gauche comme à droite. « Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème, il a une tronche pas catholique », a déclaré M. Frêche à l'adresse de M. Fabius, d'origine juive, selon l'hebdomadaire. Cette déclaration n'a pas été démentie mercredi par l'entourage de l'élu.

Dans une Région à fort électorat Front National, Georges Frêche utilise la même stratégie que Le Pen : lui adresser des clins d’œil subliminaux laissant entendre qu’il est « un peu » (pas trop !) raciste ( après les Arabes –via les harkis- et les Noirs, c’est le tour des Juifs), tout en restant dans le cadre de ce que permet la loi : il a toujours été acquitté, jusqu ‘à présent par les Tribunaux des accusations de propos racistes, et le serait sans doute à nouveau cette fois-ci. Qui n’a jamais utilisé l’expression « pas très catholique » ?

La question n’est pas que Frêche soit raciste ou pas (il ne l’est probablement pas) ; c’est l’utilisation à des fins purement électoralistes du racisme supposé de ceux qui votent Front National qui pose un problème politique et éthique.

Le PS manifeste une indignation sincère, mais que peut-il faire concrètement ? Il a déjà exclu définitivement Georges Frêche de ses rangs ; il peut constituer à la hâte une liste socialiste « en Septimanie », qui sera certainement battue ; reste à savoir si, en politique, les considérations électorales doivent toujours prendre le pas sur toute considération éthique : on le saura bientôt.

On attend aussi avec intérêt les réactions de Ségolène Royal, toujours prompte à brandir ses bons sentiments et à présenter ses excuses à tout le monde au nom des autres, et pour l’instant une des rares personnalités du Parti Socialiste encore muette sur cette pseudo-maladresse (en réalité très adroite – ou à droite) du dernier Président de Région qui la soutienne encore.

30.01.2010

Y a-t-il un sondage pour sauver le Président?

Une majorité de téléspectateurs convaincue par le président de la République et une majorité de Français qui ne le suit sur aucune des thématiques abordées. C'est le résultat peu cohérent d'un sondage CSA paru dans Le Parisien qui a interloqué certains internautes. Simple nuance, manipulation ou capacité de faire dire tout et son contraire aux sondages ?



Les deux tableaux du sondage paru dans Le Parisien
Les deux tableaux du sondage paru dans Le Parisien
A Davos, multipliant les blagues, interpellant le public, Sarkozy n'a pas convaincu son auditoire composé pour l'essentiel de financiers et d'industriels. Un bide, quelques applaudissements mais surtout pas de rappel. Pas plus qu'aujourd'hui, le président n'a convaincu les juges dans l'affaire Clearstream qui ont finalement relaxé Dominique de Villepin. Le Sarkoshow ne fonctionne plus.

Déjà, lors de sa prestation face aux Français sur TF1, Sarkozy avait convaincu certes 57% des téléspectateurs mais sur… aucun sujet, selon un sondage CSA paru dans Le Parisien. Une conclusion relativement paradoxale. Car si Sarkozy a bel et bien convaincu une majorité de ceux qui l’ont regardé, rassuré « le peuple de droite », notamment le public de Jean-Pierre Pernaut –preuve que le casting était parfait-, impossible de savoir sur quoi il a emporté le morceau. Car sur tous les thèmes abordés lors de l'émission, le président coule à pic.

Dans Le Parisien, deux tableaux. Le premier plutôt favorable au président puisqu'il précise dans le détail la part des convaincus parmi ceux qui ont regardé le président. Le second est beaucoup plus sévère pour le chef de l'Etat : 60% des personnes interrogées ne partagent pas l’optimisme du président de la République sur l’emploi. Encore moins sur le pouvoir d’achat où ils sont 61% à ne pas avoir été convaincus.
 
Même punition, sur les retraites, le débat sur l’identité nationale et le salaire d’Henri Proglio où le Président de la République ne convainc jamais plus de 30% des personnes interrogées. Tout juste atteint-il laborieusement la barre des 40% sur la réduction du nombre de fonctionnaires.
Bien mince pour affirmer que le président a convaincu. Nuance, les questions thématiques englobent ceux qui ont vu l'émission et ceux qui en ont entendu parler.

Jean-Daniel Lévy de CSA-Opinion explique donc l’écart de résultats « par la simple raison que la plupart des gens qui regardent une telle émission jugent a priori crédible la parole du responsable politique interviewé. Tandis que les autres davantage influencés par les commentaires plutôt critiques des médias et de la classe politique sont plus sévères dans leur jugement ». Bref, pour un sondeur plus on regarde, plus on est convaincu. Pourquoi pas ? De la même manière, qu'on peut défendre l'idée que le téléspectateur du président a des penchants sarkophiles...

Une présentation ambigüe des résultats

Allez savoir pourquoi, Le Parisien préfère faire monter à la Une et donner ainsi plus de visibilité et autant de légitimité à ceux qui jugent a priori crédible la parole présidentielle qu’à ceux qui prêtent une oreille attentive aux « commentaires plutôt critiques ».  

D’autant plus étonnant que dans le corps de l’article, le journal donne la part belle au résultat décevant de ce sondage pour le Président qui montre que 49% des Français n’ont pas été convaincus par le Président de la République. « La plupart des personnes interrogées restent donc sceptiques face aux explications du chef de l’Etat » écrit d’ailleurs Henri Vernet, chef du service politique du Parisien.

Interrogé par Marianne2.fr, Henri Vernet se défend : «on ne peut pas nous soupçonner de manipulation, sinon nous n'aurions publié qu'un seul tableau. C'est vrai que les titres étaient plutôt favorables au président de la République et les sondages qui portaient sur les téléspectateurs de l'émission nous semblaient plus intéressants. Mais les articles étaient beaucoup plus nuancés. Je dis d'ailleurs que la plupart des personnes interrogées restent sceptiques ».

Henri Vernet admet l'ambiguïté de la présentation des résultats. Puisque des lecteurs du Parisien ont eu des difficultés à décrypter le sondage et l'ont signalé sur le site du journal. Dans son édition du jour, Le Parisien revient sur ce sondage et fournit ses explications sur ce double regard. D'un côté l'émission et de l'autre l'action du président. Il n'en reste pas moins que nombre de médias qui ont repris les résultats de ce sondage n'ont pas fait l'effort de distinguer les Français téléspectateurs de ceux qui ne l'étaient pas. Certains signalant que le président avait convaincu 57% des...Français.


Sarkozy commande une deuxième émission à TF1

Du côté de l'Elysée, c'est moins des sondages que de l'audience dont on se préoccupe. Partant du principe que tout téléspectateur est un électeur acquis, Franck Louvrier, conseiller en communication de Sarkozy a qualifié d’ « historiques» les chiffres d’audience du Président -pas moins:  « On ne s’attendait pas à terrasser Maitre Yoda et Jack Malone », a-t-il ajouté sur Europe 1, tel un directeur des programmes de TF1 qui ferait le bilan de sa soirée.

A ce point satisfait du résultat, Louvrier s'est lâché, confirmant les « soupçons » sur l’initiative de l’Elysée, en commandant à  TF1 une seconde émission sur le même format : « il faut toujours compléter une émission d’actualité avec une confrontation avec les Français ».

Plus de 6 Français sur 10 attachés au maintien de la retraite à 60 ans

73% des sympathisants de gauche réclament le maintien de la retraite à 60 ans, considérée comme "un acquis social sur lequel il ne faut pas revenir".

Couple de personnes âgées (Sipa)

Couple de personnes âgées (Sipa)

Les Français sont favorables à 63% au maintien de l'âge du départ à la retraite à 60 ans, considéré comme "un acquis social sur lequel il ne faut pas revenir", selon un sondage BVA, diffusé vendredi 29 janvier par Les Echos et France Info. Ils sont 34% à estimer que l'âge de la retraite peut être repoussé en raison de l'allongement de l'espérance de vie, et 3% ne se prononcent pas.
Le clivage gauche-droite est marqué sur cette question puisque 73% des sympathisants de gauche demandent le maintien de la retraite à 60 ans contre 43% des sympathisants de droite.
Pour sauver le système des retraites, 51% des Français préfèrent travailler plus longtemps et 31% payer plus, alors que 14% n'optent ni pour une solution ni pour l'autre, et 4% ne se prononcent pas.

- Sondage réalisé par téléphone les 22 et 23 janvier auprès de 1.012 personnes représentatives de la population française de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.

"La question du déficit public concerne plus l'Etat que les collectivités locales"

La Conférence nationale sur les finances publiques s'est tenue à l'Elysée. Son volet consacré aux déficits publics a été boycotté par les maires socialistes, mais aussi par l'Association des départements de France et l'Association des régions de France. Leurs présidents respectifs, Claudy Lebreton (président PS du conseil général des Côtes-d'Armor) et Alain Rousset (président du Conseil régional d'Aquitaine) expliquent pourquoi ils ont choisi de ne pas participer aux débats.

Pourquoi avoir refusé de participer à la conférence sur le déficit public ?

Claudy Lebreton : Cette question concerne donc l'Etat, et non les collectivités locales. Le budget des départements doit être voté à l'équilibre, c'est la loi. Nous n'avons pas le droit de présenter un budget en déficit, sinon il pourrait être retoqué par le préfet. Ce budget comprend deux volets : une partie "fonctionnement" et une partie "investissement". Les départements ne peuvent présenter un déficit que dans la partie "investissement", le déficit sur le volet "fonctionnement" est interdit. Or, l'Etat a droit au déficit dans la partie fonctionnement de son budget, il peut emprunter pour financer ce volet. Et puis il y a un problème de forme. Nous n'avons pas vraiment été prévenus en amont que cette conférence allait avoir lieu.

Alain Rousset : Nous ne nous sentons effectivement pas concernés par des déficits qui ont été en grande partie provoqués par l'octroi de cadeaux fiscaux qui ont ouvert une brèche considérable dans l'équilibre des finances publiques. Il suffit de lire les chiffres. Même Gilles Carrez, le rapporteur (UMP) du budget, a dénoncé l'ampleur des exonérations fiscales, qui ont augmenté de 23 milliards d'euros par an depuis 2002, sur un budget annuel de 350 milliards. Ces cadeaux fiscaux sont meurtriers pour les finances. Faire une conférence sur les déficits, alors même que les collectivités sont plutôt bonnes gestionnaires et contribuent à 74 % à l'investissement public, c'est inacceptable.

Ne souhaitez-vous pas être associés aux discussions sur les déficits publics ?

Claudy Lebreton : Notre absence à la conférence ne signifie pas que nous nous désintéressons du problème, mais nous pouvons difficilement faire plus. Notre gestion est plutôt saine, nous n'avons le droit d'emprunter que pour nos dépenses d'investissement. Or, l'Etat emprunte non seulement pour le volet investissement, mais aussi pour ses dépenses de fonctionnement ! Si l'Etat s'appliquait les mêmes règles qu'aux départements, la situation des finances publiques ne serait pas aussi dramatique.

De plus, l'Etat ne respecte pas les lois. Il est en principe obligé de compenser à 100 % toute suspension d'une recette locale (comme la taxe professionnelle). Ce n'est pas le cas actuellement. Par exemple, les départements financent trois types de dépenses sociales : l'allocation de solidarité aux personnes âgées, le revenu de solidarité active ainsi que la prestation de compensation du handicap. Cela fait un total de 12 milliards d'euros, or l'Etat ne compense ces dépenses qu'à hauteur de 8 milliards.

Alain Rousset : Je crois qu'il fallait à un moment donné marquer le coup. Nous avons actuellement un gouvernement et un président de la République qui reprochent aux collectivités locales de trop dépenser. Or, c'est ce même gouvernement qui demande aux régions et aux départements, via les préfets, d'intervenir de plus en plus massivement sur des compétences que l'Etat n'arrive plus à financer. En même temps, l'Etat étrangle les collectivités locales par une réforme fiscale qui les prive de toutes ressources et qui va se révéler dévastatrice pour les services publics. Fondamentalement, nous ne sommes pas pour la politique de la chaise vide, nous sommes prêts à dialoguer. Mais cette hypocrisie a trop duré, et il fallait que nous l'exprimions.

Une nouvelle augmentation des impôts locaux sera-t-elle néanmoins nécessaire ?

Claudy Lebreton : Les disparités sont fortes d'un département à un autre, mais actuellement, 25 d'entre eux sont dans une situation financière gravissime. Rien que dans le mien, j'ai 450 millions d'euros de frais de fonctionnement, 230 millions de dépenses sociales et 90 millions de masse salariale. Il faut les assumer. Les investissements peuvent être parfois décalés dans le temps, en revanche les dépenses de fonctionnement doivent être maîtrisées. Une hausse des impôts locaux est difficilement évitable cette année, mais elle devrait rester modérée et ne pas dépasser le niveau de l'inflation, c'est-à-dire plus ou moins 2 %. Dans l'idéal, il faudrait les augmenter un peu plus que ça, mais nous devons tenir compte de la réalité économique dans laquelle vivent les gens en ce moment.

Alain Rousset : Nous allons effectivement augmenter les impôts mais de façon très modérée. Cela ne suffira pas à assurer notre survie. Il faudrait aller bien plus loin que ça et exiger du gouvernement une remise à plat totale de sa politique fiscale. Le gouvernement a fait trop de cadeaux fiscaux. Et quand on voit le salaire d'un Proglio ou d'autres grands patrons, quand on voit les conditions privilégiées auxquelles les banques françaises ont eu accès aux garanties de l'Etat... J'ai l'impression d'un véritable acharnement, d'une volonté d'affaiblir les collectivités locales comme s'il s'agissait d'une vengeance politique.

Pas si frèche que cela!

49068199.pnghttp://storage.canalblog.com/18/17/181887/49068199.png

Un changement du système est peu probable

Selon le Conseil d'orientation des retraites, le changement du système de retraites est possible mais il ne permettrait pas à lui seul de rétablir l'équilibre financier des régimes.

Raphaël Hadas-Lebel, président du Conseil d'orientation des retraites (AFP)

Raphaël Hadas-Lebel, président du Conseil d'orientation des retraites (AFP)

Le passage d'un système de retraites par annuités à un système en points ou en comptes notionnels est possible mais il ne permettrait pas à lui seul de rétablir l'équilibre financier des régimes, selon un rapport présenté jeudi 28 janvier par le Conseil d'orientation des retraites.
Le rapport ne se prononce pas sur l'opportunité d'un tel changement, que le gouvernement semble écarter dans le cadre de la réforme des retraites qu'il veut boucler cette année.

Redresser les comptes


L'objectif de cette réforme est de redresser les comptes des retraites, dont les déficits s'accroissent avec l'allongement de la durée de la vie, l'arrivée en retraite de la génération du 'baby boom' et la hausse du chômage liée à la crise économique.
"Le rapport conclut qu'il y a une possibilité technique de passer d'un système en annuités à un système en points ou en compte notionnels", a déclaré le président du Cor, Raphaël Hadas-Lebel, lors d'une conférence de presse.
Comme le système par annuités, ces systèmes sont des systèmes par répartition et ils peuvent intégrer les dispositifs de solidarité que nous connaissons aujourd'hui, a-t-il ajouté.
L'incidence d'un tel changement sur le niveau des retraites dépendrait des paramètres fixés par les responsables politiques, et aucun système ne permet en soi de redresser des comptes déséquilibrés comme ceux des régimes français, a-t-il souligné.

Des choix politiques


"Le changement de système est avant tout une question de choix politique, c'est-à-dire : quels objectifs on assigne à notre système de retraite ?", a ajouté Raphaël Hadas-Lebel.
Le Cor a identifié cinq objectifs, a-t-il ajouté : la pérennité financière, la lisibilité, l'équité entre générations, la solidarité à l'intérieur des générations et la cohérence avec les autres objectifs économiques fixés par un gouvernement.
Quant au rétablissement financier du système, il dépend de choix politiques sur les trois leviers traditionnels que sont les ressources des régimes, le montant des pensions et l'âge moyen effectif de départ en retraite.
Le gouvernement a semblé écarter un changement de système.
"Je ne crois pas que nous nous orientons vers des solutions systémiques de cet ordre", a ainsi déclaré mardi le ministre du Travail, Xavier Darcos, à propos du rapport du Cor.

Un changement systématique ?


Côté syndical, seule la CFDT a vraiment plaidé pour l'examen d'un changement systémique. La CGT, FO et la CFTC estiment pour leur part qu'un changement systémique entraînerait nécessairement une baisse des pensions qu'ils excluent.
La CFDT a déclaré jeudi dans un communiqué que le rapport du Cor était une "contribution importante" dans le débat "absolument nécessaire" sur l'avenir des retraites.
Force Ouvrière remarque qu'aucun système ne permet à lui seul de rétablir les comptes et juge qu'"il convient désormais d'activer le troisième levier, celui du financement, et d'affecter les ressources nécessaires à l'équilibre financier".
Pour la CGT, "ce n'est pas en revenant à une logique d'assurance mais bien en développant les atouts d'un système solidaire que l'on redonnera confiance dans la capacité à long terme de notre système de retraite à garantir aux générations futures un niveau de vie satisfaisant".

Pour la capitalisation


L'organisation patronale Medef estime pour sa part qu'"il conviendrait d'examiner des mécanismes qui permettraient, à côté d'un système par répartition qu'il convient de conserver et d'optimiser, le développement de systèmes par capitalisation".
Dans un système par annuités comme le régime de base français, la pension d'un assuré est fonction de son salaire moyen sur un certain nombre d'années ou de mois et du temps pendant lequel il a cotisé, le montant des cotisations n'influant pas sur le niveau de la pension.

En Europe


Dans un système par points comme celui des complémentaires Agirc et Arrco ou le système allemand, l'assuré acquiert, à mesure qu'il cotise, des points dont la somme sera multipliée par la valeur du point à la date où il prend sa retraite.
Dans un système de comptes notionnels comme le système suédois, l'assuré acquiert un capital virtuel constitué de ses cotisations qui sera divisé par un coefficient lié à l'espérance de vie de sa génération et fixé de façon à ce que la somme des pensions perçues par chaque génération soit égale à la somme des cotisations qu'elle a versées.
Le déficit du régime général des retraites est ainsi attendu à 10,7 milliards d'euros cette année et 14,5 milliards en 2013, selon la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010.

Toutes les notes