04.02.2010
Bussereau
La comparaison a «consterné» SOS Racisme. Chef de file de l’UMP dans la région Poitou-Charentes, Dominique Bussereau a qualifié les candidats du Modem qui figurent sur la liste de son adversaire socialiste, Ségolène Royal, de «harkis». Ce jeudi, le secrétaire d’Etat aux Transports a présenté ses excuses et admis avoir «utilisé à tort le mot "harkis"».
La présidente sortante du conseil régional, qui a accordé, sur sa liste, 5 places éligibles à des centristes derrière Alexis Blanc, ne parvient-elle pas à rassembler ? «Oui, enfin, elle rassemble des harkis, hein, si vous me permettez l’expression, des gens qui vont un peu dans cette affaire parce qu’ils n’ont pas d’autres moyens d’être élus», rétorque Bussereau, interrogé sur Europe 1.
envoyé par Europe1fr
«Il perd un peu les pédales, là»
Sur BFM-TV, Ségolène Royal a jugé «choquants» les propos de son adversaire: «Qu’est-ce que ça veut dire ce vocabulaire violent et dégradant?« La socialiste a suggéré à Bussereau d’écouter François Fillon qui - à la suite du dérapage de Georges Frêche sur «la tronche pas catholique» de Laurent Fabius - «a dit qu’il y a des mots qui ne font pas partie du débat républicain». «Il perd un peu les pédales, là, il faut qu’il se ressaisisse, M. Bussereau», commente-t-elle, souhaitant «qu’on sorte des invectives et des insultes».
Des propos «sur une population prise dans les tourments de l’histoire coloniale», jugés «inadmissibles» par SOS Racisme. Dans un communiqué, l’association ajoute: «Dans le climat délétère actuel ou les dérapages se multiplient, nous demandons aux responsables des partis politiques républicains de prendre leurs responsabilités et de ne pas tolérer en leur sein l’expression des paroles stigmatisantes qui fracturent le vivre-ensemble et enclenchent des logiques de repli.»
Liant ce dérapage au débat sur l’identité nationale et tire les enseignements du débat verbal sur l’identité nationale «qui a libéré en France l’expression d’une parole raciste», SOS Racisme conclut en demandant au Premier ministre, François Fillon, d’«ordonner à ses ministres de cesser de tenir des propos stigmatisants à l’endroit de telle ou telle partie de la population».
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Le logement, facteur aggravant des inégalités
Cette fragilité grandissante d'une partie de la population vis-à-vis du logement est une tendance lourde depuis plusieurs décennies. Selon un rapport de l'Insee sur "la consommation des ménages depuis 50 ans", la part moyenne du logement dans le budget des Français n'a cessé de croître au fil du temps, passant de 11 % en 1960 à 25 % en 2007 (1). Le budget lié à l'habitat est ainsi devenu le premier poste de dépense, détrônant l'alimentation, un phénomène qu'on retrouve dans la plupart des pays développés (lire encadré).
Régis Bigot, directeur adjoint du département Conditions de vie et Aspirations au Credoc, résume en quelques chiffres l'ampleur du problème : "Depuis 1996, les prix à l'achat ont été multiplié par 2,5, c'est-à-dire deux fois plus que le niveau de vie des Français. Quant aux loyers, ils ont augmenté deux fois plus vite que l'inflation au cours des trente dernières années."
PRÉCARISATION DES MÉNAGES
Le budget consacré au logement, à son chauffage et à son éclairage, représente aujourd'hui 75 % des dépenses "pré-engagées", sur lesquelles les ménages peuvent difficilement arbitrer à court terme. Cette immobilisation d'une part croissante des ressources a contribué à créer un écart important "entre la mesure du pouvoir d'achat et la perception que s'en font les ménages", explique l'Insee dans son étude sur "le poids des dépenses de logement depuis vingt ans".
Phénomène plus inquiétant, le logement est devenu un facteur d'aggravation des inégalités. Son poids budgétaire est en effet "deux fois plus élevé pour les 20 % des ménages les plus modestes que pour les 20 % les plus riches", souligne l'institut dans son rapport sur "le budget des familles en 2006".
Cette précarisation des ménages les plus fragiles s'explique en partie par leur difficulté grandissante pour accéder à la propriété. Parmi les 20 % de ménages ayant le niveau de vie le plus faible, la proportion de locataires ne cessent de croître, passant de 40 % en 1988 à 56 % en 2006, explique l'économiste Gabrielle Fack dans un article sur l'évolution des inégalités face au logement. A l'inverse, la proportion des 20 % de ménages les plus aisés à louer un appartement est passée sur la même période de 30 % à 20 % (voir tableau)". La part des propriétaires n'a donc cessé de croître en France entre 1973 (45 %) et 2002 (56 %), améliorant la situation de nombreux ménages qui ont pu profiter de la hausse des prix. Celle des plus modestes, souvent condamnés à la location, est en revanche devenue de plus en plus difficile à supporter.
"IL MANQUE 1 MILLION DE LOGEMENTS"
Les causes de l'augmentation du coût du logement sont multiples. Sur le long terme, la hausse des prix s'explique par le fait que la qualité et la superficie moyenne du parc immobilier s'est améliorée avec son renouvellement, explique Régis Bigot, du Credoc. "Mais sur les quinze dernières années, on ne peut pas dire que la qualité ait beaucoup évolué alors que les prix ont explosé", nuance-t-il, évoquant une "bulle spéculative".
La hausse des prix s'explique aussi par un déséquilibre structurel entre l'offre et la demande, particulièrement sensible dans un pays à fort taux de natalité comme la France : la baisse des taux d'intérêt depuis vingt ans a en effet favorisé l'accès au crédit, et donc la demande, alors que les mises en chantier n'ont pas suivi. "Il manque un million de logements en France", résume Jean-Michel Guérin, président du groupe "Particulier à Particulier".
(1) Le mode de calcul retenu ici est celui de la comptabilité nationale. Il attribue aux accédants à la propriété des loyers fictifs dits "imputés", qu'ils se payent à eux-mêmes et sont ajoutés à leurs revenus. Deux autres méthodes de calcul utilisées dans cet article existent : elles sont expliquées dans une étude de l'Insee page 35.
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Anne Hidalgo : "Sarkozy et Blanc veulent régler leurs comptes avec la décentralisation"
Pitch : En ce qui concerne les transports, que proposez-vous pour ceux qui vivent en grande banlieue ?
Anne Hidalgo : D'abord, nous sommes favorable à une tarification sociale. Des catégories de la population, par exemple les jeunes de moins de 26 ans en insertion, les chômeurs, les jeunes pouvant accéder aux avantages de la carte Imagin'air... doivent bénéficier de moyens plus importants. C'est ce que nous proposons avec des réductions ou des exonérations ciblées. En revanche, nous considérons que l'urgence en Ile-de-France, c'est d'investir sur l'offre de transports, en priorité les RER, pour qu'ils soient à l'heure et plus confortables.
Oursonne : Avez-vous déjà pris la ligne 13 à une heure de pointe ? Que proposez-vous pour désengorger cette ligne de transport ?
Anne Hidalgo : Oui, bien sûr, j'ai pris la ligne 13 à une heure de pointe comme les nombreux Parisiens et Franciliens qui s'y entassent. Nous proposons deux choses : sur le moyen terme, c'est-à-dire à horizon 2017, la prolongation de la ligne 14 est une réponse pour désengorger la ligne 13 ; et dans l'urgence, nous proposons des systèmes de bus alternatifs et une plus grande capacité des rames à transporter des usagers.
Ronaldo : Cela fait douze ans que vous êtes aux commandes de la région et nous devons attendre 2017 pour une amélioration de la ligne 13 ? Vous ne trouvez pas que vous poussez le bouchon un peu loin ?
Anne Hidalgo : D'abord, les investissements sur les transports franciliens se sont arrêtés du côté de l'Etat en 2002, alors que le réseau francilien méritait ce type d'investissements, qui ne peut être porté uniquement par les collectivités locales. Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France, préside le STIF, Syndicat des transports d'Ile-de-France, depuis 2006. Avant, c'était l'Etat. Et d'ailleurs, depuis 2006, Jean-Paul Huchon a renoué avec l'investissement dans le réseau de transports. Comme vous, je considère que le temps est trop long, mais si des améliorations peuvent être apportées, c'est d'abord et avant tout grâce à la mobilisation de la région Ile-de-France et des départements comme Paris ou la Seine-Saint-Denis.
Cerrumios : Que comptez-vous faire pour désengorger Paris de la circulation et ainsi diminuer la pollution ?
Anne Hidalgo : Nous avons déjà diminué la circulation automobile de 21 % depuis 2001 à Paris et diminué la pollution de proximité de 32 %. Nous allons continuer. Par exemple en proposant une offre alternative de transports collectifs : prolongement du tramway des Maréchaux jusqu'aux Batignolles, instauration d'un nouveau système Autolib' de voitures électriques en libre service, augmentation de la fréquence des bus en site propre et prolongement de la ligne 14 pour désengorger la ligne 13. Le maire de Paris a également prévu un plan concernant la reconquête des berges de Seine sur lequel il devrait revenir dans les semaines qui viennent.
Craquounette : Le gouvernement annonce plus de 4 milliards d'euros en faveur du logement social. Que propose le PS pour faire face au manque de logements en Ile-de-France ?
Anne Hidalgo : Cette annonce du gouvernement est quand même très en dessous des besoins de l'Ile-de-France. Et je rappelle que le logement est de la compétence de l'Etat. La région a financé deux cent quarante mille logements sociaux nouveaux depuis 2004 et propose de poursuivre son effort en incitant les maires des communes les plus bâtisseurs, par exemple en leur proposant de contribuer aux investissements de crèches, d'écoles, accompagnant les logements. La région propose aussi, avec Jean-Paul Huchon, l'extension de l'Etablissement public foncier régional à l'ensemble des départements d'Ile-de-France. Aujourd'hui, le 78 [Yvelines] et le 92 [Hauts-de-Seine] refusent d'y participer, alors que cet outil est l'outil essentiel pour rétablir l'égalité des territoires face à l'obligation de construction de logement social.
Eric : La région peut-elle avancer si elle est de gauche avec un gouvernement de droite ? Où en est le schéma directeur pour la région (Sdrif) ?
Anne Hidalgo : Je pense qu'il est indispensable que la région reste à gauche, parce que nous avons un gouvernement très à droite qui mène une politique de destruction des services publics. Regardez ce qui se passe par exemple sur l'hôpital public en ce moment, avec quatre mille suppressions d'emplois annoncées pour 2012 à l'APHP. Donc la région à gauche constitue un véritable bouclier social et ses efforts, joints à ceux de la ville de Paris, peuvent apporter de la qualité de vie aux Parisiens et aux Franciliens. Le Sdrif, qui a été travaillé par tous les élus de l'Ile-de-France, fait l'objet d'un combat d'arrière-garde du gouvernement, qui refuse toujours de le valider. C'est sans doute sa haute conception de la démocratie et de la décentralisation !
Sharklady : Quelle est votre position sur le port du voile intégral en France ?
Anne Hidalgo: Le voile intégral est d'abord une violence contre les femmes et me paraît totalement incompatible avec les lois de la République. Je pense que nous sommes des élus ou de futurs élus de la République, et que le fait qu'on n'ait pas de signe religieux distinctif dans les lieux publics ou à l'occasion d'une élection à laquelle chacun se présente libre me paraît une règle de conduite à tenir. Par exemple, je n'aimerais pas promouvoir l'idée qu'une femme voilée puisse être candidate sur une de mes listes. J'étais très favorable à la loi sur l'interdiction des signes religieux à l'école, et je pense que cette loi a porté ses fruits.
Souris : Vous dites "femme voilée" : tchador et niqab même combat ?
Anne Hidalgo: Je pense que le voile intégral est totalement incompatible avec la République. Je suis et ai été pour la loi qui, au nom de la neutralité nécessaire dans le service public, impose que les agents publics, par exemple dans les hôpitaux, les écoles, etc., ne portent pas de voile. Ensuite, c'est de la liberté de chacune de porter ou pas le foulard dans sa vie privée.
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Un projet de décret pour "se débarrasser des fonctionnaires"
Anne Baltazar, secrétaire générale de la fédération des fonctionnaires Force ouvrière (FO), explique pourquoi le projet de décret sur la réorientation professionnelle des agents de l'Etat, qui sera présenté le 11 février au Conseil supérieur de la fonction publique, provoque une telle polémique chez les syndicats de fonctionnaires.
Le texte prévoit qu'un agent "dont l'emploi est supprimé dans le cadre d'un projet de réorganisation" de son service sera mis en disponibilité d'office s'il refuse trois postes proposés en remplacement par l'administration. Que signifie cette disponibilité d'office ?
C'est un pré-licenciement déguisé. Le ou la fonctionnaire restera titulaire de la fonction publique mais ne percevra plus de salaire. Il recevra à la place une allocation sociale : un petit quelque chose qui ne remplacera en rien des revenus. Pendant ce temps-là, l'agent sera obligé de guetter lui-même des vacances d'emploi, pour n'importe quel poste et dans n'importe quelle administration de sa région. Le texte ne prévoit aucune aide pour l'accompagner dans cette recherche. S'il ne trouve rien qui lui corresponde, il sera licencié. La mise à disposition d'office existe déjà en cas de problèmes de santé et d'invalidité, mais ce projet de décret l'associe à des licenciements de titulaire. C'est inacceptable.
Le ministre de la fonction publique, Eric Woerth, a pointé qu'avant d'en arriver là, les fonctionnaires pourront bénéficier d'une réorientation personnalisée et suivie, afin d'éviter qu'ils ne refusent trois postes. Ce n'est pas suffisant selon vous ?
Non, car il n'y a aucune visibilité sur les postes en question à pourvoir en cas de réorganisation des antennes des services publics. L'autorité en la matière se trouve entre les mains du préfet de région, qui gère les arrêtés d'affectation sans concertation avec le personnel ou les syndicats. Les chefs des antennes concernées agiront selon ses directives, sans marge de manœuvre. Des conseillers en mobilité ont certes fait leur apparition l'année dernière dans les préfectures, mais nous ne sommes pas informés quant au rôle qu'ils auront dans ces mouvements de personnel. C'est le règne de l'incertitude et de l'insécurité, et découvrir ces mesures au fur et à mesure ne nous rassure pas. Le doute est par ailleurs permis concernant la "réorientation" proposée, et les offres d'emplois compatibles avec la vie des agents.
Les réorganisations de service seront-elles nombreuses ?
La révision générale des politiques publiques (RGPP), lancée en 2007 par le gouvernement Sarkozy, dans laquelle s'inscrit la réforme de l'administration territoriale dont il est ici question, est claire dans ses principes : l'Etat veut faire des économies sur le service public. Cela s'est d'abord traduit par le non-remplacement d'un employé sur deux partant en retraite. Ce projet de décret est un nouvel outil pour se débarrasser des fonctionnaires. Il fait prendre une tournure plus ferme à la RGPP. Dans ce contexte, tous les agents sont potentiellement concernés par des suppressions de postes. Sous couvert du redéploiement et de la restructuration de la fonction publique, ce sont tous les éléments d'un plan social global sur les fonctionnaires qui se mettent place.
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France Télecom
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Grève à la SNCF : le PS s'en prend à la direction
Le Parti socialiste a critiqué "l'incapacité du gouvernement à anticiper et à apaiser les conflits sociaux dans les transports".

(Reuters)
Bernard Soulage, secrétaire national du PS aux transports, déclare dans un communiqué que le PS "regrette qu'une fois de plus, les agents de la SNCF soient contraints d'en arriver à la grève pour se faire entendre, et relève que la multiplication des nuisances aux usagers se développe proportionnellement au désengagement de l'Etat".
Pour lui, "les récents incidents, dus notamment au froid", "la dégradation de la régularité de certains trains, le développement de nombreux conflits sociaux, sont autant de révélateurs d'un malaise dont le gouvernement doit prendre la mesure".
Le PS juge qu'au-delà des "belles paroles" du Grenelle de l'environnement, les "meilleurs remèdes" pour prévenir les conflits sociaux et l'amélioration de la qualité du transport demeurent "le nécessaire investissement dans nos infrastructures, le soutien à une présence forte des agents et le dialogue social".
Cette nouvelle grève est "un aveu d'échec pour le gouvernement qui fait payer aux usagers le prix de son désengagement au quotidien par une qualité de service dégradée et des conflits sociaux multipliés", juge le PS.
Trafic perturbé
Le trafic SNCF était perturbé comme prévu dans toute la France par une grève à l'appel des quatre principaux syndicats, suivie par 28 à 36% des cheminots. Les usagers avaient pour la plupart pris leurs dispositions.
A 11h, la direction a recensé 28,4% de grévistes, la CGT 35,65%, la première calculant son taux à partir des remontées des 230 établissements, la seconde à partir de 80 établissements tests.
Lors de la précédente grève nationale le 20 octobre à l'appel de trois syndicats, et non quatre comme mercredi, la direction avait enregistré 23,75% de grévistes, la CGT 31,6%.
Le secrétaire général de la première force syndicale, Didier Le Reste, a qualifié la mobilisation de "très sérieuse" et table en fin de journée sur un taux d'au moins 40% de grévistes comme escompté.
CGT, Unsa, Sud-Rail et CFDT protestent contre les réorganisations en cours impliquant reclassements, suppressions d'emplois et selon eux augmentation du stress chez les cheminots. Leur préavis court jusqu'à jeudi, 8h.
Perturbations limitées
Les perturbations étaient assez limitées, mercredi, avec en moyenne deux TGV et deux Transiliens sur trois en circulation, ainsi que la moitié des TER.
A la gare du Nord à Paris, la plus importante de France, l'affluence était en milieu de matinée celle d'un jour habituel.
A la gare du RER B à Roissy, Laurent Roptin, 31 ans, salarié à la mairie de Paris, "habitué des grèves", témoignait être arrivé "avec 30 minutes d'avance pour être certain d'arriver à Paris à l'heure".
A la gare TGV proche, le tableau d'affichage affichait quelques retards de 10 à 30 minutes en début de matinée. René Garrelon, retraité de 57 ans arrivant du Cameroun via l'aéroport de Roissy, était "au courant de la grève". "Mon train pour Nantes semble être maintenu mais ce qui m'inquiète le plus c'est que je dois emprunter des petites lignes ensuite", confiait-il.
S'informer
C'est le trajet retour qui souciait Xavier Hocq, 38 ans, salarié dans l'industrie médicale, partant pour Lyon. "Il n'y a que deux horaires possibles, 14h ou 20h. Je vais devoir prendre celui de 14h, mais ça écourte drôlement la journée", explique-t-il.
A la gare de Marseille Saint-Charles, l'affluence était réduite, mais les "gilets violets" de la SNCF, chargés de renseigner les voyageurs, nombreux. "Les gens ont été bien informés, ils se sont organisés autrement", constatait un agent.
L'entreprise publique conseille à chaque voyageur de s'informer spécifiquement sur sa ligne, en consultant la liste des trains affichée dans chaque gare, disponible pour les Transiliens. Deux numéros verts sont disponibles 08 05 90 36 35 pour les grandes lignes et TER, 08 05 70 08 05 pour les Transiliens. Quelque 600.000 tracts précisant les horaires ont été distribués mardi en région parisienne.
Vers une grève reconductible ?
Les syndicats divergent sur les suites à donner à ce mouvement, Sud-Rail plaidant pour une nouvelle grève, cette fois reconductible, ultérieurement, l'Unsa et la CFDT pour le dialogue avec la direction et la CGT ne se prononçant pas encore.
Les syndicats avaient averti qu'en l'absence de réponses de la SNCF et du gouvernement, ils déposeraient dès jeudi une nouvelle alarme sociale, préalable à tout dépôt de préavis de grève, "en vue d'une action de mobilisation des cheminots d'un niveau encore plus élevé".
Dès mercredi matin, Sud-Rail, troisième force syndicale, a proposé dans un communiqué "un appel unitaire à un mouvement de grève reconductible" étant donné "l'urgence de mesures nouvelles pour la SNCF", sur "l'arrêt de la casse du fret ferroviaire" et de "l'éclatement" de l'entreprise notamment.
Mais l'Unsa-cheminots estime que les cheminots ne semblent "pas prêts à entrer dans une grève dure" et elle entend privilégier "le dialogue social" avec la direction.
La CGT-cheminots souhaite elle voir "si la SNCF fait ou non des propositions" et prendre le temps de l'analyse avec les autres fédérations, avec qui elle doit se réunir jeudi. Le premier syndicat veut "réenclencher le processus" par une nouvelle alarme sociale.
Pour sa part, la CFDT, qui juge que la participation mercredi n'est "pas à la hauteur espérée", n'attend rien non plus d'une grève reconductible. "Avant, les cheminots exprimaient leurs inquiétudes dans des actions massives, désormais le désespoir domine", selon son responsable Arnaud Morvan, qui demande des "efforts" à l'entreprise sur la question des effectifs
1.404 suppressions de postes prévues
Le leader de la CGT-cheminots, selon qui "le mécontentement est réel", a fait part de son ras-le-bol "de la technique de l'enfumage érigée en système de communication et de relation sociale", notamment au sujet de l'emploi.
Le budget 2010 de l'entreprise publique prévoit 1.404 suppressions de postes en moyenne sur l'année, mais les syndicats constatent que les effectifs seront réduits à la fin de l'année de 3.713 personnes.
Le ton monte côté direction également. Le directeur des ressources humaines François Nogué a critiqué mardi la démarche de la CGT "consistant à déformer la réalité de manière systématique".
07:30 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, reconquetes, sarkozysocialiste, sarkozy






