03.03.2010

Quand Valérie Pécresse bute sur les questions d'un enfant de 12 ans

La tête de liste UMP en Ile-de-France n'a pas su répondre à plusieurs questions sur les transports en commun à Mantes-la-Jolie, concédant simplement "je ne sais pas du tout".

Valérie Pécresse, tête de liste aux régionales en Ile-de-France, s'est prêtée ce week-end au jeu des questions-réponses auprès d'apprentis journalistes d'une dizaine d'années, sur la radio LFM à Mantes-la-Jolie (Yvelines).
Interrogée sur le prix d'un aller-retour Paris-Mantes en train, la candidate a tenté de détourner la question sur le prix d'un abonnement mensuel en zone 6 avant de concéder : "je ne sais pas". Ce à quoi le journaliste de 12 ans a répondu fièrement "15,80 euros", avant de continuer : "Combien y-a-t-il de trains directs entre Paris et Mantes par heure ?".
Prise au dépourvu, Valérie Pécresse lâche : "Mon dieu, ça je ne sais pas du tout". "Vous ne savez toujours pas, alors que vous voulez devenir présidente de la région ?", rétorque le garçon. "Si ne vous savez pas tout ça, vous n'allez pas devenir présidente..." La candidate fulmine : "Je te propose d'inviter mes adversaires et de leur poser les mêmes questions, pour voir s'ils savent répondre..."

LA PROPOSITION DU JOUR : AIDE AU LOGEMENT DES JEUNES

Contexte

La qualité de vie des jeunes en formation supérieure est une priorité car elle est un des facteurs majeurs de la réussite et de l'autonomie pour plus de la moitié d'une classe d'âge désormais scolarisée dans l'enseignement supérieur. La question de l'égalité des chances est particulièrement aiguë en Ile-de-France où les jeunes inscrits dans l'enseignement supérieur sont d'origines très diverses et les conditions de vie plus difficiles que dans les autres régions. Ainsi plus de 60% des étudiants, élèves et apprentis franciliens du supérieur exercent une activité rémunérée au cours de l'année universitaire et près de la moitié résident, parfois contraints, chez leurs parents. Un nombre croissant de jeunes connaît de grandes difficultés financières et sociales.

Bilan de la droite

Le logement est d’abord une compétence de l’Etat. Le gouvernement se défausse de ses responsabilités car il ne souhaite pas assumer son bilan calamiteux : l'Etat en matière de logement, et notamment de logement étudiant, comme dans d'autres secteurs, ne tient pas ses engagements. Symptomatique de ce désengagement de l’Etat, le sort réservé par la Ministre de l’enseignement supérieur à la Résidence Universitaire d’Anthony qui a décidé de se « débarrasser » du dossier en la laissant aux mains d’autorités locales délibérément opposées au maintien et à la rénovation de la résidence. La Région, elle, s’est engagée à participer à hauteur de 20 millions à la réhabilitation des bâtiments de la Résidence Universitaire.

Nos propositions

Dès 2004, conscient de l’urgence sociale, Jean-Paul Huchon s’est engagé à mettre en œuvre une politique régionale du logement en menant un effort particulier pour le logement étudiant. Au cours de la précédente mandature, La Région a financé plus de 6.000 nouvelles places dans les foyers pour jeunes travailleurs et créé et réhabilité 9.156 places pour étudiants. Dans le cadre du Schéma du logement étudiant, nous nous engageons à construire 20 000 logements pour les jeunes, qu’ils soient étudiants, apprentis ou jeunes salariés. Pour les étudiants qui se logent dans des logements privés (location ou colocation), la Région prendra en charge la garantie du paiement des loyers ainsi que de la caution d’entrée dans le logement.

Darcos, un perdant malgré lui

Selon un sondage Ifop/Sud Ouest/TV7, Darcos serait le grand perdant des régionales en Aquitaine, le candidat PS l'emportant au second tour avec 61 % des intentions de vote. Retour sur une défaite annoncée.



A moins de deux semaines des régionales, Xavier Darcos, tête de liste UMP en Aquitaine, prend peut-être (enfin) la pleine mesure de son incapacité à gagner des élections bien trop éloignées de ses préoccupations actuelles.

Un récent sondage Ifop commandé par le quotidien Sud Ouest donne le candidat PS et président sortant, Alain Rousset, en tête à l'issue du premier tour avec 31 % des intentions de vote contre seulement 24 % pour la liste de la majorité présidentielle. Sud Ouest pointe du doigt une « sous-performance » pour le ministre qui se situe à 5 points au dessous de la moyenne nationale du parti.

Agenda chargé

Xavier Darcos avait pourtant bien préparé la suite des festivités. Jusqu'au 14 mars, son agenda est bouclé. Tout est prévu, du marché de la Teste-de-Buch -où le ministre du Travail possède une maison- en passant par la rencontre avec des maraîchers du Médoc et la traite des vaches de Sauveterre de Guyenne. Darcos ne devrait donc pas chômer dans les jours à venir. Pas sûr pourtant que cela suffise à faire mentir les sondages.

La campagne tardive entamée par un Xavier Darcos apathique fin janvier à grands coups de débats et de meetings en présence de guest stars telles que François Fillon ou Alain Juppé ne semble pas avoir influencé l'électorat aquitain.

Après sa débâcle lors du débat organisé à Sciences Po Bordeaux le 28 janvier, le ministre du Travail tente de prendre sa revanche à la Cité mondiale du vin. Plus confiant sur certains sujets comme la LGV Tous-Bordeaux, Darcos ne réussit cependant pas à éviter les ornières du débat électoral. Fier de ses quelques connaissances, il affirme que la région Aquitaine a embauché 380 000 personnes pendant les deux dernières années. Malheureusement pour lui, la région n'y est pour rien. Ces emplois sont en réalité le fait des collectivités territoriales que l'UMP se targue d'ailleurs de vouloir réformer, et que Nicolas Sarkozy brocarde volontiers, affirmant que si l'Etat supprime des postes de fonctionnaires, les collecivités locales en créent tout autant voire davantage. Bref, une erreur qu'Alain Rousset n'a pas manqué pas de relever.

« Mais qui êtes-vous ? »

Peu convaincant en débat, le ministre candidat espère séduire davantage sur le terrain. Sur le marché de Libourne, il se prête timidement au jeu des dégustations laissant à son guide, Jean-Paul Garaud, député UMP de la Gironde, le soin de discuter avec la populace. A l'angle d'une rue, le cortège croise deux vieilles dames. Darcos s'approche d'un pas décidé et tend la main à l'une d'elles. « Mais qui êtes-vous ? » Même dans sa Gironde natale, le ministre n'est pas identifié.

François Fillon, venu rouler des mécaniques à Mérignac lors de la présentation officielle des listes, avait pourtant tenu un discours de vainqueur devant des militants galvanisés par la présence de leurs idoles (Fillon, Juppé, Darcos). Juppé avait pour l'occasion mis de côté ses réticences à l'égard d'un candidat imposé par l'Elysée. Mais malgré les discours des uns et la bonne volonté des autres, Darcos n'en reste pas moins, et selon ses propres mots, un candidat  « malgré lui ». Sans détermination point de victoire ? Réponse le 21 mars.

Xynthia

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Sarkozy reprend en main la campagne de Valérie Pécresse

L’objectif que le président a assigné à Valérie Pécresse semble de plus en plus difficile. Les sondages successifs donnent le président socialiste vainqueur le 21 mars. Et, à douze jours du premier tour de scrutin et après une semaine où la droite francilienne s’est égarée dans l’affaire Ali Soumaré, le président de la République a décidé de remettre de l’ordre dans la campagne francilienne. L’ancien patron des Hauts-de-Seine a convoqué, mardi 2 mars, pour un petit déjeuner de travail, les principales personnalités de la liste conduite par Valérie Pécresse.

L’état-major élyséen mobilisé

La mise au point présiderimg0001.1267548051.JPGntielle a été réalisée en présence du premier ministre, François Fillon, du secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, du porte-parole du parti, Frédéric Lefebvre, du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, du conseiller spécial du président, Henri Guaino, et de Catherine Pégard, conseiller du chef de l’Etat. Le message est clair : faire taire les divisions internes de la liste (pourtant construite sous le contrôle du président de la République) et donner de l’écho à son projet Grand Paris.

Lors d’une conférence de presse organisée mardi 2 mars à Paris, quelques minutes après le recadrage élyséen, les têtes de liste ont, l’une après l’autre, récité devant un parterre de journalistes médusés, le programme voulu par le président. Valérie Pécresse montre l’exemple : le Paris métropole voulu par Nicolas Sarkozy est “visionnaire et nécessaire” assène-t-elle. Chantal Jouanno, tête de liste à Paris, poursuit la litanie présidentielle en proposant un pont végétalisé à Tolbiac, Laurent Lafon, tête de liste en Val-de-Marne, souligne le besoin en transports dans son département et Nathalie Kosciusko-Morizet, la nécessité de créer de l’emploi en Essonne… Un par un les candidats égrainent un plan et esquivent les questions de la presse sur ce début de campagne difficile pour la majorité présidentielle.

Tous derrière Pécresse

Selon les présents, le message présidentiel est clair : il faut resserrer les rangs. André Santini, tête de liste dans les Hauts-de-Seine, glisse sur le souhait élyséen et loue les qualités de “chef de guerre” de la ministre de l’enseignement supérieur. Yves Jego, tête de liste en Seine-et-Marne, part à la charge et clame qu’“autant de haine contre le Grand Paris est la preuve que la gauche regrette de ne pas y avoir pensé”. Roger Karoutchi, président du groupe UMP, poursuit en évoquant “un projet fédérateur, une vision moderne” contre une gestion “boutiquière“. Enfin, Frédéric Lefebvre n’est pas en reste, il dénonce les “attaques difficiles et brutales” dont est victime la liste menée par Valérie Pécresse.

Quant à l’affaire Soumaré, “il n’en a pas été fait état une seule fois“, assure, sans ciller, Axel Poniatowski, tête de liste dans le Val-d’Oise. Questionnée sur l’appréciation du président sur le début de sa campagne, la ministre de l’enseignement lâche finalement : “Je n’ai pas d’explication à donner”. Frédéric Lefebvre vient à sa rescousse : “Valérie Pécresse a été félicitée pour sa campagne, c’est parce que cela marche qu’elle est attaquée”.

Le 25 janvier dernier, sur TF1, Nicolas Sarkozy avait exclu de s’impliquer directement dans la campagne pour les élections régionales estimant que “Le rôle du président de la République n’est pas de faire campagne pour les présidents de région.”

 

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