04.03.2010

L'abstention sert "Nicolas Sarkozy et sa politique", selon Aubry

"Nicolas Sarkozy ne va pas s'abstenir après les régionales", prévient Martine Aubry, "on va avoir la taxe carbone, la remise en case de la retraite, l'augmentation du prix du gaz au 1er avril..."

Martine Aubry au salon de l'agriculture (AFP)

Martine Aubry au salon de l'agriculture (AFP)

Martine Aubry, numéro un du PS, a assuré mercredi 3 mars, à l'issue d'une visite au salon de l'Agriculture à Paris, que l'abstention aux régionales servirait "Nicolas Sarkozy et sa politique".
"Les Français ont besoin de régions de gauche pour les défendre", a déclaré la première secrétaire. "Je sais que ceux qui vont s'abstenir le regretteront, car Nicolas Sarkozy ne va pas s'abstenir après les régionales: on va avoir la taxe carbone, la remise en case de la retraite, l'augmentation du prix du gaz au 1er avril, pour ne citer que ces exemples".
"L'abstention, ça sert la politique actuelle de Nicolas Sarkozy", a-t-elle dit.

"Dire stop à cette politique"


"Je n'ai jamais pensé que la victoire était acquise. Tout est possible, nous pouvons gagner toutes les régions, mais rien ne serait pire que croire que la gauche a gagné".
"Il y a beaucoup d'hommes et de femmes en difficulté qui hésitent à voter. Je leur dis : l'abstention sert Nicolas Sarkozy et sa politique", a-t-elle insisté.
"Vous avez besoin d'être protégés, accompagnés, de dire stop à cette politique", a-t-elle encore indiqué à l'issue d'une visite de trois heures, suivie par une meute de journalistes.
La maire de Lille, après avoir distribué des saluts de la main, embrassé des joues, mangé du foie gras, dégusté de la goyave, a terminé sa tournée par sa région, le Nord-Pas-de-Calais.

Des alliances avec le MoDem ?


La première secrétaire du PS s'est aussi exprimée dans les colonnes de Paris Match, à paraître jeudi. Martine Aubry y développe son analyse sur les rapports entre le Parti socialiste et le Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou, et se prononce pour "des alliances claires".
Pour les régionales, la direction du PS "a pris une position extrêmement claire": "rassembler d'abord la gauche. Et ensuite nous ouvrir aux démocrates et aux humanistes dès lors que leurs alliances sont claires, c'est-à-dire qu'ils ne vont pas d'un côté et de l'autre et qu'ils adhèrent à notre projet commun".
"Tenons-nous en là pour l'instant", recommande-t-elle, alors que la numéro deux du Modem, Marielle de Sarnez, a exclu lundi toute alliance aux régionales avec l'UMP, jugeant "envisageables" des accords avec le PS.

"Pas de concurrence" avec DSK


Sur une alliance avec les Verts en vue de la présidentielle, Martine Aubry affirme: "Nous ne sommes pas autour d'une table de jeu à dire: 'Je t'échange la non-présentation d'un candidat (en 2012) contre cinquante députés ou sénateurs'", alors qu'un tel accord avait été proposé par Daniel Cohn-Bendit et salué par François Hollande.
Selon la première secrétaire, "il faut une très grande ouverture pour discuter avec tous nos partenaires, dont font partie les Verts, cela dès le lendemain des régionales".
Sur son éventuelle candidature pour 2012, Martine Aubry élude: "ce n'est pas une question d'envie. La seule chose qui m'intéresse, c'est que le PS soit en capacité de rassembler la gauche autour d'un projet pour 2012".
Comme on lui oppose la stature d'homme d'Etat accordée à DSK, elle tranche: "je ne suis pas en concurrence avec Dominique Strauss-Kahn. Chacun son rôle. Maintenant, si vous me demandez si je vais voyager, oui, j'ai prévu d'aller dans les prochaines semaines en Inde, en Chine, en Pologne, à Berlin..."

LA PROPOSITION DU JOUR : UN PACTE REGIONAL POUR LES PME

Le contexte

L’Ile-de-France compte 560 000 PME qui emploient 2 millions de salariés (le tiers des emplois de la région) et génèrent le quart de la valeur ajoutée régionale. Fragilisées par la crise et dotées inégalement pour y faire face, elles ont pu compter sur l’aide de la Région en termes de financements, de formations, de mise en réseau, etc. Nous souhaitons aujourd’hui mettre en place un vaste plan de soutien régional qui s’adresse à l’ensemble des PME franciliennes.

Le bilan de la droite

La droite donne des moyens à ceux qui ont déjà le plus de possibilités de financement et ne propose aucune mesure obligatoire pour garantir à toutes les PME un partenariat ambitieux.

Notre proposition

La Région Ile-de-France souhaite élaborer un partenariat solide avec les PME par un Small Business Act francilien. Ce vaste programme de soutien aux PME leur garantira un meilleur accès à la commande publique, une assistance administrative et commerciale, une offre complète de services adaptés ainsi qu’une facilitation d’accès au crédit et aux financements. En effet, la garantie à la commande publique pour les PME encouragera l’innovation locale et une concurrence plus juste, ce qui permettra à ces entreprises de se développer et donc de créer des emplois localement. Nous souhaitons aller plus loin en mettant en place une offre commune et territorialisée de services destinés aux PME, mutualisant les forces des différents acteurs (Région, OSEO, CDC, CG, agglomérations, chambres, etc.) Ce réseau de Maisons des entreprises permettra la liaison avec toutes les administrations et offrira un suivi individualisé aux entrepreneurs dans leur démarche de développement, dans la définition de leur stratégie d’entreprise, en veillant à y promouvoir la responsabilité sociale des entreprises. Enfin, les PME auront l’aide de la Région pour disposer des moyens financiers et humains de leur ambition grâce à une mise en réseau des acteurs sociaux et locaux adaptés et des fonds d’investissement portés à 250 ME. Ce programme de soutien sera complété par la création d’un Office Régional qui sera un partenaire privilégié de la Région pour améliorer ses dispositifs et des PME pour accompagner leur développement. Il sera ainsi doté d'une double mission. Il réalisera des statistiques régionales et des études sur la santé des PME, leur environnement juridique et fiscal, les problèmes qu'elles rencontrent, les mutations économiques en cours et à venir, etc. Il élaborera enfin des études d'impact sur l'ensemble des rapports cadres régionaux susceptibles d'avoir une influence sur les PME-PMI.

 

Les incohérences de France 3 autour d'un reportage sur Novelli

La position de France 3 est difficile à comprendre : la chaîne intervient personnellement auprès du député socialiste Jean-Patrick Gille pour qu'il retire de sa page Facebook un reportage évoquant le passé d'extrême droite d'Hervé Novelli, mais elle ne fait rien pour en supprimer le contenu directement à la source : Dailymotion.

Le document incriminé ? Un reportage que France 3 Centre avait réalisé et diffusé en mars 2009. (Voir la vidéo)


 

C'est le journal Libération qui sortait l'info mercredi matin. Réalisé par Xavier Naizet, le reportage avait déjà fait parler de lui à l'époque. En creusant dans le passé de l'actuel secrétaire d'Etat au Commerce, le journaliste y soulignait son appartenance passée au Front national ainsi qu'au Parti des forces nouvelles.

Pour le CSA, le document pose problème. Selon le Conseil supérieur de l'audiovisuel, le traitement des personnes de Serge Lepeltier et d'Hervé Novelli y est disproportionné et porte préjudice au secrétaire d'Etat.

Vidéo supprimée pour « éviter des embarras au rédacteur en chef »

Jean-Patrick Gille a directement enlevé la vidéo de sa page Facebook :

« Le rédacteur en chef local de France 3 Centre m'a téléphoné et semblait vraiment embêté. L'ordre venait d'en haut et je n'ai pas voulu lui causer d'embarras.

Surtout que le reportage lui avait déjà causé quelques soucis au moment de sa diffusion. Si je me souviens bien, un des journalistes qui y intervient [Guillaume Delacroix, ndlr] n'est parfois pas loin de la diffamation.

Je n'ai pas voulu en rajouter une couche. »

 

Directives parisiennes

C'est le service médiation de France Télévisions qui est à l'origine de l'affaire. Marie-Laure Augry, médiatrice, explique :

« Un téléspectateur nous a contactés pour nous informer de l'existence de cette vidéo sur le Facebook de monsieur Gille. On en a pris note et on en a parlé [au service de] l'information de proximité.

Mais si ce téléspectateur ne nous avait rien fait remarquer, on n'aurait jamais rien fait. »

 

La nouvelle arrive donc sur le bureau d'Olivier Loubet, à la direction de l'information de proximité. Ce qui s'est passé ensuite, difficile à dire. Monsieur Loubet étant absent ce mercredi, il n'a pu répondre à nos questions.

Quels problèmes de droits d'auteurs ?

Cette vidéo dérange, on l'aura bien compris. Pourquoi ? Parce qu'elle porte atteinte aux droits d'auteur ? En tout cas, comme l'explique Isabelle Derome du service juridique de France Télévisions, on ne leur a rien dit de cet abus :

« Je fais partie des personnes qu'on contacte en cas d'atteinte aux droits d'auteur sur Internet pour France Télévisions, même si je ne suis pas la seule car d'autres services peuvent aussi s'en occuper.

En général, quand on constate un abus sur la Toile, on en avertit directement les sites comme Youtube et Dailymotion afin qu'ils suppriment les vidéos qui nous appartiennent.

Mais en ce qui concerne ce reportage, je n'ai été au courant de rien. Je viens de me renseigner et tout le dossier a été traité par Olivier Loubet. »

 

Chez France Télévisions interactive, où sont gérés les contenus et les sites Internet, on n'a pas non plus été averti de l'abus. D'ailleurs, Marie-Laure Augry légitime l'intervention auprès de Jean-Patrick Gille d'une nouvelle manière :

« C'est surtout parce que le reportage a fait l'objet d'une mise en demeure de la part du CSA qu'on lui demandé de la supprimer. »

 

Et pourquoi ne pas s'adresser directement à Dailymotion pour qu'il l'élimine de sa base de données ?

« Ça, je ne sais pas si ça a été fait. Il faudra le demander à Olivier Loubet. »

Meeting National

Meeting.jpg

Emules

20100301183859.jpghttp://www.delucq.com/dessin_jour/?date=20100303&cat=6

PROCURATION, MODE D'EMPLOI

bannieresIDF-02.png

 

Si vous ne pouvez pas voter les 14 et 21 mars prochains, n’oubliez pas de faire une procuration.

Pour cela, vous devez trouver une personne (votre mandataire) qui votera à votre place. Attention, cette personne doit être inscrite sur les listes électorales de votre commune.

Vous devez vous rendre au commissariat de police ou au tribunal d’instance avec une pièce d’identité (carte nationale d’identité, passeport, permis de conduire…). Vous remplirez alors un formulaire où seront précisées des informations sur la personne à qui vous allez donner procuration : nom de famille, nom d’usage, prénom(s), adresse, date et lieu de naissance.

Vous pouvez donner une procuration pour un seul tour ou pour les deux. Attention, vos démarches pour établir une procuration doivent être effectuées jusqu’à la veille du scrutin, soit le 13 mars pour le 1er tour et le 20 mars pour le second.

Mais nous vous conseillons de ne pas attendre le dernier moment pour vous en occuper. Si vous ne connaissez personne à qui donner votre procuration, laissez nous vos coordonnées afin que l’on vous aide dans votre démarche.

Pour plus de détails, cliquez-ici pour télécharger le document "Zoom sur les Procurations"

procurations.jpg

 

 

Avant Xynthia, Sarkozy voulait « construire en zone inondable »

La polémique, qu'il avait initiée après le passage meurtrier de la tempête Xynthia en France, lui revient comme un boomerang. Lundi, depuis L'Aiguillon-sur-Mer (Vendée), Nicolas Sarkozy avait fait savoir qu'il avait demandé une mission d'inspection « pour comprendre ce qui s'est passé ».

Ajoutant :

« Il faut qu'on s'interroge pour savoir comment en France, au XXIe siècle, des familles peuvent être surprises dans leur sommeil, mourir noyées dans leur maison. […] On ne peut pas transiger avec la sécurité. De mon point de vue, la sécurité est prioritaire. »

 

Le président de la République n'a cependant pas toujours tenu ce discours. Le 29 avril dernier, lors de l'inauguration de l'exposition sur le Grand Paris, le chef de l'Etat affichait une priorité autre :

« Quel est le problème ? C'est la réglementation. Il faut libérer l'offre. Pour le coup, il faut déréglementer. […] Il faut rendre constructible les zones inondables, mais par des bâtiments adaptés à l'environnement et au risque. […] Allez, pour être plus clair, parce que j'ai conscience de ne pas l'être assez, il faut changer notre façon de concevoir les choses, sortir du respect passif d'une réglementation de plus en plus pesante.

Il ne s'agit nullement de laisser le champ libre au marché, mais il faut que la ville vive, respire, évolue, se développe en respectant des règles fortes, compréhensibles, efficaces, écologiques. […] J'ai demandé que soit conduite cette réflexion approfondie sur ce changement de philosophie de notre droit de l'urbanisme. » (Voir la vidéo à 26'20'')

 


 

« L'assouplissement des règles établies, vanté par Nicolas Sarkozy […] a d'étranges résonances aujourd'hui », fustige ce mercredi le NPA dans un communiqué :

« Bien évidemment, le Grand Paris n'est pas la côte atlantique, récemment dévastée par la tempête et qui a causé tant de malheurs et de victimes. Mais ce sont des propos qui peuvent justifier ce qui s'est fait ailleurs, dans un certain nombre de communes. Et à ce titre, ils sont condamnables. »

 

Sarkozy souhaitait aussi « assouplir la Loi Littoral »

Le parti anticapitaliste n'est pas la seule formation politique à dénoncer le double langage du président de la République. La tête de liste d'Europe Ecologie en Ile-de-France, Cécile Duflot, mardi au micro de France Info, pointe des déclarations plus anciennes du chef de l'Etat mais tout aussi contradictoires :

« La mise en cause de la loi littoral, c'est le candidat Sarkozy lui-même qui avait commencé. Il avait dit en avril 2007 : il faut assouplir la loi littoral pour que les communes puissent se développer normalement. » (Voir la vidéo à 0'50'')

 


 

Des propos retrouvés par le NouvelObs.com. Interrogé sur la loi littoral de 1986, dans l'hebdomadaire Le Marin paru le 13 avril 2007, le candidat Sarkozy déclarait que le texte méritait « d'être mise à jour sans pour autant que l'économie générale du dispositif soit bouleversée » :

« Je crois qu'il faut à la fois la renforcer pour mieux lutter contre les cas de détournement qui ont été constatés, et l'assouplir pour ne pas entraver le développement normal des communes, tout en conservant l'objectif général de protection de l'environnement. »

Toutes les notes