15.03.2010
Résultats
Le Plessis-Paté
Participation : 51.1%
M. Jean-Paul HUCHON
29,1 %
Mme Valérie PECRESSE
27,7 %
Mme Cécile DUFLOT
14,5 %
Brétigny-sur-Orge
Participation : 42.5%
22:33 Publié dans Vu dans le Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, regionales, sarkozy
Elections régionales : le triple échec de Nicolas Sarkozy
Quelle que soit la manière dont on aborde le résultat du premier tour des élections régionales, il marque d'abord et avant tout un échec cinglant pour Nicolas Sarkozy. Il faut avoir la langue de bois de François Fillon pour considérer qu'il n'est pas possible « de tirer un enseignement national de ce scrutin » : il sera bien le seul à ne pas le faire.
C'est un triple échec personnel pour le président de la République :
- sa stratégie de réunion de toutes les composantes de la majorité présidentielle pour s'imposer dès le premier tour a capoté. Elle se retrouve derrière le seul PS, et n'a plus de réserves de voix pour le deuxième tour.
- sa stratégie de faire du FN à la place du FN en lançant de manière si catastrophique le débat sur l'« identité nationale » à quelques mois des régionales a eu un effet boomerang : c'est le parti de Jean-Marie Le Pen qui en profite pour se refaire une santé en retrouvant un score à deux chiffres.
- l'activisme présidentiel tourne dans le vide. L'UMP a eu l'illusion du triomphe lors des élections européennes, profitant du mauvais état des socialistes. Nicolas Sarkozy a eu beau dire à la veille du scrutin qu'il ne changerait pas de cap avant une mystérieuse « pause » fin 2011, il est clair que le message de rejet d'un style et d'une politique est clair, brutal, et sans appel. Et le président ne pourra pas ne pas en tenir compte.
Nicolas Sarkozy espérait remodeler la France à son image, il voulait incarner la « rupture ». Il risque fort de n'être qu'une parenthèse en train de se refermer.
Le fort taux d'abstention jette une énorme ombre sur ce scrutin. Non pas tant pour minimiser la défaite de la majorité présidentielle comme tentent de le faire les ténors UMP sur les plateaux télé, mais pour donner la mesure de la crise de la société française. La remontée du FN est l'autre visage de cette crise.
« Insurrection civique »
Jean-Luc Mélenchon a eu une bonne formule, dimanche soir, en parlant d'« insurrection civique », une sorte de « qu'ils s'en aillent tous » ! Tous, c'est-à-dire une classe politique qui n'a pas été capable, d'alternance en alternance, d'apporter des réponses aux problèmes croissants des Français.
Martine Aubry ne s'y est pas trompée en lançant un appel solennel aux abstentionnistes du premier tour, sur le ton du « je vous ai compris », pour qu'ils se mobilisent au deuxième tour pour confirmer l'avance de la gauche.
Une fois de plus, la gauche se trouve face à une immense responsabilité, celle de proposer une alternative crédible à une droite qui reçoit en plein visage le message négatif des Français. On ne construit pas une alternative sur un taux d'abstention aussi massif : la gauche a gagné, mais tout reste à faire.
20:50 Publié dans lu sur Rue89 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, regionales, sarkozy
Réaction de Jean-Paul Huchon aux premiers résultats

Mes amis,
A l'heure où je prends la parole la gauche et les écologistes arrivent très largement en tête de ce premier tour des élections régionales en Ile-de-France. Ensemble, ils ont la majorité.
Ce soir le très fort taux d’abstention et le vote en faveur du Front National signent l’échec et la lourde responsabilité de la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement.
Dans notre région, les Franciliennes et les Franciliens ont clairement dit oui à une région qui les protège et qui avance à leurs côtés.
C’est tout le sens du bouclier social que je leur ai proposé.
Ce soir, les socialistes et leurs alliés du premier tour sont clairement en tête des forces de progrès. Cela valide le combat que j’ai mené, et que j’entends poursuivre, pour une région fraternelle et solidaire, généreuse et ambitieuse, rassemblée et réconciliée.
Au terme d’une campagne active, nos amis écologistes confirment qu’ils sont bien la troisième force politique de notre région et de notre pays. Je m’en réjouis.
Maintenant que le temps d’exprimer nos différences est derrière nous, le temps de l'unité est revenu. Avec Cécile Duflot, avec aussi Pierre Laurent et le Front de Gauche, nous allons construire dès ce soir l’alliance qui nous permettra, dimanche prochain, de battre la droite.
C’est cela que les Franciliens attendent de nous. C’est leur message et le rendez-vous qu’ils nous ont donné. Nous y serons.
Dès maintenant, j’appelle les abstentionnistes à exprimer dans les urnes leur choix pour une Ile-de-France juste et forte, contre la politique proposée par la candidate de l'UMP. C’est en votant qu’ils feront entendre leurs voix dimanche prochain.
J’appelle tous les électeurs humanistes et républicains à nous rejoindre.
Ensemble, nous construirons une région pour tous.
Je vous remercie.
18:17 Publié dans Information Section | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, regionales, sarkozy
Le PS appelle à la mobilisation au second tour
Le Grand Chelem promis par Martine Aubry, le Parti socialiste et ses alliés du second tour peuvent toujours en rêver à l'issue du premier scrutin des élections régionales. Non seulement les présidents socialistes sortants semblent en mesure de conserver leurs vingt régions mais l'Alsace, dernière région continentale tenue par la droite, pourrait également basculer à la faveur d'une fusion de la liste Europe Ecologie de Jacques Fernique (14,5 %) et celle du PS de Jacques Bigot (20,5 %). Un cumul des deux listes positionne la gauche au coude à coude avec la liste UMP de Philippe Richert (35 %), dont les réserves de voix sont minces, siphonnées par le Front national, en mesure de se maintenir (13,5 %).
Les leaders du PS n'ont pas manqué l'occasion d'exprimer leur satisfaction : le PS "est le premier parti de France", a déclaré François Hollande, ancien secrétaire général du parti. Mais l'ensemble des cadres socialistes ont rappelé aux électeurs que les élections régionales se gagnaient au second tour. Jean-Christophe Cambadélis, député socialiste et secrétaire national du PS, a souligné que les résultats des socialistes au premier tour des élections régionales étaient "un succès" et "pas encore une victoire". La première secrétaire, Martine Aubry, a pour sa part appelé les électeurs à "amplifier" le vote au second tour pour "faire gagner l'espoir", tout en soulignant que le PS était à "un de ses plus hauts niveaux historiques". Même son de cloche chez Claude Bartolone, député socialiste, qui a appelé à se mobiliser pour empêcher la droite de "disqualifier ce vote", marqué au premier tour par une forte abstention.
Le Parti socialiste est largement en tête en Bretagne, où Jean-Yves Le Drian recueille 36,79 % des voix. Idem en Poitou-Charente, où Ségolène Royal devance largement Dominique Bussereau (UMP). En Bourgogne également, le président socialiste sortant François Patriat a devancé la liste UMP-Nouveau Centre de François Sauvadet. Ils obtiennent respectivement 35,1 % et 29,35 % des voix. En région Centre, la fusion des listes socialiste et Europe Ecologie devrait permettre à la gauche de l'emporter, face à l'UMP qui devrait sur sa droite se mesurer également au Front national, en mesure de se maintenir. Seul en Languedoc-Roussillon la candidate socialiste a échoué : Hélène Mandroux (7 %) n'est pas en mesure de se maintenir dans une région promise à Georges Frêche, président sortant.
12:30 Publié dans Vu dans le Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, regionales, sarkozy
Message à l'UMP
09:15 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, regionales, sarkozy
Régionales : succès de la gauche, sursaut du FN
Les sondages prévoyaient une défaite de la majorité, mais sans doute pas d'une telle ampleur. Au niveau national, l'UMP obtient 26,1 % tandis que les socialistes recueillent 29,3 % des voix, selon les estimations de l'institut TNS-Sofres. Le Front national fait également une remontée importante, à plus de 10 % au niveau national, et est en mesure de provoquer des triangulaires dans une douzaine de régions.
- Une absention record
Selon le ministère de l'intérieur, elle a atteint 53,6 %, soit 16 points de plus qu'au premier tour des régionales de 2004. Le record précédent avait été établi en 1998 avec 42,3 %. Toutefois, cette abstention est encore loin de celle enregistrée lors des européennes de juin 2009, qui a culminé à 59,37 %.
- L'UMP en déroute, le PS en bonne posture
L'UMP. A l'issue du scrutin, le parti présidentiel, qui obtient 26,1 % des suffrages, a relativisé sa défaite. François Fillon a exhorté les électeurs de l'UMP et des formations alliées de la majorité présidentielle à se mobiliser : "Plus d'un Français sur deux n'est pas allé voter. La faible participation ne permet pas de tirer un enseignement national de ce scrutin (...). Rien n'est donc joué pour le second tour dans de nombreuses régions."
Le PS. Les socialistes recueillent 29,3 % des voix en France métropolitaine, selon le ministère de l'intérieur. Au second tour, dimanche 21 mars, le PS pourra compter sur les suffrages des écologistes et de la gauche radicale, face à une droite sans réserve de voix. La gauche qui, depuis 2004, dirige 24 des 26 régions françaises (outre-mer compris) espère ainsi être en mesure de réaliser le "grand chelem" et de gagner dans les seules régions qui lui échappent encore, la Corse et l'Alsace.
La première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a souligné que "les Français ont envoyé un message clair et fort". "Ils ont aujourd'hui exprimé leur refus d'une France divisée, angoissée et affaiblie et ils ont surtout voulu exprimer leur souhait d'une France à la fois plus juste et plus forte."
Ecoutez l'analyse de Jean-Michel Normand, journaliste au Monde :
Le Front national. Ce premier tour révèle également une nette remontée du parti d'extrême droite dirigé par Jean-Marie Le Pen, qui obtient 11,7 % des voix, bien au-dessus des résultats obtenus aux dernières consultations législatives et européennes. Le parti est en mesure de se maintenir dans une douzaine de régions.
Ecoutez l'analyse d'Abel Mestre, journaliste au Monde, qui voit dans ce scrutin une "victoire personnelle" de Marine Le Pen :
Europe Ecologie. Le mouvement incarné par Daniel Cohn-Bendit, qui poursuit la dynamique née des européennes, a réussi son pari. A 12,4 % au niveau national, ils ne sont en mesure de remporter aucune région, mais ils deviennent la deuxième force politique à gauche et devraient renforcer leur poids dans les majorités régionales. Selon la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, ce scrutin est le signe que "l'écologie politique commence à être crédible". Les négociations entre socialistes et écologistes débutent dès lundi matin.
Pour Sylvia Zappi, journaliste au Monde, ce premier tour des régionales est le scrutin de la confirmation pour la formation écologiste :
Le MoDem. L'autre grand perdant du scrutin est le MoDem, crédité de 4,3 % des voix, deux fois moins que son score aux européennes. Seul le député Jean Lassalle peut se maintenir en Aquitaine. Ce qu'il fera, a-t-il annoncé.
La gauche radicale. A 6 %, le Front de gauche réussit en revanche son pari, celui d'être la troisième formation de gauche, loin devant le NPA, à 2,5 %, une contre-performance pour le parti d'Olivier Besancenot. Lutte ouvrière plafonne autour de 0,95 %.
07:30 Publié dans Vu dans le Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, regionales, sarkozy
Les résultats en Ile-de-France
07:17 Publié dans Information Section | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, regionales, sarkozy







