31.03.2010

Martine Aubry

Martine Aubry : «le Parti socialiste retrouve de la crédibilité chez les Français, mais je crois qu’il y a encore beaucoup de travail à faire».

 Martine Aubry était l'invitée des 4 Vérités sur France 2 ce mercredi 31 mars. La première secrétaire est revenue sur la visite officielle du président de la République française aux Etats-Unis et sur «le ton de donneur de leçons de Nicolas Sarkozy» face à Barack Obama : «j’espère que cela aura inspiré le président SARKOZY, Barack OBAMA a un cap, aujourd’hui il a relancé l’économie face à la crise, il a taxé les plus puissants, et surtout il a fait une réforme sur la santé qui va dans le sens du progrès».

Martine Aubry a également évoqué la position du PS sur le bouclier fiscal : «depuis deux ans, nous demandons la suppression du bouclier fiscal, nous avons déposé deux propositions de loi qui ont été évidemment refusées par le gouvernement et les députés UMP», rappelant le montant de tous ces avantages fiscaux : «30 milliards d’euros depuis que la droite est au pouvoir».

Dix jours après la victoire de la gauche aux régionales, la première secrétaire a parlé du chemin parcouru depuis un an :  « je remarque qu’aujourd’hui il y a un espoir à nouveau qui naisse, qu’on puisse mettre en place une nouvelle société qui soit à la fois plus juste, qui réforme mais avec un sens, contrairement à ce qu’on fait aujourd’hui, et qui redonne de l’efficacité à notre pays à partir de ses atouts ».

>> Retrouvez la vidéo de Martine Aubry sur France 2.

“Le président d'1m68 a fait venir un pupitre”

La visite officielle de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis a peut-être été un succès pour les relations diplomatiques bilatérales entre les deux pays mais elle a aussi été l'occasion pour quelques médias anglo-saxons de se moquer du président français. Lire la suite l'article

Le Daily Mail consacre ainsi un article entier, et pas vraiment tendre, au prétendu complexe de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de sa taille, raillant le fait qu'il ait fait venir son propre pupitre de l'autre côté de l'Atlantique. «On pourrait penser qu'après avoir fait la cour et gagné le coeur d'une des femmes les plus belles du monde, Nicolas Sarkozy n'a plus de problèmes avec son image de soi, écrit le quotidien populaire britannique. Mais cela serait sous-estimer sa vanité.»

«Le président d'1m68 a fait venir un pupitre fait-maison aux Etats-Unis pour ne pas avoir l'air trop petit lors de son discours» à la prestigieuse université de Columbia écrit le Daily Mail. Une source diplomatique aurait même confirmé que «le président voulait être sûr d'être complètement à l'aise pour ce discours important, c'est la raison pour laquelle il a emporté ce pupitre» avec lui.

Et les amabilités envers notre président ne s'arrêtent pas là: «Mr Sarkozy, qui est connu pour sa susceptibilité au sujet de sa taille, a subi de nombreuses humiliations aux côtés du président américain Barack Obama, qui mesure 1m89, par le passé.» Et le Daily Mail de rappeler le repose-pied de 18 centimètres utilisé par Sarkozy lors des commémorations du débarquement à l'été 2009, le faisant même paraître plus grand que son homologue britannique Gordon Brown.

Autre média à se «payer la tête» de Sarkozy, le conservateur et populiste New York Post, qui n'hésite pas à verser dans l'humour bien gras... Lire la suite sur Slate.fr

Les Français contre une 2e candidature de Sarkozy

Une majorité de Français (57%) ne souhaite pas que Nicolas Sarkozy soit candidat à sa réélection en 2012.

Nicolas Sarkozy (AFP)

Nicolas Sarkozy (AFP)

Une majorité de Français (57%) ne souhaite pas que Nicolas Sarkozy soit candidat à sa réélection en 2012, selon un sondage Ipsos pour France Soir.
Près du quart des sympathisants UMP (22%) sont de cet avis. Quelque 32% des personnes interrogées disent souhaiter que le chef de l'Etat se représente, 11% ne se prononçant pas.
Les Français pensent cependant à 74% que le président sortant sera bien en lice à l'élection. Cette conviction est plus forte encore chez les sympathisants de l'UMP qui s'en disent convaincus à 79%.

Le sondage a été réalisé le 29 mars auprès d'un échantillon de 809 personnes choisies selon la méthode des quotas. Il est intervenu après la lourde défaite du parti présidentiel aux élections régionales.

La moitié des descendants d'immigrés ont moins de 30 ans

Qui sont les enfants d'immigrés ? Une vaste enquête «Trajectoires et origines» menée en 2008 - la première du genre ­- a été en partie publiée ce mardi. En deux axes. La question des discriminations d'abord, où l'on apprend que 40% des personnes qui se disent discriminées sont immigrées ou enfants d'immigrés (la suite ici).

Des données chiffrées ensuite, traitées par l'Insee, brossant le portrait des enfants d'immigrés âgés de 18 à 50 ans (lire l'intégralité de l'étude).

Surtout des jeunes

Premier constat, les descendants d'immigrés sont jeunes. En 2008, on comptait 3,1 millions de personnes nées en France entre 1958 et 1990 de parent(s) immigré(s). Et la moitié d'entre eux ont moins de 30 ans. 17% des 18-20 ans ont un parent immigré contre 8% des plus de 40 ans.

D'où viennent-ils ?

Les statistiques reflètent sans surprise les vagues d'immigration. Ainsi, les trois quarts des descendants de 46 à 50 ans ont des parents d'origine européenne, contre trois sur dix parmi les 18-20 ans.

25% des enfants d'immigrés de 18-50 ans ont un parent venu d'Italie ou d'Espagne. 9% ont un parent venu d'un autre pays de l'actuelle Union européenne, principalement la Pologne ou l'Allemagne.

20% ont un père ou une mère originaire d'Algérie, 15% du Maroc ou de Tunisie et, plus récemment, 4% d'Afrique subsaharienne.

Un seul parent immigré?

La moitié des descendants ont un seul parent immigré. Parmi les descendants issus de migrations plus récentes, la part des ascendances mixtes est souvent plus faible: 30% des enfants d'immigrés d'Afrique (y compris du Maghreb) ont un parent non immigré, et seulement 10% de ceux d'un parent né en Turquie.

Double nationalité?

5% des descendants de deux parents immigrés n'ont pas la nationalité française. 25% d'entre eux ont fait une demande de nationalité (en cours pour 22%, refusée pour 3%) et 35% n'en ont pas fait, mais ont l'intention de la faire.

Rappelons au passage que la loi accorde la nationalité française à la naissance par filiation lorsqu'un des deux parents est français au moment de la naissance. En revanche, un enfant né de deux parents immigrés dont aucun n'a la nationalité française à sa naissance ne naît pas Français. La nationalité française est alors obtenue de plein droit à la majorité de l'enfant, si celui-ci a résidé au moins cinq ans en France depuis l'âge de 11 ans.

Un tiers des descendants de deux parents immigrés ont une double nationalité. Rare chez les plus âgés (6%), la binationalité devient plus fréquente parmi les plus jeunes (30%).

L'apprentissage de la langue

Pour 90 % des descendants directs d'immigrés, la langue française leur a été transmise dans leur enfance par au moins un de leurs parents. «Lorsqu'un des deux parents n'est pas immigré, la transmission du français à l'enfance est quasi-systématique. Et c'est même la seule langue transmise dans 65 % des cas», conclut l'étude.

La Ville de Paris débloque 59,7 millions d'euros pour les chômeurs

Pour répondre à une situation qualifiée d'"extrêmement urgente" par le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, le Conseil de Paris a adopté un plan départemental d'insertion (PDI) destiné à lutter contre le chômage au sein de la capitale.

A Paris, le nombre de chômeurs de catégorie A (n'ayant pas du tout travaillé) atteint 112 320, en augmentation de 14,3 % par rapport à janvier 2009, selon les chiffres de la préfecture d'Ile-de-France. Au troisième trimestre 2009, le taux de chômage atteignait 8,6 % à Paris contre 9,1 % au niveau national.

Ce plan départemental d'insertion, pourvu de 59,7 millions d'euros, en progression d'un million d'euros par rapport à l'an passé, devrait permettre à 20 000 allocataires de bénéficier d'une aide pour trouver un travail. La mairie soutient aussi des coopératives d'activité et d'emploi (CAE) pour aider des personnes voulant devenir entrepreneur et compte sur la conclusion de 1 700 contrats aidés cette année.

"Nous sommes au cœur d'une crise très grave qui plonge une partie importante de la société française dans la précarité", a déclaré Bertrand Delanoë devant les élus parisiens. Christian Sautter, adjoint (PS) chargé de l'économie, n'a pas manqué de rappeler les manques de soutien de l'Etat et les "difficultés" de la mairie dans le suivi des chômeurs, avec seulement "un conseiller de Pôle emploi pour 217 chômeurs".

L'opposition municipale UMP, par la voix de Vincent Roger (conseiller du 4e arrondissement), a reconnu que "certaines décisions" allaient "dans le bon sens". Il a toutefois déploré que "les plus de 50 ans soient les grands oubliés du PDI", affirmant que "nulle part il n'en est fait mention". Le plan a néanmoins été adopté à l'unanimité.

Sondages

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Continental propose des postes à 137 euros par mois à ses salariés

Le fabriquant de pneumatiques Continental a proposé à ses salariés de l'usine de Clairoix dans l'Oise, licenciés dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi, des postes au sein du groupe en Tunisie à 137 euros par mois, provoquant l'indignation lundi 29 mars de la CGT du site.

"C'est une obligation légale, a expliqué un responsable de la communication du groupe. Ce n'est en rien révélateur de l'ampleur des moyens mis en œuvre pour le reclassement des salariés". Il a souligné notamment que 544 programmes de formation, dont les trois quarts de plus de 500 heures, ont été mis en place pour une partie des 1 120 salariés de l'usine fermée début 2010. "Il y a une obligation de proposer tout poste disponible en interne correspondant aux compétences des salariés et pour lesquels la langue n'est pas une barrière", a-t-il précisé.

Le responsable a fait référence à la jurisprudence Olympia, le fabricant de chaussettes condamné en mai dernier à verser 2,5 millions d'euros d'indemnités à d'anciens salariés pour ne pas leur avoir proposé un reclassement en Roumanie. "Nous sommes pris entre le marteau et l'enclume", a-t-il dénoncé, espérant une évolution prochaine du code du travail. Selon lui, l'entreprise s'expose soit à des poursuites devant les tribunaux si elle ne propose pas ces postes, soit à l'indignation du grand public si elle fait ces propositions jugées indécentes.

Le délégué syndical CGT de l'usine, Xavier Mathieu, a cependant dénoncé "une provocation de la direction à l'égard des salariés de Continental". "Quel cynisme. Même les Tunisiens ne veulent pas de ces postes" payés 137 euros brut par mois pour travailler en 3 x 8, a-t-il lancé.

Grève à la SNCF à partir du mardi 6 avril

La CGT-cheminots et la CFDT ont déposé des préavis de grève reconductible à la SNCF à partir de mardi 6 avril à 20H00 pour les conducteurs de train et les contrôleurs, a-t-on appris mardi de sources syndicales.

La CGT a également déposé des préavis reconductibles pour la même date concernant les agents du fret.

Le premier syndicat de l'entreprise publique a en outre déposé des préavis pour une grève de 24 heures le jeudi 8 avril concernant les autres catégories de cheminots (guichetiers, agents de l'infrastructure, du matériel...).

«Nous souhaitons une convergence des mécontentements alors que la direction n'a répondu à aucune des questions soulevées par les précédents mouvements», a déclaré le secrétaire général de la CGT-cheminots, Didier Le Reste.

Selon la SNCF, «il s'agit de la troisième grève depuis le début de l'année que nous annonce la CGT».

30.03.2010

Après la bérézina: règlements de comptes à l'UMP

Après les Régionales, l'UMP et la majorité commencent à se craqueler. Villepinistes, centristes et sarkozystes officiels se tirent dans les pattes. La blogueuse Lait d'Beu passe en revue les coups bas en tous genres.



Prenez-vos billets… Le spectacle ne fait que commencer ! Dans tous les partis politiques l’échec appelle la curée. Ce fut le cas l’été dernier dans la famille socialiste après la pâtée des élections européennes. A qui jetterait la dernière pelletée de terre sur le cercueil du Parti socialiste. La déculottée de l’UMP des 14 et 21 mars 2010 ne saurait échapper à la règle : règlements de comptes au-dessus du sarkophage !

Les centristes avaient ouvert le bal le 23 mars 2010 selon ce que j’avais lu sur 20 minutes Entre le Nouveau Centre et le gouvernement, il y a de l’eau dans le gaz : «Les députés centristes ont quitté l’Assemblée nationale pour protester contre François Fillon qui a snobé leur question…».

Accoyer, le "cire-pompes"

J’avais déjà assez rigolé en entendant sur France Info Dominique Paillé – le second porte-flingue de l’UMP avec Frédéric Lefebvre – déclarer que les critiques de Villepin lors de l’annonce de la création son mouvement politique – il se garde bien de dire « parti » pour ne pas se mettre totalement en dehors de l’UMP – étaient inspirées par la seule volonté de nuire… Evidente réponse du berger à la bergère qui ne souhaitait rien moins qu’accrocher son rival au désormais fameux «croc de boucher» !

Aujourd’hui, Dominique Paillé monte à nouveau au créneau contre le député villepiniste Jean-Pierre Grand – tiens ! Nicolas Sarkozy n’a pas pensé à lui donner quelque strapontin ou hochet ? – Qui a osé traiter Bernard Accoyer de « cire-pompes» et «plus mauvais président de l’assemblée nationale de la Ve République»… Rien de moins ! 20 minutes titrait non sans raison dimance :«  Accoyer traité de "cire-pompes", ça provoque du rififi à l’UMP  »

L’UMP est «choqué par les propos insultants» du député villepiniste Jean-Pierre Grand à l’encontre du président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, estimant que «ce type de comportement dans une même famille politique est inacceptable» (…) «Pierre Grand, plutôt que de manier l’invective à l’égard des siens, serait sans doute mieux inspiré de ne pas atteindre à travers son président l’institution à laquelle il appartient» (…) «il devrait savoir que tout ce qui est excessif et blessant est forcement inutile et dégradant pour celui qui s’y livre».

Paillé à la rescousse

Dixit Dominique Paillé. Je connaissais plutôt «tout ce qui est excessif est insignifiant»… mais ne chipotons pas. Dominique Paillé n’est pas tenu de connaître Talleyrand. Dommage pour lui car nombre de citations du “diable boiteux” pourraient lui servir utilement de vademecum politique… Quand bien même nous aurait-il prévenus : «L’esprit sert à tout, mais il ne mène à rien»… Ce qui n’est d’ailleurs d’aucune conséquence pour Dominique Paillé et Frédéric Lefebvre lesquels sont absolument dénués du moindre gramme de cette qualité.

Dominique Paillé frise l’obséquiosité en ne craignant pas d’affirmer : «Bernard Accoyer est un grand président de l’Assemblée Nationale» et surtout en ajoutant : «C’est sous son magistère qu’a été notamment adoptée et mise en oeuvre la réforme constitutionnelle qui donne au Parlement davantage de pouvoirs et de présence dans l’élaboration de la politique nationale et dans la vie démocratique du pays»…

Première sarkonnerie : on connaît l’usage que fait Nicolas Sarkozy des pseudos pouvoirs du Parlement… Quand il « tord littéralement les bras » des députés et sénateurs de la majorité pour qu’ils adoptent des lois avec lesquelles certains sont en total désaccord, n’hésitant pas à faire revoter l’Assemblée nationale ou le Sénat pour cela.

L'écurie à feut et à sang

La seule qualité que je reconnaîtrais à Bernard Accoyer – il faut être juste dans la critique pour être crédible – c’est d’avoir souvent cherché à arrondir les angles et freiner les tentatives de l’UMP de totalement museler l’opposition, en cherchant un juste équilibre entre les droits des uns et des autres.

Cette attaque n’est pas venue par hasard : elle répondait à une interview donnée par Bernard Accoyer au Figaro le 26 mars 2010 «Le seul pacte qui compte, c’est celui de 2007». Et notamment à la première question de Philippe Gouyaud et Sylvie Huet : «Dominique de Villepin crée son propre parti politique. Que pensez-vous de sa démarche ?» Ce à quoi Bernard Accoyer a répondu : «Dominique de Villepin n’a jamais été élu. Par ses conseils et par ses actes, il ne s’est jamais vraiment illustré sur le terrain politique. Doit-il venir troubler le nécessaire rassemblement de la majorité ?».

Le reste de l’interview est à l’avenant… Nulle critique contre la politique et les décisions de Nicolas Sarkozy : « le chef a dit »… Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ou si l’on préfère : «Tout va très bien Madame la marquise»… quand bien même l’écurie – présidentielle – serait-elle déjà à feu et à sang.

Méditer Talleyrand

Si Dominique Paillé voulait bien méditer les leçons de Talleyrand pour comprendre l’échec des régionales, il devrait commencer par celle-ci : «Les mécontents, ce sont des pauvres qui réfléchissent»… «Si cela va sans dire, cela va encore mieux en le disant» ! n’est-il pas ? Et se souvenir d’Henri de Rochefort : «La France a 36 millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement» ! Ce qui était vrai pour le journaliste républicain en 1868, l’est évidemment bien plus encore quand la France compte plus de 60 millions de citoyens, guère mieux traités que des «sujets» !

En effet, comment ne pas pointer cette seconde sarkonnerie : ce fameux «pacte» avec les électeurs ?

Bordel de merde ! Putain-con ! Comment peut-on être à un tel point aussi dénué de bon sens politique ? Combien de temps vont-ils nous ressortir ces fameux 53 % d’électeurs ? Il n’y a qu’avec le Diable qu’un «pacte» ne puisse être rompu… La politique de Nicolas Sarkozy est claire comme l’eau de roche : «Tout le pouvoir aux soviets financiers et multinationales» et le peuple peut bien crever sous le poids des sacrifices qu’on lui impose au nom de l’ultralibéralisme déjanté… «Les financiers ne font bien leurs affaires que quand l’Etat les fait mal» (Talleyrand).

Les Français ne sont plus 53 % à plébisciter Nicolas Sarkozy dans « ses pompes et ses oeuvres » et nous sommes désormais bien loin des aberrants 66 % d’opinions favorables de l’été 2007.

Le président «bling-bling» qui dépense sans compter l’argent des con…tribuables, le «bouclier fiscal» intangible malgré les difficultés et les efforts demandés au vulgum pecus, la triple crise financière, économique et sociale, le chômage en constante hausse depuis le début 2009 et le pouvoir d’achat en berne, les cadeaux aux banques et constructeurs automobiles, les scandales de la République bananière népotiste et clientéliste sont passés par là. La « Maison Sarko & Cie » ne fait plus recette… surtout pas électorale.

Sauve-qui-peut général

D’élections en élections – car le prétendu satisfecit des élections européennes était rien moins qu’un échec : 25 % de suffrages avec 60 % d’abstentions, c’est peanuts ! – que ce fût lors des municipales de 2008 ou la belle pâtée que voilà il y a quelques jours aux élections régionales, nous assistons à un désaveu formidable - et personnel ! - de la politique de Nicolas Sarkozy.

Qui se traduit également par la chute libre dans les sondages d’opinion : il vient de perdre 6 % d’un coup… désormais ce sont seulement 30 % des Français qui lui feraient confiance. L’étiage normal de l’ex-RPR, entre 25 et 30 %. «Si les gens savaient par quels petits hommes ils sont gouvernés, ils se révolteraient vite»… Toujours Talleyrand !

Combien de temps espère-t-il museler la grogne dans ses rangs ? Les prétendants – de François Fillon à Jean-François Copé en passant par Xavier Bertrand – pourraient bien aiguiser leurs dents en même temps que leur appétit de pouvoir. Et François Fillon de méditer cet autre aphorisme de Talleyrand : «Le meilleur moyen de renverser un gouvernement c’est d’en faire partie». Avant que le « sauve qui peut » ne devienne général ?

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Benoît Hamon dénonce "l'hypocrisie la plus totale"

Le porte-parole du PS a dénoncé "l'hypocrisie la plus totale du gouvernement" en matière d'expulsions des étrangers après l'affaire de la lycéenne marocaine sans papiers.

Bernard Fragneau (AFP)

Bernard Fragneau (AFP)

Benoît Hamon, porte-parole du PS, a dénoncé lundi 29 mars "l'hypocrisie la plus totale du gouvernement" en matière d'expulsions des étrangers après l'affaire de la lycéenne marocaine sans papiers, soulignant que "le sale boulot continue à être fait sur tout le territoire". Le préfet du Centre et du Loiret, Bernard Fragneau, qui avait décidé d'expulser la jeune Najlae Lhimer, a vu sa décision annulée par Nicolas Sarkozy le 8 mars, ce qui a permis à la lycéenne de revenir en France. Désavoué par le chef de l'Etat, le préfet a demandé à être relevé de ses fonctions. Le préfet a "fait le sale boulot et après il se fait taper sur les doigts", a réagi Benoît Hamon lors d'un point-presse au siège du PS. "La réalité c'est que le sale boulot continue à être fait sur tout le territoire aujourd'hui en matière d'expulsions des étrangers, et ce préfet souligne juste l'hypocrisie la plus totale du gouvernement en la matière", a-t-il fait valoir.

"Pour des raisons humanitaires"


Bernard Fragneau avait décidé d'expulser Najlae Lhimer, une lycéenne marocaine sans papiers, décision annulée par le président Nicolas Sarkozy à l'occasion de la journée de la femme, le 8 mars.
Le préfet, en poste depuis novembre 2008, a écrit au ministère de l'Intérieur pour demander à "être relevé au plus tôt de ses fonctions", estimant qu'"il ne peut plus exercer ses fonctions dans le Loiret", un geste exceptionnel au sein du corps préfectoral.
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a affirmé lors du point de presse hebdomadaire de son parti que le préfet Bernard Fragneau avait "pris acte d'une erreur d'appréciation et en a fait référence à sa hiérarchie. C'est une question qui le concerne lui et sa hiérarchie. Ce n'est pas à l'UMP de faire des commentaires". "Tous les étrangers en situation irrégulière sur notre sol ont vocation à être ramenés dans leur pays d'origine. C'est le principe. En même temps, au cas par cas, et à l'appréciation de l'administration, il y a la possibilité pour des raisons humanitaires de faire exception à ce principe", a-t-il dit.

Rendre "service au débat"


Le chef de file des sénateurs UMP, Gérard Longuet, a jugé lundi sur Canal + que le préfet du Centre et du Loiret, Bernard Fragneau avait rendu "service au débat" en demandant à être relevé de ses fonctions dans l'affaire de la lycéenne marocaine sans papiers Najlae Lhimer. "Chacun est dans son rôle: pour la journée de la femme le président de la République a voulu faire un geste; le préfet applique la loi, a eu le sentiment d'être désavoué, il en tire à titre personnel des conséquences", a dit Gérard Longuet. Mais "qu'un préfet ait eu le courage de dire 'c'est compliqué', ça rend pas service à sa carrière mais ça rend service au débat", a ajouté le sénateur. "Ce qui m'intéresse c'est la réponse du ministre Hortefeux, je l'attends avec impatience", a-t-il ajouté, pour trancher le débat entre "comment écrire l'exception" d'un côté et de l'autre "accepter un geste symbolique et au profondément humain" sous le sceau de "la raison d'état".

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