Suite de l'annonce des chiffres du chômage, la bataille des interprétations entre le Parti socialiste et l'UMP a éclaté.
Mardi 27 juillet, le ministère de l'Emploi a indiqué que le nombre de personnes inscrites au chômage sans activité a diminué en juin en France métropolitaine (- 8.600 à 2,7 millions), mais il a augmenté si l'on tient compte de celles ayant une activité réduite (+15.600 à 3,96 millions).
Dans la catégorie dite A des demandeurs d'emploi, Pôle emploi recense tous ceux qui cherchent tout type de contrat de travail et n'ayant pas du tout travaillé dans le mois précédent.
En juin, leur nombre a atteint 2.691.000 personnes, soit une baisse de 0,3% en un mois (-8.600 personnes), mais il est en hausse de 6,9% par rapport à juin 2009.
L'autre indicateur englobe les demandeurs d'emploi qui occupent une activité réduite et dont les revenus sont déduits de l'indemnisation chômage. Dans cet ensemble - qui regroupe les catégories A, B et C de demandeurs d'emploi -, Pôle emploi a comptabilisé 3,958 millions de personnes en juin, plus qu'en mai (+0,4% ou +15.600) et davantage qu'en juin 2009 (+9,3%).
Dès mardi, Christine Lagarde, ministre de l'Economie s'est "réjouie" de cette annonce, soulignant qu'"un nombre de demandeurs d'emploi qui diminue de 8.600, fût-ce en catégorie A, c'est une bonne nouvelle".
Augmentation sur "les trois derniers mois"
Mais ce mercredi 28 juillet, le Parti socialiste a relativisé les chiffres officiels, notant une augmentation du nombre de demandeurs d'emplois en catégorie A sur "les trois derniers mois" et une aggravation de la situation pour l'emploi des plus de 50 ans.
Benoît Hamon, porte-parole du PS, interrogé sur France 2, a relevé que "sur trois derniers mois, c'est 30.000 inscrits" supplémentaires pour la catégorie A. Il a également observé que "la situation s'aggrave" pour les personnes âgées de plus de 50 ans. "On voit aujourd'hui que l'augmentation du chômage des seniors, c'est plus 19% sur un an quand on sait qu'on va repousser l'âge légal de la retraite (de 60 ans) à 62 ans", a souligné Benoît Hamon.
Et d'ajouter : "Ca voudra dire deux ans supplémentaires de précarité, de chômage parfois non indemnisé (...) Moi, j'aimerais entendre M. Wauquiez (secrétaire d'Etat à l'Emploi) qu'on n'entend pas beaucoup d'ailleurs sur ces questions là".







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