29.07.2010

Chiffres du chômage : les interprétations différentes du PS et de l'UMP

La majorité se "réjouit" de l'évolution du chômage en juin tandis que le PS relève une augmentation du nombre de demandeurs sur "les trois derniers mois".

Pôle emploi (AFP) Pôle emploi (AFP)

Suite de l'annonce des chiffres du chômage, la bataille des interprétations entre le Parti socialiste et l'UMP a éclaté.
Mardi 27 juillet, le ministère de l'Emploi a indiqué que le nombre de personnes inscrites au chômage sans activité a diminué en juin en France métropolitaine (- 8.600 à 2,7 millions), mais il a augmenté si l'on tient compte de celles ayant une activité réduite (+15.600 à 3,96 millions).

Dans la catégorie dite A des demandeurs d'emploi, Pôle emploi recense tous ceux qui cherchent tout type de contrat de travail et n'ayant pas du tout travaillé dans le mois précédent.

En juin, leur nombre a atteint 2.691.000 personnes, soit une baisse de 0,3% en un mois (-8.600 personnes), mais il est en hausse de 6,9% par rapport à juin 2009.

L'autre indicateur englobe les demandeurs d'emploi qui occupent une activité réduite et dont les revenus sont déduits de l'indemnisation chômage. Dans cet ensemble - qui regroupe les catégories A, B et C de demandeurs d'emploi -, Pôle emploi a comptabilisé 3,958 millions de personnes en juin, plus qu'en mai (+0,4% ou +15.600) et davantage qu'en juin 2009 (+9,3%).

Dès mardi, Christine Lagarde, ministre de l'Economie s'est "réjouie" de cette annonce, soulignant qu'"un nombre de demandeurs d'emploi qui diminue de 8.600, fût-ce en catégorie A, c'est une bonne nouvelle".

 Augmentation sur "les trois derniers mois"

Mais ce mercredi 28 juillet, le Parti socialiste a relativisé les chiffres officiels, notant une augmentation du nombre de demandeurs d'emplois en catégorie A sur "les trois derniers mois" et une aggravation de la situation pour l'emploi des plus de 50 ans.

Benoît Hamon, porte-parole du PS, interrogé sur France 2, a relevé que "sur trois derniers mois, c'est 30.000 inscrits" supplémentaires pour la catégorie A. Il a également observé que "la situation s'aggrave" pour les personnes âgées de plus de 50 ans. "On voit aujourd'hui que l'augmentation du chômage des seniors, c'est plus 19% sur un an quand on sait qu'on va repousser l'âge légal de la retraite (de 60 ans) à 62 ans", a souligné Benoît Hamon.

Et d'ajouter : "Ca voudra dire deux ans supplémentaires de précarité, de chômage parfois non indemnisé (...) Moi, j'aimerais entendre M. Wauquiez (secrétaire d'Etat à l'Emploi) qu'on n'entend pas beaucoup d'ailleurs sur ces questions là".

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