21.05.2007
Les journalistes du JDD s'indignent dans leur journal
Une semaine après la censure de l'article sur Cécilia Sarkozy, révélée par Rue89, les journalistes du Journal du dimanche ont obtenu de faire connaître leur mécontentement dans les colonnes de leur journal. Une procédure extrêmement rare dans une publication du groupe Lagardère, mais qui montre à quel point cette affaire, coïncidant avec l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, proche d'Arnaud Lagardère, a choqué les journalistes.
Dans un texte court mais incisif, la Société des journalistes du JDD exprime son "indignation" et dénonce cette "ingérence, qui a gravement nui à l'indépendance et à la crédibilité de notre journal, comme de ses journalistes". Le texte sert d'introduction à une tribune de Dominique Wolton, directeur de l'Institut des sciences de la communication du CNRS, intitulé "La presse doit rester un contre-pouvoir".
Sans faire référence directement à l'affaire Cécilia/JDD, Dominique Wolton écrit: "il faut être lucide. De tout temps, pressions économiques et politiques ont pesé sur les médias. Mais dans nos sociétés de communication, il faut être beaucoup plus vigilant. Avec la concentration des groupes de communication, la presse doit, plus que jamais, rester un contre-pouvoir et ne pas tenter de s'ériger en quatrième pouvoir. Son rôle n'est pas de faire de la politique mais d'informer et de commenter."
Il ajoute: "rappeler aussi la leçon de l'Histoire: ce n'est pas parce que l'on tient les tuyaux et les supports que l'on contrôle les consciences. Attention, dans la durée, à la résistance des récepteurs et à l'effet boomerang. Reste un problème: la perte de crédibilité qui frappe aujourd'hui la presse. Elle est aussi le résultat des liens qu'entretient la hiérarchie médiatique, l'élite de ce métier en quelque sorte, avec les pouvoirs. C'est vrai dans tous les pays. On ne voit plus que cette minorité et non plus le reste de la classe moyenne journalistique, renforçant une perception discutable de ce métier dans les opinions publiques. Résultat d'autant plus paradoxal que la culture journalistique est aujourd'hui beaucoup plus consciente de l'importance des libertés et du pluralisme. Défendre la liberté d'expression dans un monde ouvert, saturé de médias et de pressions, est un combat qui est loin d'être terminé. Une bataille qui n'est jamais vraiment gagnée."
Le numéro du JDD de ce dimanche ne risquait en tout cas pas d'être censuré: il titrait "La France bouge", avec la énième photo de Nicolas Sarkozy en jogger, une interview d'Alain Juppé expliquant "comment je suis devenu écolo", mais aussi, en contrepoint, une autre de François Hollande.
MISE A JOUR: Daniel Schneidermann pointe sur son blog en direction d'un article de Patrice Trapier, sur le site du JDD (mais non publié dans le journal), qui réplique à Plantu pour sa caricature sévère pour le journal dominical du groupe Lagardère. Schneidermann fait remarquer que l'article frappe Plantu "sous la ceinture" en rappelant son dessin du juge Boulouque, en 1988, référence douloureuse puisque le juge s'est suicidé trois ans plus tard. "Inqualifiable", accuse Schneidermann.
21:10 Publié dans lu sur Rue89 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 2007, royal, parti socialiste, ps, présidentielle, sarkozy, hamon
Martin Hirsch sonne la fin du RMI
Martin Hirsch confirme son objectif de transformer le RMI (revenu minimum d'insertion), qu'il juge "totalement dépassé" et de s'atteler à la mise en oeuvre d'un revenu de solidarité active. «Ce sera peut-être la transformation du RMI en quelque chose, ce sera certainement ce que l'on a déjà discuté beaucoup avec les syndicats avec les associations», a-t-il dit sur RTL
Président d'Emmaüs-France, et plutôt classé à gauche, Martin Hirsch a été nommé vendredi Haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté dans le gouvernement de François Fillon avec pour objectif de réformer les minima sociaux. «Le RMI a été constitué dans un certain contexte et aujourd'hui il est totalement dépassé. Il enferme les personnes dans des situations d'exclusion du monde du travail et il les maintient dans la pauvreté», a-t-il dit. «Donc, il faut savoir conjuguer les deux, c'est pour ça que j'ai tenu à avoir ce mot de `solidarité active' dans mes fonctions, d'avoir quelque chose dans lequel on rassemble ces deux mêmes idées, on peut avoir besoin de continuer à être soutenu quand on reprend du travail», a-t-il ajouté.
Pour Martin Hirsch, «qu'on soit de droite ou de gauche, je pense qu'on est convaincu qu'on ne peut plus garder un système dans lequel travailler maintient pauvre, ou bien dans lequel on est exclu du monde de l'emploi, du monde du travail parce que l'on considère que les exigences du travail sont trop fortes pour des millions de personnes.»
20:45 Publié dans Vu dans Libé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 2007, royal, parti socialiste, ps, présidentielle, sarkozy, hamon
Nouveau carnet de campagne
François Hollande tient un nouveau carnet de campagne en ce jour d'ouverture de la campagne officielle pour les élections législatives.
Au sommaire de ce numéro :
- la situation du PS à l'aube de la campagne législative
- l'organisation des grands évènements de la campagne
- François Fillon et le nouveau gouvernement
- la rapidité d'action de Sarkozy sur certains sujets
- le débauchage pratiqué par Sarkozy
- Ségolène Royal renonçant au mandat de députée
- l'avenir de ce gouvernement d'ouverture
19:50 Publié dans Information Section | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 2007, royal, parti socialiste, ps, présidentielle, sarkozy, hamon
Sarkozy prépare son «Grenelle de l'environnement»
Le président et Alain Juppé ont reçu ce matin les responsables des principales associations écologistes. S'ils s'estiment satisfaits de cette première rencontre, Greenpeace et le WWF sont plus réservés.
Nicolas Sarkozy a assuré que « l'époque des colloques est derrière nous. Le temps est à l'action ». Ce Grenelle de l'environnement doit être « un contrat entre l'Etat, les collectivités territoriales, les syndicats, les entreprises et les associations ». Les parties prenantes des négociations seront engagées par les décisions qui seront prises.
A la sortie de la réunion, les responsables d'ONG étaient globalement satisfaits de cette première rencontre. « Nous avons dépassionné le débat » s'est réjouit Nicolas Hulot. Allain Bougrain-Dubourg, de la Ligue de protection des oiseaux, s'est dit « rassuré d'avoir pu parler sans tabou. C'est une réunion historique ».
Ça coince sur le nucléaire
Cependant, tous les membres d'ONG n'applaudissent pas des deux mains. Si Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France, se dit satisfait par la tenu de ce Grenelle de l'environnement, il souligne à Marianne2007.info qu'il n'a « pas satisfaction sur les sujets comme l'EPR (Alain Juppé a déclaré ce week end son attachement à l'énergie nucléaire Ndlr), les autoroutes, les incinérateurs d'ordures ménagères. Nicolas Sarkozy ne veut pas revenir dessus alors que ce sont des sujets indispensables si on veut faire face à l'urgence écologique ».
Même son de cloche du côté de WWF : Serge Orru, directeur général de l'association, explique à Marianne2007.info que « c'est une belle reconnaissance pour les ONG ». Et si Alain Juppé « a beaucoup à découvrir dans le domaine de l'environnement », il se réjouit que ce soit « un ministre qui a beaucoup d'autorité » et de « la possibilité d'un accord sur l'interdiction des OGM en plein champ ». Mais quand il s'agit d'aborder le nucléaire, c'est le même problème : « Si le gouvernement reste sur sa position, s'il investit 1 euro pour le nucléaire, il doit investir 1 euro sur les énergies renouvelables. (…) On ne lâchera rien, je vous le garantis », prévient le responsable de WWF.
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20.05.2007
Lorsque Xavier Darcos se "lâchait" sur son blog
avier Darcos va-t-il continuer son blog, commencé en avril 2005 ? On imagine mal un ministre de l'éducation livrer à chaud des réflexions comme celles consignées dans son agenda le 10 janvier 2007, après avoir rencontré l'ambassadeur de France au Canada : "Daniel Jouanneau nous montre comment le Canada a réussi sa réforme budgétaire et réformé sa fonction publique (- 20 % de fonctionnaires) ; il y a donc des pays où c'est possible..."
Le 17 octobre 2006, il rencontre Paul Wolfowitz, président de la Banque mondiale, aujourd'hui démissionnaire : "Pondéré, généreux, simple, plein d'humour, passionné par la question du développement du Sud ; bref, tout le contraire de ce qu'en disent les agités de l'altermondialisme et de l'antiaméricanisme primaire."
M. Darcos peut aussi être caustique, comme lorsqu'il s'apitoie (23 mars 2007) sur Marie-George Buffet, qui "rame dans la sciure de langue de bois" ou qu'il se demande (19 mars 2007) "comment arrêter un tracteur à quatre Bayrou motrices ?". Il moque, chez le candidat centriste (27 février 2007), "les acrobaties politiques rêvant de marier la carpe et le lapin". "Je ne vois pas l'intérêt (...) d'avoir B. Kouchner ou J. Delors comme chef d'un gouvernement où chaque ministre serait en cohabitation avec tous les autres", écrit-t-il (1er mars 2007), s'interrogeant sur "cette énergie qu'il faudrait dépenser pour faire collaborer entre eux des acteurs disparates et incompatibles". Le même jour, il brocarde ainsi la candidate socialiste : "Il faut la voir, devant deux ou trois ahuris de banlieue, tatoués et encapuchonnés, genre Nique Ta Mère, leur annoncer d'un ton sirupeux et angélique : "Vous n'êtes pas un problème, vous êtes une partie de la solution"."
Le 11 mai 2006 il assurait que "les mêmes "sauvageons", qui jouent les casseurs de banlieue et qui lapident la police ou l'école, sont prêts à manifester, le coeur sur la main, contre le racisme ou en faveur de n'importe quel pacifisme" et voyait l'école "engluée" dans "un prêchi-prêcha "droits-de-l'hommiste" global et uniforme qui interdit les hiérarchies, les différences et les choix."
Le blog de M. Darcos ne contient pas, bien sûr, que des phrases à faire blêmir le syndicaliste enseignant en attente d'une négociation. Il y développe des points de vue, expose des projets, donne matière à réflexion... Sans perdre sa compétence d'expert de l'éducation, il y dévoile les ressorts de sa sensibilité d'homme de droite, impatient qu'"un Churchill" vienne enfin "imposer le sursaut vital et les réformes radicales dont la France a besoin".
Mais, comme il le constate à regret (14 mars 2007), les journalistes "attendent un bon mot, un éclat, une rodomontade, une gaffe, une petite phrase qui va tourner en boucle sur France Info. Bref, n'importe quoi, sauf du sens..."
14:05 Publié dans Vu dans le Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 2007, royal, parti socialiste, ps, présidentielle, sarkozy, hamon
Le ministère de l'immigration et de l'identité nationale symbolise "la peur et la fermeture"
Pour Sophie Duchesne, chercheuse au CNRS et au Cevipof, la création de ce nouveau ministère reflète une tendance protectionniste de la société et symbolise une certaine peur du changement et de la différence qu'apporte l'immigration. L'identité nationale doit être un débat dans la société et non pas une idée façonnée et régulée par un ministère, selon la chercheuse.
09:11 Publié dans Vu dans le Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 2007, royal, parti socialiste, ps, présidentielle, sarkozy, hamon
Sarkozy : Après le kärcher, le Kouchner
Le coup de maître, la principale prise à l'ennemi, celle qui donne au gouvernement sa gueule d'ouverture aventurière, c'est la nomination du Dr Volant, le champion des droits de l'homme et du devoir d'ingérence humanitaire, l'ex-soixante-huitard et aussi ministre de la Santé, Bernard Kouchner qui, depuis des années, arpente les vallées de larmes et les sommets des cotes de popularité.
Sarkozy avait le kärcher, maintenant il a le Kouchner. Ça le nettoie mieux encore ! Ça le dédiabolise encore davantage. Voilà le Président rehaussé de respectabilité après avoir recruté ce socialiste poids lourd qui, il y a quelques semaines encore, l'accusait d'être « dangereux » et de « pêcher dans les eaux troubles de l'extrême droite ».
Mais s'il n'y avait que Kouchner, on pourrait présenter cet aventurier comme un égaré en fin de carrière. Or, Sarkozy et Fillon ont su attirer autour d'eux une pléiade de personnalités comme le technocrate de haut vol, Jean-Pierre Jouyet, deloriste de toujours et aussi proche de François Hollande. Ou comme le président de l'Essonne, Martin Hirsch, qui, lui aussi, avait battu campagne pour Ségolène Royal. Sans parler de tous ces mitterrandistes et jospinistes qui sont venus tourner autour du nouveau roi soleil, tels Hubert Védrine, Max Gallo, Georges-Marc Benamou, Claude Allègre, Jacques Attali, Bernard Tapie, Anne Lauvergeon, Michel Charasse… Et enfin, bien sûr, il y a ces déserteurs centristes, tel Hervé Morin l'ex-patron des parlementaires UDF qui n'est pas allé à la soupe mais au rata, c'est-à-dire qu'il va réaliser son rêve : devenir ministre des Armées.
L'opposition bien sûr est complètement déboussolée par ces sautes-frontières. Le PS ne tien rien ni personne. Au Bureau National, seules quelques voix, celles de Cambadélis, de Mélenchon, se sont élevées pour que le parti dénonce fortement les manœuvres de détournement du nouveau pouvoir qui veut faire pratiquer une politique de droite par des hommes qui ne sont plus de gauche. Fabius a demandé à ce qu'on ne parle d'ouverture mais de « débauchage ». La bataille sémantique et donc politique a été perdue.
On ne parle plus que « d'ouverture » et, fut-elle fausse, les socialistes sont tombés dedans. Sur les marchés, les militants et les sympathisants regardent les candidats aux législatives avec défiance comme s'ils n'étaient plus fiables, comme s'ils allaient tous trahir, courir à la soupe en balançant leurs convictions et leurs électeurs. C'est « l'ère du soupçon généralisé », comme s'en plaint, comme enrage, sur son blog, le sénateur Jean-Luc Mélenchon qui, pour avoir été filmé à l'Elysée lors des cérémonies d'intronisation du nouveau Président auxquelles il assistait en tant que membre du bureau du Sénat, pour avoir été vu à la télé donc, a été immédiatement accusé de retourner sa veste. C'est évidemment faux, mais dénote, à gauche, un climat de perte de repères et de confiance qui aura pour conséquence une dégelée aux législatives, prévient le sénateur Mélenchon. Tous les élus socialistes que nous avons interrogés confirment : « dans ces conditions, nous allons prendre une sacrée dérouillée ». C'est bien ce que recherche un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, le Président Sarkozy qui, une fois passées les législatives, reviendra, selon certains de ses proches, aux choses sérieuses et à un gouvernement de fermeture après avoir si brillamment réussi l'ouverture !
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Kouchner et les JO de Pékin: Royal avait raison
Une petite phrase de Bernard Kouchner, le nouveau chef de la diplomatie française, dans un portrait-entretien paru vendredi dans Le Monde : "Sur l'utilisation d'une menace de boycott des Jeux olympiques de Pékin pour faire pression sur la Chine (alliée du régime soudanais), c'est Ségolène Royal qui avait raison"...
Une prise de position qui en dit long sur les contradictions qui risquent d'émerger entre le ministre des Affaires étrangères issu des rangs de la gauche, porteur des valeurs du "droit d'ingérence" qu'il avait aidé à codifier, et Nicolas Sarkozy qui, lors du débat avec Ségolène Royal, s'était emporté contre cette suggestion. De quoi inquiéter à Pékin, où l'arrivée de Kouchner ne peut pas être vue d'un très bon oeil, alors que la victoire du candidat de l'UMP avait été vivement souhaitée. A Suivre...
09:00 Publié dans lu sur Rue89 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 2007, royal, parti socialiste, ps, présidentielle, sarkozy, hamon
Le Maghreb salue l'arrivée de Rachida Dati, pas celle de Kouchner
Au Maghreb, l’arrivée de Bernard Kouchner et de Rachida Dati au gouvernement est largement commentée depuis vendredi.
Au Maroc, la presse s'emballe pour Madame Dati. L’éditorial du quotidien Libération (celui du Maroc) lui est consacré: "La grande star de ce gouvernement nouvellement désigné, c’est Rachida Dati nommée ministre de la Justice, l’un des grands postes les plus convoités du gouvernement. C’est la première fois qu’on octroie un tel poste à une Française d’origine maghrébine, un poste non subalterne, un très grand poste difficile et exposé."
C’est dans sa rubrique "National" que le quotidien populaire francophone, L’Opinion, a choisi de commenter cette nomination: "Le département français de la Justice confié à une marocaine! (...) Cette magistrate célibataire a été la porte-parole de M. Sarkozy durant la bataille pour la présidence, sa présence comme son large sourire l’ayant rapidement imposée."
Aujourd’hui le Maroc pronostiquant l’arrivée de "la belle Rachida Dati" place Vendôme, l’analysait comme un un "coup historique": "Rachida Dati entrerait dans l’Histoire comme la première Française d’origine arabe et musulmane ayant échappé au ghetto des responsabilités."
Al Maghribia souligne également cette première en France et revient longuement sur "l’influence positive que pourrait avoir cette nomination sur les Français d’origine immigrés et sur ceux-là même qui se révoltaient contre Sarkozy en 2005".
Asharq Alawsat l’un des journaux les plus lus du monde arabe, y voit un "renouveau de la politique française". Commentant l’article, Abdelhamid, internaute marocain, s’inquiète de la représentativité des femmes au Maroc: "Une Marocaine à la Justice en France, une Marocaine à l’Education en Belgique. Ce serait désolant de ne pas avoir plus de femmes ministres au Maroc après les législatives de septembre!"
Dans la blogosphère, le débat porte sur une toute autre question. Une bloggeuse américaine, d’origine marocaine, a titré son blog Rachida Dati - A French Oreo considérant que les parents de Rachida Dati n’auraient pu entrer en France avec une politique d’immigration telle que la conçoit Sarkozy, ce qui prouverait l’ambition "immorale" de la nouvelle Garde des Sceaux.
L'animateur du blog Maghrebism l’interpelle: "Nous, les Maghrébins d’Europe, nous sommes soumis à cette loi invisible selon laquelle nous ne pouvons qu’être membres des gouvernements de gauche. Une autre loi voudrait que nous ayons le même point de vue sur l’immigration que la gauche. Autrement, si l’on ne partage pas leurs opinions, on passe pour des traîtres. Pourquoi les enfants d’immigrés ne pourraient-ils pas partager les idées de Sarkozy?"
Quant à l'arrivée de Kouchner au Quai d’Orsay, elle est largement controversée en Algérie. Pour le Quotidien d’Oran il ne s'agit de rien moins qu’une "mauvaise nouvelle pour les Arabes": "L’homme cumule au moins trois défauts majeurs. En 2003, il fut l’un des rares hommes politiques français à avoir soutenu et défendu publiquement la guerre en Irak. (...) Deuxième défaut: tout au long de sa carrière politique, Bernard Kouchner s’est rangé derrière les gouvernements israéliens. (...) Enfin, et c’est sans doute ce qui va gêner le plus de nombreux dirigeants arabes, le futur chef de la diplomatie française est l’un des principaux promoteurs du très controversé droit d’ingérence humanitaire."
Toujours en Algérie, L’expression s'affole: "La nomination de M.Kouchner aux Affaires étrangères aura une connotation provocatrice envers les Arabes. (...) Mettre l’homme de l’ingérence humanitaire à la tête de la diplomatie française c’est faire fi de rapports nouveaux et apaisés avec le sud de la Méditerranée que M.Sarkozy s’est dit prêt à initier. Nous ne croyons pas, pour notre part, que Bernard Kouchner soit effectivement l’homme qu’il faut pour impulser l’union de la Méditerranée. (...) M.Kouchner militait activement pour une ingérence étrangère en Algérie, et a été, accessoirement, l’un des promoteurs du fameux "Qui tue qui?", qui a fait tant de mal au pays (...) Alors? Quid de l’union de la Méditerranée?"
09:00 Publié dans lu sur Rue89 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : 2007, royal, parti socialiste, ps, présidentielle, sarkozy, hamon
Fillon 1 : une opération politicienne
Le député européen et secrétaire national, Benoît Hamon réagissait vendredi midi lors du point presse du Parti socialiste à l'annonce du gouvernement de François Fillon. "C'est un gouvernement très marqué à droite dans sa composition comme dans sa structure. Le fait qu'il soit confirmé qu'il y ai un ministère de l'immigration, du co-développement et de l'identité nationale dénote cette orientation très à droite". De plus, le député européen a opposé la volonté d'ouverture de ce gouvernement à celle d'un objectif de "démolition de la gauche", une "opération politicienne".
08:59 Publié dans Information Section | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 2007, royal, parti socialiste, ps, présidentielle, sarkozy, hamon





