11.03.2010
Un plan Alzheimer
Le contexte
En 2005, près de 800 000 personnes étaient touchées par la maladie d’Alzheimer. Face à l'urgence, tous les acteurs publics et associatifs sont à mobiliser pour accompagner les personnes et les familles touchées par la maladie et mener des campagnes de prévention et de sensibilisation pour tous.
Le bilan de la droite
Le Gouvernement a défini en 2008 un Plan Alzheimer relativement ambitieux, prévoyant d’investir 1,6 milliards d’euros dans la recherche, le traitement de la maladie et l’accompagnement des familles. On ne peut que constater aujourd’hui que ce plan est resté au hangar. Les crédits promis n’ont pas été engagés, les personnels n’ont pas été formés, et entre 10% et 50% des places seulement ont été ouvertes.
Notre proposition
Bien que la santé n’entre pas dans les compétences de la Région, il nous est apparu indispensable d'agir et d'offrir aux Franciliens un égal accès aux soins et une prise en charge juste et adaptée. Dans le cadre d'un vaste plan de lutte contre la dépendance, qui prévoit notamment la formation spécifique de personnels au maintien et aux soins à domicile, nous engagerons un plan régional de prévention et de lutte contre la maladie d'Alzheimer. La Région apportera son soutien aux Maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer (MAIA), destinées à devenir le guichet unique pour les malades et les familles, souvent ballottées dans le maquis des soins médicaux et des systèmes d’accompagnement. En créant 40 consultations mémoire en milieu hospitalier avant la fin de la mandature, nous permettront aux personnes concernées et à leurs familles d'obtenir un diagnostic complet réalisé par des équipes pluridisciplinaires. Enfin, nous lancerons des conférences publiques « prévention-dépistage » afin de sensibiliser tous les Franciliens aux enjeux de la maladie et d'informer les familles des possibilités de diagnostic et de traitement. C’est en se situant au côté de chacun, dans les épreuves qui les frappent quotidiennement, que la Région pourra assumer le rôle de bouclier social pour tous les Franciliens.
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"J'en suis à mon 26e CDD dans l'éducation nationale"
Vacataires, contractuels, TZR (pour titulaire sur zone de remplacement)... Les appellations désignant les professeurs remplaçants renvoient à des statuts différents, mais à une réalité partagée : le sentiment d'être un enseignant "de seconde zone", toujours en "intérim". Alors que le ministre de l'éducation, Luc Chatel, souhaite s'attaquer au problème du non-remplacement dans l'éducation nationale, des professeurs remplaçants témoignent de leur quotidien.
- TZR : les fonctionnaires bouche-trous, par Mohamed D.
Je suis professeur titulaire de sciences physiques depuis deux ans en étant titulaire sur zone de remplacement (TZR). Ce statut me paraît corrompu puisqu'il est né de la nécessité de remplacer les professeurs absents (congé de maternité, maladie ou autre). Or ce n'est pas son application, du moins dans mon cas. Je n'ai jamais remplacé personne mais je sers en fait de variable d'ajustement dans la dotation horaire des établissements : en somme, lorsqu'un chef d'établissement a besoin de six heures en physique par exemple, il le signale au rectorat, qui lui donnera un TZR pour six heures. Les TZR ne connaissent donc aucune stabilité dans les établissements (ce qui ne facilite jamais l'assise de l'autorité puisqu'on est perpétuellement "testé" par nos nouveaux élèves).
- Qui râle le plus fort obtient un remplacement, par G. S.
Je suis enseignant du premier degré affecté au remplacement d'enseignants partis en stage de formation continue (chaque enseignant du premier degré a droit à 36 semaines de formation au cours de sa carrière) en Seine-et-Marne. Mais dans les faits, la formation continue n'existe quasiment plus faute de crédits et j'effectue des remplacements de collègues malades. Le taux de remplacement est de plus en plus faible et nous sommes déplacés en fonction des réactions de mécontentement des parents : qui râle le plus fort obtient un enseignant au détriment d'autres secteurs moins mobilisés.
L'année dernière j'ai été affecté en urgence, fin février, hors de ma zone géographique, dans une classe qui n'avait pas d'enseignant depuis les congés de la Toussaint. Le nombre de remplaçants disponibles est tel qu'en Seine-et-Marne, la continuité de l'enseignement n'est plus garantie. Dans ma circonscription de référence, on compte chaque jour une moyenne de dix absences non remplacées chaque jour, avec un pic à dix-sept en février.
- Une situation écœurante, par Carine R.
Je suis TZR en lettres modernes depuis dix ans. Au début, la pénibilité du métier (essayez de prendre une classe de collégiens en ZEP en cours d'année…) était compensée par quelques "avantages" : des points pour les mutations, des indemnités correctes, parfois quelques jours de "vacances" entre deux remplacements épuisants. On a supprimé une bonne partie de ces avantages. En dix ans, j'ai eu en tout trois mois sans élèves, et la réalité, c'est qu'à peine un remplacement est fini, on nous appelle pour un autre. Avec des situations aberrantes : être appelée le lendemain de la rentrée de septembre pour un congé maternité prévu depuis avril ; être appelée un lundi (le remplacement précédent s'étant achevé le vendredi soir) pour remplacer une collègue absente depuis deux semaines. La situation actuelle est écœurante. Le rectorat supprime des postes de TZR à la pelle, et après, on se plaint que les profs ne sont pas remplacés. On fait appel à des vacataires sans expérience qui abandonnent devant la difficulté de la tâche : j'ai ainsi été le septième professeur de français d'une classe de quatrième difficile.
- Une aberration, par Thomas A.
Je suis professeur de lettres remplaçant TZR. Je suis rattaché à un collège dans lequel j'ai quelques classes, mais pas suffisamment pour couvrir mon service. On m'emploie donc à des tâches pour lesquelles je ne suis pas qualifié (tenir le CDI et former des élèves ne parlant pas français). En parallèle, depuis qu'une enseignante en lettres est partie en congé maternité dans ce collège, on a recruté une vacataire qui n'a jamais enseigné pour effectuer le service complet de la collègue arrêtée – alors même que j'ai des heures inemployées qui auraient pu servir à le pallier.
- La réalité d'un TZR lambda, par Vincent S.
Je suis professeur d'histoire-géographie et j'ai toujours été TZR. Cela fait plusieurs années que j'exerce dans deux établissements en même temps et ces affectations varient d'une année sur l'autre : en cinq ans, j'ai travaillé dans deux lycées généraux, quatre lycées professionnels et quatre collèges. Pratique pour le suivi des élèves ! Bien que titulaire d'un Capes d'histoire-géographie, je travaille régulièrement en lycée professionnel (normalement ces postes sont réservés à des enseignants spécialisés titulaires du concours CAPLP) : donc, la polyvalence est bien de rigueur.
Comment s'investir véritablement dans la vie d'un établissement et améliorer ses pratiques ? Comment construire sa vie quand on sait que les TZR peuvent être envoyés dans des zones limitrophes de la leur (donc, dans un rayon de près de 100 kilomètres, dépassant souvent les contours départementaux) d'une année sur l'autre ? Quant à la fameuse "sécurité de l'emploi", quid des contreparties ? Nous ne choisissons pas nos lieux de travail, sommes sous-payés au regard de notre niveau d'études, déconsidérés par les parents et notre métier est rendu de plus en plus difficile par les exigences qu'on nous impose et le public que l'on accueille. Mais je reste zen : j'aime (encore) mon métier.
12:30 Publié dans Vu dans le Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, regionales, sarkozy
La Poste
09:15 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, regionales, sarkozy
Justice : Sarkozy fait l'unanimité contre lui... ou presque
Avocats, greffiers, magistrats, surveillants de prisons. Au total, une vingtaine d'organisations syndicales du monde judiciaire manifestent aujourd'hui pour dénoncer la misère du monde judiciaire mais aussi les réformes de la procédure pénale.
« Nous sommes pour une réforme de la procédure pénale, pas pour le statu-quo, simplement nous ne sommes pas pour cette réforme » explique Matthieu Bonduelle. Au cœur de la réforme, la suppression du juge d’instruction. La goutte qui fait déborder le vase.
« Madame Alliot Marie ne veut manifestement pas dicuter du fond de la réforme qui est la suppression du juge d’instruction sans évolution du statut du parquet et on nous laisse les miettes pour la concertation. Ce qui nous intéresse c’est de parler du cœur du projet : l’indépendance des magistrats qui vont faire l’enquête » complète Christophe Régnard.
Une justice aux ordres ?
Commence alors le réquisitoire Elkabbach, porte-voix exemplaire du courroux des politiques en quête d’impunité. L’exemple Gérard Longuet : « il vient de bénéficier d’un non-lieu intégral après 15 années d’instructions. Il a été humilié, écarté politiquement, sali. Quinze années d’enquêtes et de gâchis. Est-ce qu’il s’agit d’une faute professionnelle ? ».
« Quand on fait une instruction, au début, on ne sait pas ce qu’il passe, ça dure 5 ans, 10 ans, cela dépend des moyens et des difficultés du dossier. Si l’on prend le cas de la commission d’enquête parlementaire sur Outreau, qui met en cause tout le système judiciaire, pas seulement les juges d’instruction. Elle a conclu que le juge d’instruction devait être maintenu à la condition qu’il travaille en collégialité. Nous attendons la mise en œuvre de cette réforme ».
Retour au fond : « la suppression du juge d’instruction remplacé par un procureur qui est aux ordres pose un vrai problème démocratique » selon Christophe Régnard. « Déjà certains procureurs dans certaines affaires très médiatisées ont un comportement pour le moins suspect. Qu’en sera-t-il demain ? »
Sans évoquer par ailleurs, le quotidien de misère d’une justice, moins médiatique celle-là, qui reste l’une des plus pauvres d’Europe.
07:30 Publié dans vu dans Marianne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, regionales, sarkozy
Quand Longuet dérape sur Boutih
Le patron des sénateurs UMP estime qu'il vaut mieux nommer quelqu'un du "corps français traditionnel" plutôt que le socialiste, dont le nom circule pour remplacer Louis Schweitzer à la tête de la Halde.
Malek Boutih est "un homme de grande qualité mais ce n'est pas le bon personnage" pour la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, a déclaré Gérard Longuet, invité de "Questions d'Info LCP/France Info/AFP".
"La Halde, cela veut dire que c'est la France qui s'ouvre aux populations nouvelles. Schweitzer, c'est parfait ! Un vieux protestant, parfait ! La vieille bourgeoisie protestante, parfait !", a-t-il souligné.
A la question de savoir pourquoi M. Boutih ne correspondait pas, à ses yeux, au poste, il a répondu : "Parce qu'il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l'accueil de tous nos compatriotes. Si vous voulez, les vieux Bretons et les vieux Lorrains - qui sont d'ailleurs en général Italiens ou Marocains - doivent faire l'effort sur eux-mêmes de s'ouvrir à l'extérieur".
"Si vous mettez quelqu'un de symbolique, extérieur, vous risquez de rater l'opération", a insisté Gérard Longuet.
Désir "scandalisé"'
Interrogé plus avant, le sénateur de la Meuse a déclaré qu'il n'y avait "pas de Français de souche". "Je dis seulement que c'est la France qui doit s'ouvrir à l'extérieur, voilà, c'est tout", a-t-il affirmé.
Dans un communiqué publié mercredi après-midi, Gérard Longuet a précisé qu'il "souhaite que le futur président de la Halde ne soit pas d'abord un militant politique mais bien une personnalité exemplaire de mesure et de sérénité au regard des changements de la société française enregistrés depuis plusieurs générations déjà".
Harlem Désir, numéro deux du PS, s'est dit "scandalisé" par ces propos et a demandé à l'UMP de les "condamner". Le socialiste veut aussi que Gérard Longuet présente "des excuses publiques à
Malek Boutih".
"bien plus qu'un dérapage"
"Ces propos sont, bien plus qu'un dérapage, une véritable théorie raciale totalement contraire à l'idée de la Nation républicaine et à l'égalité des droits entre les citoyens de toutes origines", a-t-il affirmé.
"Cette hiérarchisation délirante des Français selon leurs origines est d'une gravité extrême et ne peut être tolérée de la part d'un parlementaire, président de groupe d'un grand parti au Sénat", juge Harlem Désir.
"Il n'y a pas de Français de seconde catégorie, qui seraient moins fondés que d'autres à occuper des responsabilités qu'elles soient publiques ou privées".
Pour Harlem Désir, "en assimilant les Français d'origine étrangère à des citoyens de second rang, Gérard Longuet tient un discours intolérable, aux relents racistes et qui justifie et légitime les discriminations".
"Il ne propose rien de moins que d'écarter un citoyen d'une responsabilité publique à raison de son origine", estime Harlem Désir.
Pour SOS Racisme, Gérard Longuet "a tenu des propos indigne d’un élu de la République."
"Ces propos sont scandaleux et ne sont pas acceptable de la part d’un responsable politique membre d’un parti de gouvernement", estime l'association, qui lui demande en outre de "retirer ses propos".
00:02 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, regionales, sarkozy
10.03.2010
Sarkozy le « PPP » (prince pompier pyromane)
Mardi matin, deux nouvelles claironnées à la radio. La première : le ministre de l'Education Luc Chatel « s'attaque à l'absentéisme » à l'école. La seconde, Nicolas Sarkozy « autorise le retour » d'une jeune Marocaine expulsée dans des conditions indignes. Dans l'un et l'autre cas, les deux responsables sont présentés comme des hommes d'action.
Luc Chatel propose ainsi d'aller chercher des remplaçants parmi les étudiants ou les jeunes retraités. Pourquoi pas chez les militaires, pendant qu'on y est ? Mais qui s'interroge sur le problème de départ : le fait qu'il n'y a plus assez de remplaçants disponibles dans l'éducation nationale ? N'est-ce pas le résultat d'une politique de suppressions de postes, encouragée par le gouvernement actuel ?
Dans le second cas, que s'est il passé ? Dans le Loiret, une lycéenne, Najlae Lhimer, frappée par son frère, va porter plainte à la gendarmerie. N'ayant pas de titre de séjour, elle est arrêtée et expulsée au Maroc, selon les directives émises par Nicolas Sarkozy et son zélé ministère de l'Immigration et de l'identité nationale.
Le fait du prince
Au château, le prince, découvrant l'affaire, s'offusque et décide d'intervenir. Il choisit de lever le pouce le 8 mars, une journée symbolique, après avoir reçu un collectif de femmes.
Son dévoué ministre chargé des expulsions, Eric Besson vante ce « geste humanitaire » : la France est « fidèle à sa tradition républicaine d'accueil ».
On ne peut évidemment que se réjouir de la nouvelle, avec Najlae Lhimer et bien d'autres femmes sans-papiers soumises à des problèmes similaires.
Mais la joie du retour ne doit pas faire oublier la situation de départ. Si la jeune fille, menacée de mariage forcé dans son pays, a d'abord été renvoyée au Maroc, sans qu'aucun fonctionnaire ne réagisse, c'est avant tout le fruit d'une politique : celle de l'expulsion « au chiffre ». Le pompier pyromane n'a pas besoin de lauriers
22:30 Publié dans lu sur Rue89 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, regionales, sarkozy
Le casier judiciaire d'Ali Soumaré serait vierge
Pour Le Canard Enchaîné, qui révèle l'information, cela signifie que les élus UMP qui s'en sont pris au candidat socialiste ont bien tiré leurs renseignements du fichier de police Stic.

Ali Soumaré (Reuters)
La pièce à conviction est, plus précisément, souligne le journal, l'extrait appelé "bulletin n°2", "celui que le ministère de la Justice délivre aux administrations lorsqu'un quidam convoite un emploi public. Dans cet extrait, toutes les condamnations sont mentionnées, à l'exception, notamment de celles ayant fait l'objet d'une amnistie ou d'une réhabilitation", souligne-t-il. Or, n'y figure même plus "l'unique condamnation pour vol aggravé en 1999 qu'Ali Soumaré avait reconnue, sur les cinq affaires que l'UMP lui avait imputées", dont plusieurs fausses, relève-t-il.
Le Stic pointé du doigt
Lorsque, le 19 février, les deux maires UMP du Val-d'Oise Francis Delattre et Sébastien Meurant avaient accusé Ali Soumaré d'avoir été impliqué dans cinq affaires, ils avaient affirmé avoir eu en main des documents judiciaires concernant des condamnations passées du jeune candidat, sans apporter plus de précisions sur la provenance de leurs informations.
Le président de la Commission de l'informatique et des libertés (Cnil), Alex Türk, s'était alors inquiété qu'elles puissent provenir du Système de traitement des infractions constatées (Stic), un fichier que seules des personnes habilitées peuvent consulter. Il avait, dans une lettre, réclamé au directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, des explications sur l'origine des informations publiées concernant le candidat socialiste.
Or, Frédéric Péchenard, qui a récemment annoncé qu'il avait ouvert une enquête, a estimé que certaines des informations sur Ali Soumaré pourraient avoir été extraites de son casier judiciaire.
Pour Le Canard, de là à penser que le directeur de la DGPN freine des quatre fers à l'idée de reconnaître que des policiers – une quarantaine, selon Le Monde (daté du 5 mars) - sont bel et bien allés fourrer leur nez dans le Stic, il n'y a qu'un pas.
Si cette provenance était avérée, "cela pose un très gros problème", avait estimé Alex Türk dans un entretien publié par lepoint.fr.
En janvier 2009, la CNIL avait émis une série de recommandations sur le fichier Stic, réclamant plus de rigueur sur la procédure d'accès et sur la traçabilité des recherches effectuées"...
21:30 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, regionales, sarkozy
Électeurs UMP, restez chez vous: pour Sarko, c'est déjà plié!
Pour se protéger du vote sanction, Nicolas Sarkozy affirme qu’il n’y aura pas de remaniement. Mais s’il n’y a pas de grand chambardement à venir à la tête de l’Etat, c’est aussi et surtout parce qu’il y a peu de chance qu’un ministre se retrouve président de Région…
Incorrigible Sarkozy. Il n’a pas pu s’en empêcher. En déplacement à Pontarlier dans le Doubs pour parler « soutien à l’emploi » et « formation professionnelle », le chef de l’Etat y est allé de ses considérations sur le vote de dimanche prochain créant, au passage, quelques remous du côté de la présidente sortante socialiste de Franche-Comté, Marie-Guite Dufay : « Elections régionales, conséquences régionales. Elections nationales, conséquences nationales, a-t-il déclaré, Il faut arrêter avec cette instabilité ministérielle où l’on change de ministres tout le temps, où dès qu’il y a un petit événement, on vous demande des initiatives politiques. Mais ce n'est pas l'initiative politique qui vous donnera du travail, qui vous donnera la sécurité, qui vous donnera une formation. Moi j'ai à travailler pour cinq ans en essayant de m'entourer de la meilleure équipe possible. Je dois être à votre écoute, mais je ne dois pas confondre les rendez-vous ».
Electeurs de gauche et du centre, rien ne sert de vouloir infliger une claque à la droite au niveau local, ça ne changera rien au sommet de l’Etat. Le vote sanction, sachez-le, est une impasse. Tel est donc le message présidentiel à cinq jours du premier tour. Mais s’il n’y a pas de remaniement de grande ampleur à venir, c’est aussi et surtout parce qu’il a peu de chance qu’un seul des ministres – têtes de listes aux régionales décroche une présidence.
En somme, le message présidentiel pourrait être réinterprété dans un sens exactement contraire : électeurs UMP, dimanche 14 et 21 mars, restez chez vous, l’affaire est déjà pliée ! Avec un soutien de ce genre, on comprend mieux pourquoi les candidats de droite préfèrent avoir à leurs côtés en meeting un François Fillon qu’un Nicolas Sarkozy...
20:50 Publié dans vu dans Marianne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, hamon, ps, regionales, sarkozy
LA PROPOSITION DU JOUR : SOUTIEN AUX MUSIQUES ACTUELLES
Contexte
La numérisation de la musique a profondément modifié les circuits de diffusion du disque. De nouveaux acteurs sont apparus sur le marché (les plateformes de téléchargement, en particulier), tandis que disparaissaient peu à peu des acteurs professionnels confirmés et de proximité, comme les disquaires traditionnels. Compte tenu des spécificités des musiques actuelles et de la mutation de l'industrie du disque qui ne permet plus aux artistes de vivre de leur art, nous souhaitons placer l'artiste et la scène au cœur de notre politique. La Région se place ainsi dans un rôle d'articulation entre les lieux et les artistes et de mise en cohérence du territoire. Nous finançons déjà de nombreux festivals, à audience nationale comme le Furia Sound voire internationale comme Rock en Seine. Nous voulons aller plus loin. Jea-Paul Huchon a d’ailleurs annoncé qu’il souhaitait porter le soutien régional aux musiques actuelles au niveau de celui accordé aux industries cinématographiques.
Bilan de la droite
Le bilan de la droite dans ce domaine est décrié par l’ensemble des acteurs du secteur. Les subventions aux festivals de musique et les aides aux conservatoires s’effondrent. Aucune politique de mise en avant des jeunes talents n’existe. Récemment, à Paris, les lois votées par le gouvernement de Nicolas Sarkozy poussent la Préfecture de Police à faire la guerre aux lieux de la nuit qui diffusent de la musique live. La seule réponse du gouvernement aux évolutions du disque a été le vote de la HADOPI qui, au-delà de constituer une atteinte caractérisée aux libertés individuelles, ne règle en rien les questions du financement du secteur.
Notre proposition
Nous voulons adopter un programme complet et cohérent de soutien aux musiques actuelles, faisant le lien entre l’artiste et le lieu de diffusion et de création. Nous souhaitons d’abord mettre en place des résidences d’artistes, de 3 à 6 mois, à l’image des résidences d’écrivains existantes, pour réunir toutes les conditions matérielles nécessaires à la création (studios de répétition et d'enregistrement, scène, espace adapté de création). Pour favoriser la production de tous les artistes et la diffusion de leur création, nous aiderons les labels indépendants. Ils sont représentatifs d'une singularité, d'une diversité des créations qu'il est important de préserver. Dès 2010, nous voulons notamment participer à la journée d'initiatives musicales indépendantes intégrée au Festi'Val-de-Marne, dont nous sommes déjà partenaires. Cet évènement réunit les passionnés de musique et aide à la découverte et à la diffusion de talents qui n'intéressent pas forcément les majors. La Région doit en outre devenir un partenaire identifié pour des évènements majeurs tels que les rencontres de Nantes ou le Midem, comme elle l'a fait au Salon du livre, à Avignon ou encore à Cannes. Nous soutiendrons par ailleurs, les salles de concert et tous les lieux de musique qui permettent aux groupes de répéter et de se représenter. Enfin, nous voulons aider les disquaires indépendants à se développer et les radios indépendantes franciliennes à maintenir une offre musicale riche et diverse.
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A quoi servent les conseils régionaux ? Suite 2
Les membres du conseil régional sont élus au suffrage universel direct pour six ans. Ils élisent pour la même durée son président, à la majorité absolue aux deux premiers tours, à la majorité relative au troisième tour. Il votent aussi pour désigner une commission permanente, et, en son sein, des vice-présidents. Ceux-ci forment avec le président l'organe exécutif du conseil régional. Leur nombre ne peut excéder 30 % de l'ensemble des conseillers régionaux.
Le conseil régional se réunit en session plénière au moins une fois par trimestre, et délibère alors. Il peut déléguer une partie de ses décisions à la commission permanente, qui le représente de fait entre deux réunions. Mais c'est à lui que revient le vote du budget.
Par ailleurs, les conseillers régionaux peuvent participer aux commissions thématiques.
Le conseil économique et social régional (CESR) est une assemblée consultative dont les 40 à 110 membres, désignés (et non élus) pour six ans, représentent les "forces vives" de la région, notamment les entreprises et les syndicats. Ses avis sont destinés aux instances politiques.
Ce que prévoit la réforme des collectivités territoriales : les conseillers régionaux et généraux disparaîtront en 2014 au profit des conseillers territoriaux, qui siégeront à la région et au département. Le conseil économique et social régional sera aussi "environnemental". Les regroupements entre régions seront facilités.
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