04.03.2010

PROCURATION, MODE D'EMPLOI

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Si vous ne pouvez pas voter les 14 et 21 mars prochains, n’oubliez pas de faire une procuration.

Pour cela, vous devez trouver une personne (votre mandataire) qui votera à votre place. Attention, cette personne doit être inscrite sur les listes électorales de votre commune.

Vous devez vous rendre au commissariat de police ou au tribunal d’instance avec une pièce d’identité (carte nationale d’identité, passeport, permis de conduire…). Vous remplirez alors un formulaire où seront précisées des informations sur la personne à qui vous allez donner procuration : nom de famille, nom d’usage, prénom(s), adresse, date et lieu de naissance.

Vous pouvez donner une procuration pour un seul tour ou pour les deux. Attention, vos démarches pour établir une procuration doivent être effectuées jusqu’à la veille du scrutin, soit le 13 mars pour le 1er tour et le 20 mars pour le second.

Mais nous vous conseillons de ne pas attendre le dernier moment pour vous en occuper. Si vous ne connaissez personne à qui donner votre procuration, laissez nous vos coordonnées afin que l’on vous aide dans votre démarche.

Pour plus de détails, cliquez-ici pour télécharger le document "Zoom sur les Procurations"

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03.03.2010

Quand Valérie Pécresse bute sur les questions d'un enfant de 12 ans

La tête de liste UMP en Ile-de-France n'a pas su répondre à plusieurs questions sur les transports en commun à Mantes-la-Jolie, concédant simplement "je ne sais pas du tout".

Valérie Pécresse, tête de liste aux régionales en Ile-de-France, s'est prêtée ce week-end au jeu des questions-réponses auprès d'apprentis journalistes d'une dizaine d'années, sur la radio LFM à Mantes-la-Jolie (Yvelines).
Interrogée sur le prix d'un aller-retour Paris-Mantes en train, la candidate a tenté de détourner la question sur le prix d'un abonnement mensuel en zone 6 avant de concéder : "je ne sais pas". Ce à quoi le journaliste de 12 ans a répondu fièrement "15,80 euros", avant de continuer : "Combien y-a-t-il de trains directs entre Paris et Mantes par heure ?".
Prise au dépourvu, Valérie Pécresse lâche : "Mon dieu, ça je ne sais pas du tout". "Vous ne savez toujours pas, alors que vous voulez devenir présidente de la région ?", rétorque le garçon. "Si ne vous savez pas tout ça, vous n'allez pas devenir présidente..." La candidate fulmine : "Je te propose d'inviter mes adversaires et de leur poser les mêmes questions, pour voir s'ils savent répondre..."

LA PROPOSITION DU JOUR : AIDE AU LOGEMENT DES JEUNES

Contexte

La qualité de vie des jeunes en formation supérieure est une priorité car elle est un des facteurs majeurs de la réussite et de l'autonomie pour plus de la moitié d'une classe d'âge désormais scolarisée dans l'enseignement supérieur. La question de l'égalité des chances est particulièrement aiguë en Ile-de-France où les jeunes inscrits dans l'enseignement supérieur sont d'origines très diverses et les conditions de vie plus difficiles que dans les autres régions. Ainsi plus de 60% des étudiants, élèves et apprentis franciliens du supérieur exercent une activité rémunérée au cours de l'année universitaire et près de la moitié résident, parfois contraints, chez leurs parents. Un nombre croissant de jeunes connaît de grandes difficultés financières et sociales.

Bilan de la droite

Le logement est d’abord une compétence de l’Etat. Le gouvernement se défausse de ses responsabilités car il ne souhaite pas assumer son bilan calamiteux : l'Etat en matière de logement, et notamment de logement étudiant, comme dans d'autres secteurs, ne tient pas ses engagements. Symptomatique de ce désengagement de l’Etat, le sort réservé par la Ministre de l’enseignement supérieur à la Résidence Universitaire d’Anthony qui a décidé de se « débarrasser » du dossier en la laissant aux mains d’autorités locales délibérément opposées au maintien et à la rénovation de la résidence. La Région, elle, s’est engagée à participer à hauteur de 20 millions à la réhabilitation des bâtiments de la Résidence Universitaire.

Nos propositions

Dès 2004, conscient de l’urgence sociale, Jean-Paul Huchon s’est engagé à mettre en œuvre une politique régionale du logement en menant un effort particulier pour le logement étudiant. Au cours de la précédente mandature, La Région a financé plus de 6.000 nouvelles places dans les foyers pour jeunes travailleurs et créé et réhabilité 9.156 places pour étudiants. Dans le cadre du Schéma du logement étudiant, nous nous engageons à construire 20 000 logements pour les jeunes, qu’ils soient étudiants, apprentis ou jeunes salariés. Pour les étudiants qui se logent dans des logements privés (location ou colocation), la Région prendra en charge la garantie du paiement des loyers ainsi que de la caution d’entrée dans le logement.

Darcos, un perdant malgré lui

Selon un sondage Ifop/Sud Ouest/TV7, Darcos serait le grand perdant des régionales en Aquitaine, le candidat PS l'emportant au second tour avec 61 % des intentions de vote. Retour sur une défaite annoncée.



A moins de deux semaines des régionales, Xavier Darcos, tête de liste UMP en Aquitaine, prend peut-être (enfin) la pleine mesure de son incapacité à gagner des élections bien trop éloignées de ses préoccupations actuelles.

Un récent sondage Ifop commandé par le quotidien Sud Ouest donne le candidat PS et président sortant, Alain Rousset, en tête à l'issue du premier tour avec 31 % des intentions de vote contre seulement 24 % pour la liste de la majorité présidentielle. Sud Ouest pointe du doigt une « sous-performance » pour le ministre qui se situe à 5 points au dessous de la moyenne nationale du parti.

Agenda chargé

Xavier Darcos avait pourtant bien préparé la suite des festivités. Jusqu'au 14 mars, son agenda est bouclé. Tout est prévu, du marché de la Teste-de-Buch -où le ministre du Travail possède une maison- en passant par la rencontre avec des maraîchers du Médoc et la traite des vaches de Sauveterre de Guyenne. Darcos ne devrait donc pas chômer dans les jours à venir. Pas sûr pourtant que cela suffise à faire mentir les sondages.

La campagne tardive entamée par un Xavier Darcos apathique fin janvier à grands coups de débats et de meetings en présence de guest stars telles que François Fillon ou Alain Juppé ne semble pas avoir influencé l'électorat aquitain.

Après sa débâcle lors du débat organisé à Sciences Po Bordeaux le 28 janvier, le ministre du Travail tente de prendre sa revanche à la Cité mondiale du vin. Plus confiant sur certains sujets comme la LGV Tous-Bordeaux, Darcos ne réussit cependant pas à éviter les ornières du débat électoral. Fier de ses quelques connaissances, il affirme que la région Aquitaine a embauché 380 000 personnes pendant les deux dernières années. Malheureusement pour lui, la région n'y est pour rien. Ces emplois sont en réalité le fait des collectivités territoriales que l'UMP se targue d'ailleurs de vouloir réformer, et que Nicolas Sarkozy brocarde volontiers, affirmant que si l'Etat supprime des postes de fonctionnaires, les collecivités locales en créent tout autant voire davantage. Bref, une erreur qu'Alain Rousset n'a pas manqué pas de relever.

« Mais qui êtes-vous ? »

Peu convaincant en débat, le ministre candidat espère séduire davantage sur le terrain. Sur le marché de Libourne, il se prête timidement au jeu des dégustations laissant à son guide, Jean-Paul Garaud, député UMP de la Gironde, le soin de discuter avec la populace. A l'angle d'une rue, le cortège croise deux vieilles dames. Darcos s'approche d'un pas décidé et tend la main à l'une d'elles. « Mais qui êtes-vous ? » Même dans sa Gironde natale, le ministre n'est pas identifié.

François Fillon, venu rouler des mécaniques à Mérignac lors de la présentation officielle des listes, avait pourtant tenu un discours de vainqueur devant des militants galvanisés par la présence de leurs idoles (Fillon, Juppé, Darcos). Juppé avait pour l'occasion mis de côté ses réticences à l'égard d'un candidat imposé par l'Elysée. Mais malgré les discours des uns et la bonne volonté des autres, Darcos n'en reste pas moins, et selon ses propres mots, un candidat  « malgré lui ». Sans détermination point de victoire ? Réponse le 21 mars.

Xynthia

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Sarkozy reprend en main la campagne de Valérie Pécresse

L’objectif que le président a assigné à Valérie Pécresse semble de plus en plus difficile. Les sondages successifs donnent le président socialiste vainqueur le 21 mars. Et, à douze jours du premier tour de scrutin et après une semaine où la droite francilienne s’est égarée dans l’affaire Ali Soumaré, le président de la République a décidé de remettre de l’ordre dans la campagne francilienne. L’ancien patron des Hauts-de-Seine a convoqué, mardi 2 mars, pour un petit déjeuner de travail, les principales personnalités de la liste conduite par Valérie Pécresse.

L’état-major élyséen mobilisé

La mise au point présiderimg0001.1267548051.JPGntielle a été réalisée en présence du premier ministre, François Fillon, du secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, du porte-parole du parti, Frédéric Lefebvre, du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, du conseiller spécial du président, Henri Guaino, et de Catherine Pégard, conseiller du chef de l’Etat. Le message est clair : faire taire les divisions internes de la liste (pourtant construite sous le contrôle du président de la République) et donner de l’écho à son projet Grand Paris.

Lors d’une conférence de presse organisée mardi 2 mars à Paris, quelques minutes après le recadrage élyséen, les têtes de liste ont, l’une après l’autre, récité devant un parterre de journalistes médusés, le programme voulu par le président. Valérie Pécresse montre l’exemple : le Paris métropole voulu par Nicolas Sarkozy est “visionnaire et nécessaire” assène-t-elle. Chantal Jouanno, tête de liste à Paris, poursuit la litanie présidentielle en proposant un pont végétalisé à Tolbiac, Laurent Lafon, tête de liste en Val-de-Marne, souligne le besoin en transports dans son département et Nathalie Kosciusko-Morizet, la nécessité de créer de l’emploi en Essonne… Un par un les candidats égrainent un plan et esquivent les questions de la presse sur ce début de campagne difficile pour la majorité présidentielle.

Tous derrière Pécresse

Selon les présents, le message présidentiel est clair : il faut resserrer les rangs. André Santini, tête de liste dans les Hauts-de-Seine, glisse sur le souhait élyséen et loue les qualités de “chef de guerre” de la ministre de l’enseignement supérieur. Yves Jego, tête de liste en Seine-et-Marne, part à la charge et clame qu’“autant de haine contre le Grand Paris est la preuve que la gauche regrette de ne pas y avoir pensé”. Roger Karoutchi, président du groupe UMP, poursuit en évoquant “un projet fédérateur, une vision moderne” contre une gestion “boutiquière“. Enfin, Frédéric Lefebvre n’est pas en reste, il dénonce les “attaques difficiles et brutales” dont est victime la liste menée par Valérie Pécresse.

Quant à l’affaire Soumaré, “il n’en a pas été fait état une seule fois“, assure, sans ciller, Axel Poniatowski, tête de liste dans le Val-d’Oise. Questionnée sur l’appréciation du président sur le début de sa campagne, la ministre de l’enseignement lâche finalement : “Je n’ai pas d’explication à donner”. Frédéric Lefebvre vient à sa rescousse : “Valérie Pécresse a été félicitée pour sa campagne, c’est parce que cela marche qu’elle est attaquée”.

Le 25 janvier dernier, sur TF1, Nicolas Sarkozy avait exclu de s’impliquer directement dans la campagne pour les élections régionales estimant que “Le rôle du président de la République n’est pas de faire campagne pour les présidents de région.”

 

02.03.2010

Comme Louis XVI, Sarkozy fuit les gueux

Sarkozy ne s'est pas rendu à l'inauguration du Salon de l'Agriculture. Il craignait d'être mal reçu par les membres d'une profession en pleine crise. Juan de Sarkofrance décrypte le retrait du chef de l'Etat.

Il a eu peur., la trouille, la pétoche. Il s'est d-é-g-o-n-f-l-é. Comment sinon expliquer l'absence du président français à l'inauguration du Salon de l'Agriculture ? Un besoin pressant de Cap Nègre ?

Cette grande manifestation a ouvert ses portes samedi 27 février. Jacques Chirac mettait un point d'honneur à venir pour chaque inauguration. François Mitterrand ne s'y est jamais rendu. Nicolas Sarkozy a laissé Bruno Le Maire, son ministre de l'agriculture, le remplacer. Il a préféré se reposer dans la résidence de sa belle-famille au Cap Nègre. Il est comme ça, Nicolas Sarkozy. Le chantre du travailler plus, y compris le dimanche, prend toujours soin de préserver ses week-ends, samedi inclus.

Les agriculteurs ne comprennent pas cette absence

Du côté des agriculteurs, les syndicats apprécient peu cette absence présidentielle: "manque d'implication", "peur des paysans", absence de propositions. Les critiques ne manquaient pas, samedi dernier. "Les paysans sont des gens respectueux donc il devrait être correctement accueilli, mais il doit en même temps nous donner des signes forts. Les paysans attendent vraiment des actes" a commenté Jean-Michel Le Métayer, président de la FNSEA.

Les agriculteurs ne comprennent pas cette absence : primo, leur secteur a durement souffert ces dernières années : envolée des prix de l'énergie, effondrement des cours de production, menace sur les soutiens européens, il y a urgence. Secundo, Sarkozy adore les déplacements de terrain.

A la différence de François Mitterrand ou de Jacques Chirac, qui voyageaient moins, Nicolas Sarkozy a pris son parti d'incarner sa rupture dans le nombre de déplacements, en France ou à l'étranger. La manifestation annuelle de l'agriculture française ne vaudrait-elle pas le détour ?

Visite secrète

L'agriculture est un sujet difficile pour le président français. On se souvient davantage de ses bourdes que de ses actes. Tout le monde se rappelle le "Casse-toi Pov'Con", prononcé il y a deux ans par notre Monarque à un visiteur du salon qui refusait de lui serrer la main; ou Sarkozy enjoignant un pêcheur de descendre de la terrasse d'où il criait contre lui; ou encore son discours agricole sur l'identité nationale d'octobre copié-collé sur une précédente intervention de février 2009.

Le ministre de l'agriculture a tenté de déminer la polémique. Il a promis que Sarkozy serait bien là, samedi prochain, pour faire des propositions. "Il y aura des annonces et il y aura surtout, ce qu'attendent les agriculteurs, le signe très clair de la part du président de la République de sa volonté de s'engager dans le débat européen".

En fait, l'Elysée tient secret l'horaire de la visite. Sarkozy a peur, ses proches aussi. Depuis deux ans déjà, le Monarque ne se déplace que dans des lieux vidés de leurs habitants, sur-protégés par les forces de police, devant des auditoires castés parmi les militants UMP du coin. Porte de Versailles à Paris, rien de tel n'est possible.Pour ne pas perdre la face, le déplacement sera donc secret et éclair. Le Salon de l'Agriculture, comme hier Gandrange, est donc aussi risqué qu'un aller-retour en Irak ou en Afghanistan.

Xynthia à la rescousse

Dimanche vers 15H, l'Elysée avait publié un autre communiqué. Compassion de rigueur. "Le Président de la République a appris avec beaucoup d’émotion et de tristesse les décès provoqués par la tempête qui s’est abattue sur l’ouest du pays et qui a frappé plus cruellement les départements de la Vendée et de la Charente-Maritime".

Surtout, il demande "au gouvernement d’agir sans attendre", et à Brice Hortefeux, son ministre de l'intérieur, "de se rendre dès demain sur place pour évaluer les dommages subis et commencer à préciser les mesures de soutien à mettre en place." Les conseillers de l'Elysée auraient pu se contenter d'écrire que le gouvernement allait agir sans attendre.

Mais pour Sarkozy, c'eut été insuffisant. Le Monarque est partout. Même quand il se repose dans la résidence de Carla Bruni au Cap Nègre, il pense à la place de ses propres ministres, au cas ces derniers auraient oublié qu'il faut secourir les victimes de la tempête. Le Monarque se rendra donc sur place, lourdement accompagnés de ses "collaborateurs" Borloo, Hortefeux et ... Bussereau, le ministre-candidat UMP dans la région. Il n'y a pas de petits profits. L'agenda est calé: 

10h50
Arrivée de M. le Président de la République à La Rochelle et départ pour un survol de la zone sinistrée
Arrivée à L’Aiguillon-sur-Mer (Vendée)
Visite du centre ouvert pour les rescapés
Recueillement au funérarium
Visite du centre opérationnel des secours (COS)
Rencontre avec les élus des communes sinistrées à la Mairie
12h15
Arrivée de M. le Président de la République à Châtelaillon (Charente-Maritime)
Visite de la commune Les Boucholeurs
13h00
Réunion de travail avec les services de l’Etat et les représentants des principaux services publics à la Préfecture de La Rochelle


Et où est Carla ?

Entre les deux annonces, celle de 15h et celle de 21H, le bilan des morts s'est aggravé : d'une quinzaine, il s'est élevé à 45 en fin d'après midi. La tempête, pourtant annoncée, a tué en masse dans la nuit de samedi à dimanche. Le seul village de l’Aiguillon-sur-Mer a perdu 25 habitants. Les digues ont cédé, comme à l'île de Ré. "Une catastrophe nationale" a commenté François Fillon, dimanche soir.

On attend l'intervention de Carla Bruni-Sarkozy, et de sa fondation. La compassion présidentielle doit se montrer.

Les élections approchent. Ne vomissez pas.

LA PROPOSITION DU JOUR : L'EXTENSION DU DROIT DE PETITION

Contexte

Plus que jamais, nous voulons conforter la démocratie régionale. Sous la précédente mandature, nous avons ainsi créé le conseil régional des Jeunes, le Conseil de l’Egalité d’Ile-de-France et le Conseil Consultatif des Citoyens Handicapés. En 2004, nous avions déjà proposé un droit de pétition régional prévoyant l’inscription à l’ordre du jour du Conseil régional de toute pétition ayant recueilli la signature de 10% des électeurs franciliens. Mais le cas ne s’est malheureusement pas présenté au cours de ce mandat. Pourtant, la participation de tous les Franciliens à la démocratie régionale nous tient à cœur plus que jamais. C’est pourquoi nous avons décidé d’abaisser très sensiblement le nombre de signatures requises pour la validation du processus.

Nos propositions

Désormais, tout projet qui, par voie de pétition, aura recueilli plus de 100 000 signatures, sera inscrite à l’ordre du jour des Commissions compétentes du Conseil régional. Un débat au sein du Conseil régional pourra également être organisé. Nous divisons ainsi par 6 le nombre de signataires nécessaires : il faudra désormais moins de 2% de signatures d’électeurs pour que le processus soit validé.

L’ambition participative et démocratique de la démarche qui nous anime s’exprime dans notre bilan et nos proposition. Une ambition qui ne semble pas être une priorité pour Madame Pécresse qui ne propose aucune mesure importante pour favoriser la participation des Franciliens. Pour mettre en mouvement l’Ile-de-France, nous avons besoin de tous !

L'année de l’Afrique en France est mal partie

Le chef de l'Etat voulait fêter dignement le 50e anniversaire de l’indépendance de quatorze ex-colonies. Faute d’argent, son grand projet se résume pour l’instant à un sommet France-Afrique...

Nicolas Sarkozy

 

Nicolas Sarkozy

(c) Reuters

 

Nicolas Sarkozy voulait faire de 2010 "l’Année de l’Afrique". Pour le chef de l’Etat, le 50e anniversaire de l’indépendance de quatorze ex-colonies françaises devait être l’occasion de célébrer une "histoire commune" et notamment le "rôle des Français d’origine africaine dans la République". Une immense fête marquant la réconciliation entre l’Hexagone et son ex-empire. Faute d’argent, son grand projet se résume pour l’instant à un sommet France-Afrique, à Nice, fin mai, et, surtout, à un défilé de contingents africains, en présence de leurs présidents, à Paris, lors du prochain 14 juillet. Une initiative diversement appréciée, l’armée française n’ayant pas laissé que de bons souvenirs sur le continent africain.
Difficile également de laisser parader sur les Champs Elysée des bérets rouges guinéens, responsables à l’automne, d’un terrible massacre à Conakry (157 morts) ou des soldats ivoiriens, cinq ans après le bombardement par l’aviation de Laurent Gbagbo du camp militaire français de Bouaké. Et quid de la nouvelle junte nigérienne, si elle n’a manifesté aucune volonté d’ici juillet de rendre le pouvoir aux civils ? Pour éviter un pareil embarras, ces trois pays devraient ne pas être conviés aux festivités, dit-on au quai d’Orsay.
Tout serait partie du déplacement de Nicolas Sarkozy à Kinshasa, Brazzaville et Niamey, en mars 2009. Une tournée difficile du fait de la chaleur, des retards, des entretiens tendus avec ses homologues, le Nigérien Mamadou Tanja et le Congolais Joseph Kabila. "Il a dit à ses proches qu’il ne voulait plus mettre les pieds en Afrique", confie un familier du Château. Depuis, le président français limite le plus possible ses visites sur le continent, préférant envoyer à sa place au Cameroun et au Nigéria son premier ministre, François Fillon. D’où l’idée de faire venir à Paris, les chefs d’Etat africains. Une façon de faire l’économie de quelques voyages. L’occasion aussi d’une belle photo de famille. Comme celle qui réunissait à l’Elysée les dirigeants de l’Union pour la Méditerranée, le 13 juillet 2008. Le prétexte ? L’anniversaire des indépendances.
La mise en œuvre de cette très périlleuse opération a été confiée en juin dernier à Jacques Toubon, un choix tout aussi controversé du fait des liens de l’ancien ministre avec les réseaux françafricains, notamment avec l’avocat Robert Bourgi. "Une caricature parfaite de la Chiraquie", dénonçait récemment un site togolais. L’intéressé n’a pas arrangé les choses en multipliant des propos paternalistes envers les ex-colonisés. A l’entendre, les Africains, loin d’avoir été les acteurs de leur propre histoire, ne doivent leur émancipation qu’au bon vouloir de leur ancien maître. "A ces Etats, la France et le général de Gaulle ont accordé les indépendances en 1960", a-t-il ainsi expliqué à un quotidien burkinabé, Sidwaya, en juillet dernier. Oubliés les révoltes matées dans le sang au Cameroun ou à Madagascar, la lutte pour la suppression du travail forcé ou du code de l’indigénat, ou encore le refus de la Guinée d’intégrer la Communauté en 1958...
Alors que l’année 2010 entame son deuxième mois, Jacques Toubon se débat toujours pour obtenir des subsides. Lors de la dernière réunion interministérielle, à Matignon, le 22 février, les 13 millions d’euros qu’il réclamait lui ont été refusé. Pas d’argent dans les caisses. Le Quai d’Orsay et Culture France l’ont tout juste autorisé à mettre son estampille sur des activités déjà budgétisées, pour 4 millions d’euros, qui sont susceptibles d’entrer dans son programme. Pour masquer son dénuement, il tente d’apposer son label sur le moindre événement qui touche au continent noir. Il se retrouve aussi contraint de supplier les pays africains de participer financièrement à la commémoration. Une demande d’autant plus mal accueillie que l’idée de confier à l’ex-métropole le soin de célébrer la fin de son propre joug ne fait pas –loin s’en faut- l’unanimité en Afrique.

Xynthia

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