17.08.2008
"Les moyens mis en œuvre ne sont pas à la hauteur"
L'augmentation du cours des matières premières, le contexte international morose, l'affaiblissement du dollar et l'inflation justifient-ils à eux seuls les mauvais chiffres du deuxième semestre 2008 ?
- Ces chiffres étaient attendus. Ce n'est pas une surprise. Nous savions que les deuxième et troisième trimestres seraient très mauvais pour la France et pour la zone euro.
Ceci relève d'une triple crise. Tout d'abord, une crise financière avec des banques tétanisées au niveau de l'activité du crédit, à savoir l'effondrement des investissements et de la consommation des ménages. Ceci a eu un impact sur l'économie réelle. Ensuite, une crise des matières premières puis une crise du pétrole. La crise qui a touchée les Etats-Unis et l'Europe s'est propagée vers le monde. Aujourd'hui, la dynamique asiatique est moindre. Il y a une tension au niveau du marché des matières premières qu'il faut rééquilibrer. Alors seulement les pays émergeants se stabiliseront.
Christine Lagarde fait état de nouvelles réformes bientôt mises en place "qui vont nous mettre dans le bon sens". Quelles sont les mesures à appliquer pour relever le niveau de la croissance en France ? La France peut-elle se distinguer de la zone euro en cas de crise ?
- Il faut être sérieux. Les moyens mis en œuvre par le gouvernement ne sont pas à la hauteur du problème. Lorsque vous avez un ralentissement ou une récession qui touche l'Amérique, l'Europe et l'Asie, il faut comprendre que la crise est majeure. Une crise comme nous n'en n'avons pas connu depuis longtemps. Nous vivons la fin d'un cycle de croissance porteuse : ces cinq dernières années, de 2003 à 2006, nous avons connu une croissance supérieure à 5%. C'était exceptionnel.
Pour se sortir de cette crise, il faut trois conditions. Premièrement, sortir de la crise financière. Il faut atteindre le moment le plus bas de la crise immobilière aux Etats-Unis. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Cela risque de durer encore plusieurs trimestres. Ensuite, les ménages sont touchés par l'inflation. Il faut un transfert de richesse vers les consommateurs et les pays fournisseurs de matières premières. Il faut effectuer un rééquilibrage de la croissance entre les pays émergeants et les plus puissants avec un marché des matières premières davantage maîtrisé. Il faut obtenir une baisse des prix alimentaires, énergétiques et des matières premières.
Concernant la France dans la zone euro, il faut souligner que la France a un profil particulier en Europe. Certains pays dépendent du cycle immobilier comme l'Espagne et l'Irlande. D'autres, comme l'Allemagne, sont liés aux exportations. La France, elle, dépend de la consommation et, par conséquent, du dynamisme intérieur au sein même de l'Hexagone. En cas de crise au sein de la zone euro, la France connaîtra une croissance moyenne mais pas forcément une chute brutale. Au sein de la zone euro, la France connaît une croissance moyenne. Et la croissance de chacun des pays de cette zone dépend d'un secteur particulier. La conjoncture globale en Europe provient de croissances différentes.
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16.08.2008
Hollande : "Sarkozy est dos au mur, les poches vides"
Le chef de l'Etat "a gaspillé les marges de manoeuvre budgétaires dont nous disposions. Aujourd'hui, nous sommes sans munition pour réarmer la machine", prévient le Premier secrétaire du Parti socialiste, alors que l'Insee a annoncé aujourd'hui que le PIB avait reculé de 0,3% au deuxième trimestre.
Pour François Hollande, la piètre performance de la croissance française, qui s'est contractée de 0,3% au deuxième trimestre, est aussi la conséquence de la politique menée par Nicolas Sarkozy.
"Le président s'est trompé par suffisance, en menant des politiques qui ne marchaient pas. Par indifférence, en restant sourd aux indicateurs économiques. Par négligence, en ne prenant pas les actions qu'il aurait fallu engager tout de suite", affirme le Premier secrétaire du Parti socialiste.
"La France subit le même contexte macroéconomique que ses partenaires", mais "la piètre performance française est aussi la conséquence de la politique menée par le président de la République et le gouvernement", estime-t-il. "Résultat : il est dos au mur et les poches vides", déclare le Premier secrétaire du Parti socialiste dans Le Monde, daté du vendredi 15 août.
Des objectifs impossibles à atteindre, selon Hollande
"Nicolas Sarkozy a gaspillé les marges de manoeuvre budgétaires dont nous disposions. Aujourd'hui, nous sommes sans munition pour réarmer la machine", ajoute-t-il.
"Le bouclier fiscal, accordé aux plus riches, n'a eu aucun effet sur la consommation des ménages", et "les déductions d'impôt sur les emprunts ont été neutralisées par la remontée des taux d'intérêt", détaille François Hollande. "C'est un échec".
Il juge donc les objectifs de croissance pour 2008 impossibles à atteindre: "Ce n'est pas 2% de croissance que nous aurons, au mieux un peu plus de 1%" et "les déficits "Le gouvernement a dépensé de l'argent public pour (...) favoriser des clientèles électorales", dit-il encore.
François Hollande propose une "relance de la machine économique" notamment par une "baisse de l'impôt sur les sociétés à 20% sur la part des bénéfices réinvestis et une hausse en parallèle à 40% pour les bénéfices distribués". Il suggère aussi "un allégement de la taxe professionnelle pour les nouveaux investissements".
"Aveuglement" du gouvernement
"Il faut aussi redonner du pouvoir d'achat aux Français en augmentant, dès la fin août, de 25% l'allocation de rentrée scolaire et en mettant en place le chèque transport", juge-t-il.
De son côté, Michel Sapin, secrétaire national du PS à l'économie, a estimé sur France Info que "la France a été affaiblie par l'aveuglement du gouvernement qui, il y a encore deux mois, jubilait des bons chiffres de la croissance".
"Le gouvernement et le président, depuis un an, nous ont dit que la France ne serait pas touchée, grâce à la politique menée et aux réformes", mais "la Fannce n'est pas passée au travers des mailles du filet de la crise internationale".
"Les finances de la France sont profondément dégradées par les cadeaux fiscaux" et "à la différence de l'Allemagne, la France a un déficit commercial comme on ne l'avait jamais connu, alors que l'Allemagne a un excédent".s seront en fin d'année au-dessus de 3% du PIB".
Le PS est de "mauvaise foi", selon l'UMP
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a pour sa part estimé jeudi que "parler de récession" en France, comme le fait le PS, "c'est faire preuve d'une mauvaise foi coupable, car c'est faire le pari de l'échec de notre pays". Il décèle, au contraire, des "signes positifs" pour la croissance et accuse le PS de donner dans la "caricature la plus démagogique".
Selon lui, "tout est bon pour dénigrer la politique gouvernementale à l'occasion de la course au poste de premier secrétaire du PS".
Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, avait estimé mercredi qu'il y a "un vrai risque" de récession en France.
Le PIB a reculé de 0,3%
Le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,3% au deuxième trimestre 2008, première baisse depuis le quatrième trimestre 2002, a annoncé jeudi l'Insee.
Le secrétaire national à l'économie de l'UMP a cependant estimé que "l'évolution récente des prix du pétrole, -30% depuis la mi-juillet, est de bon augure pour relancer la croissance d'ici la fin de l'année".
Il a aussi cité le recul de l'inflation en juillet, et la baisse de l'euro face au dollar, "autant de signes positifs pour la compétitivité de nos entreprises et donc pour la croissance".
Réunion ministérielle lundi
François Fillon "réunira lundi à 15H00 les ministres en charge des affaires économiques, financières et des entreprises pour analyser les causes de cette dégradation de la conjoncture internationale, et identifier les réponses qui devront y être apportées", indique Matignon.
Les ministres Christine Lagarde (Economie), Eric Woerth (Budget) et les secrétaires d'Etat Luc Chatel (consommation), Laurent Wauquiez (Emploi), Anne-Marie Idrac (Commerce extérieur), Hervé Novelli (PME) sont conviés à la réunion.
"La portée de cette estimation provisoire d'activité ne doit néanmoins pas être exagérée", juge le Premier ministre dans ce même communiqué.
Des "facteurs encourageants"
"Elle fait suite à une croissance de 0,4% au premier trimestre et l'économie française est par ailleurs soutenue par plusieurs facteurs encourageants, notamment le crédit aux entreprises, qui continue à progresser, ainsi que les créations d'entreprises", ajoute François Fillon.
L'estimation provisoire de l'Insee "reflète une dégradation de la conjoncture internationale qui touche l'ensemble des pays développés en particulier les pays européens", selon François Fillon qui rappelle qu'au sein de la zone euro, l'activité a reculé de 0,2% au cours de cette période.
"Plus que jamais, dans cette conjoncture incertaine", le Premier ministre réaffirme, "suivant le programme défini" par le Président Nicolas Sarkozy, "la détermination" de son gouvernement "à mener résolument les réformes économiques et sociales seules de nature à donner à l'économie française le dynamisme nécessaire à une reprise rapide de la croissance".
20:49 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, hamon, ps, refondation, sarkozy, politique, 91
Les prix augmentent plus vite que les salaires
Les prix à la consommation ont augmenté de 1,3 % au deuxième trimestre 2008 alors que le pouvoir d'achat des salaires a reculé de 0,4 point sur le trimestre. La ministre de l'Economie a précisé qu'il fallait s'attendre "à moins de créations d'emplois".
Le salaire mensuel de base a augmenté de 0,9% au deuxième trimestre 2008 par rapport au premier trimestre et de 3,1% comparé au deuxième trimestre 2007, moins que la hausse des prix sur le trimestre et sur un an, selon un indice provisoire du ministère de l'Emploi publié jeudi 14 août 2008.
Les prix à la consommation pour l'ensemble des ménages et hors tabac ayant augmenté de 1,3% au deuxième trimestre et de 3,5% entre juin 2007 et juin 2008, le pouvoir d'achat des salaires a reculé de 0,4 point sur le trimestre et dans la même proportion sur un an.
Par secteur, le salaire mensuel de base a le plus fortement progressé dans l'industrie (+1%), devant la construction (+0,9%) et les services (+0,9%).
L'indice du salaire horaire de base des ouvriers (SHBO), qui sert pour le calcul de la revalorisation du Smic, a progressé de 1,1% au cours du trimestre et de 3,4% sur un an. Ces hausses "tiennent pour partie à la revalorisation anticipée du Smic de 2,3% au 1er mai 2008", précise le ministère.
Fléchissement des créations d'emploi
La ministre de l'Economie a estimé jeudi 14 août 2008 sur France Inter, qu'il fallait s'attendre à "moins de créations d'emplois en 2008" qu'en 2007. "On est aujourd'hui à 7,2% de chômage. L'emploi n'est pas la première variable d'ajustement très clairement, même si on doit s'attendre à moins de créations d'emplois en 2008 qu'on en a eus en 2007", a précisé la ministre, répondant à une question sur une possible récession en France.
En 2007, le nombre de créations d'emplois marchands et non marchands avait atteint le chiffre de 352.000. L'emploi salarié dans les entreprises du secteur principalement marchand a diminué de 0,1% au deuxième trimestre 2008 (-12.200 postes), ce qui ramène sa hausse annuelle (par rapport au deuxième trimestre 2007) à 1,1%, selon des chiffres provisoires publiés jeudi 14 août par le ministère de l'Emploi. Ces chiffres marquent un fléchissement dans le rythme de création nette d'emplois. Les économistes prédisent un ralentissement cette année, après le dynamisme inédit de l'année dernière à +1,8% (+327.800 postes). Au deuxième trimestre 2008, l'emploi salarié dans les entreprises du secteur principalement marchand a diminué de 0,1% (-12.200 postes), ce qui ramène sa hausse annuelle (par rapport au deuxième trimestre 2007) à 1,1%, selon des chiffres provisoires publiés jeudi.
La construction, seul secteur en progression
L'estimation, réalisée à partir d'une enquête couvrant les entreprises de 10 salariés et plus, a recensé provisoirement 16,08 millions de salariés fin juin, soit 174.300 de plus qu'un an auparavant.
Les résultats définitifs seront publiés le 19 septembre.
Par secteur d'activité, la construction est le seul à afficher une progression des créations d'emploi sur un trimestre (+0,6%) et sur un an (+3,6%).
Dans les services, les créations d'emploi ont baissé de 0,1% comparé au premier trimestre, réduisant leur hausse à 1,5% comparé au deuxième trimestre 2007.
Les effectifs salariés de l'intérim (comptabilisés dans les services, même si les intérimaires travaillent majoritairement dans l'industrie) ont chuté de 6,8% au cours du deuxième trimestre et de 5,9% sur un an.
Dans l'industrie, les entreprises continuent de détruire plus d'emplois qu'elles n'en créent, par le jeu des externalisations, restructurations, délocalisations, au rythme de -0,3% sur le trimestre et de -1,2% sur un an.
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Lois, décrets, nominations: ce qui passe en douce pendant l'été
De la multiplication des fichiers de données à l’envolée du prix du gaz, en passant par la protection de Sarkozy en vacances…
Le Parlement est fermé, les ministres sont en vacances, Nicolas Sarkozy se repose auprès de Carla Bruni… Officiellement, les affaires courantes de la France sont gérées par les conseillers de permanence. Bien sûr, les soubresauts de la vie dans le monde, de Pékin à Tskhinvali via Porcieu-Amblagnieu, obligent parfois les gouvernants à sortir de leur torpeur estivale. Mais l’encéphalogramme de l’actualité politique vire le reste du temps à la platitude la plus complète.
Les vacances d’été ne sont pourtant pas dénuées d’intérêt. Déjà propices à mettre un terme aux conflits sociaux en tout genre, elles constituent aussi une période prisée des responsables politiques pour faire passer discrètement lois, décrets et autres arrêtés qui feraient polémique le reste de l’année. Pour les débusquer, une seule solution : la consultation assidue du Journal officiel, bible quotidienne des textes normatifs. Passage en revue des informations publiées au JO depuis le 1er juillet, et passées quasiment inaperçues.
Après « avis favorable » paru au JO de la Commission de régulation de l’énergie sur le barème proposé par Gaz de France, Luc Chatel, porte-parole du gouvernement et secrétaire d’Etat à la Consommation, a déclaré ce mardi 12 août sur France 2 : « Le gouvernement a proposé une hausse de 2% des tarifs réglementés d’EDF et de 5% de ceux de GDF-Suez. » Le même Luc Chatel qui affirmait mardi 1er juillet sur iTélé : « Il n’y aura pas d’augmentation du gaz en juillet. » Effectivement, cette augmentation interviendra à la mi-août… après déjà 4% de hausse début janvier et 5,5% fin avril !
Quand on a un mauvais carnet de notes, mieux vaut qu’il arrive lorsque l’on est en vacances. Le gouvernement a donc de quoi être soulagé : la loi rapportant le résultat budgétaire de l’Etat en 2007 n’a été promulguée qu’au mois août. D’autant qu’elle affiche 34 716 568 395,82 euros de déficit public. On est loin des promesses de campagne du candidat Sarkozy, qui martelait : « La France doit réduire ses dépenses publiques. » 2006 : 269 milliards d’euros de dépenses pour le budget général de l’Etat. 2007 : 270 milliards d’euros.
Le dispositif a fait grand bruit au mois de juin : le chômeur qui « refuse à deux reprises une offre raisonnable d’emploi » sera « radié de la liste des demandeurs d’emploi ». L’opposition et les syndicats ont crié au danger de créer un critère aussi flou. Rien n’y a fait : les outils pour comparer notamment « la nature et les caractéristiques de l’emploi ou des emplois recherchés » et ceux de l’emploi proposé n’ont pas été livrés dans la loi publiée au coeur de l’été.
« Le montant annuel des droits de scolarité en formations d’ingénieurs, initiale et continue diplômante, dans les écoles nationales supérieures des mines et dans les écoles nationales supérieures des techniques industrielles et des mines est fixé à 600 euros pour l’année universitaire 2008-2009 et à 800 euros à partir de l’année universitaire 2009-2010. » L’arrêté parle de lui-même. Et quand on sait que ces mêmes frais s’élevaient à 450 euros pour l’année 2007-2008, on comprend qu’ils doublent pratiquement en deux ans.
Atteint par l’âge de la retraite, le président de RFI, Antoine Schwarz, a dû quitter la « voix de la France à l’étranger », mais ne partira pas tout de suite cultiver son potager. Il a été nommé dans la foulée conseiller maître à la Cour des comptes, au tour extérieur (ce n’était pas son corps d’origine). Ou comment gonfler ses futurs émoluments de retraité.
A côté de la médiatique passation de pouvoirs au poste de directeur du cabinet de l’Elysée, la fantasque Emmanuelle Mignon (qui estimait que les sectes étaient « un non-problème ») ayant été remplacée par le très préfectoral Christian Frémont, il y a pléthore de mouvements dans les bureaux du gouvernement. Notons, au sein du très à droite ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identitié nationale et du Développement solidaire, un chassé-croisé de directeurs de cabinet tendance « gauchistes de droite ». Thierry Coudert, président-fondateur du mouvement des « sarkozystes de gauche » La Diagonale, cède la place à Michel Bart, ancien directeur adjoint des cabinets des ministres de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement (1999-2002) et Daniel Vaillant (2000). Egalement, Fanny Auverny-Bennetot, conseillère en communication de Fadela Amara, est annoncée partante au 31 août. Le Canard Enchaîné faisait état la semaine dernière de sa lassitude à « travailler dans les cris ».
Si vous avez envie de passer des vacances en toute quiétude, imitez Nicolas Sarkozy : faites interdire tout survol de la région de la maison de vacances familiale de votre femme. Et pas uniquement durant le temps où il s’y repose, mais du 15 juillet au 15 septembre.
Bien décidé à garder la main sur la sécurité intérieure, même hors des murs de Beauvau, le Président a nommé deux de ses proches à des fonctions hautement stratégiques. Bernard Squarcini, d’abord. Chouchou de Nicolas Sarkozy, notamment depuis qu’il lui a permis de s’attribuer les mérites de l’arrestation d’Yvan Colonna, il remplace le très chiraquien préfet Bousquet de Florian. Son rôle sera crucial, puisqu’il chapeautera la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), nouvelle entité regroupant la Direction de la surveillance du territoire (DST) et les Renseignements généraux (RG). Bernard Bajolet, ensuite. Nommé coordinateur du renseignement national, il est le symbole de la mainmise de Nicolas Sarkozy sur les missions de renseignement en France, jusque-là responsabilité principale du Premier ministre.
On a beaucoup parlé du fichier Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale), qui mêle les fichiers de la DST et des RG. Beaucoup moins du fichier Cristina (Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et les intérêts nationaux), à propos duquel la délibération de la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a pourtant été publiée le même jour que le décret portant création d’Edvige, et qui rassemble les données personnelles classées « secret défense ». Et encore moins du fichier « VIS DGI Multicritère », qui centralise pour la Direction générale des finances publiques des données fiscales à caractère personnel, afin « d’améliorer l’assiette de la fiscalité directe locale et la connaissance du tissu foncier ».
12:25 Publié dans lu sur Rue89 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, hamon, ps, refondation, sarkozy, politique, 91
Géorgie

09:20 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, hamon, ps, refondation, sarkozy, politique, 91
La France est au "bord de la récession"
C'est ce qu'estime le directeur de cabinet de François Hollande, Stéphane Le Foll, qui prévoit une rentrée "très difficile", et juge les mesures du gouvernement en matière de pouvoir d'achat "dérisoires".
Le Parti socialiste estime, par la voix de Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du Premier secrétaire François Hollande, dans un communiqué , que la France est "au bord de la récession", et prévoit une rentrée "très difficile" car le gouvernement ne prend pas "la mesure des menaces" et des "difficultés des ménages modestes".
"Cette accumulation d'indices négatifs place la France en recul par rapport à ses partenaires européens et signale que nous sommes au bord de la récession économique", affirme le socialiste.
Le PS rappelle notamment le "déficit extérieur record de la France" et "les tendances inquiétantes" de la production industrielle, toujours en baisse en juin après une chute en mai.
"Rentrée difficile"
Selon le principal parti d'opposition, "la rentrée sera très difficile pour les Français" car le gouvernement "n'a pas pris la mesure des menaces qui nous guettent" et "persiste à nier les difficultés croissantes des ménages les plus modestes".
"Dans ce contexte, l'accroissement des tarifs du gaz et de l'électricité et le désengagement de l'État pour la fixation des tarifs porte un nouveau coup au pouvoir d'achat", souligne Stéphane Le Foll.
Il juge "dérisoires" les mesures proposées par le gouvernement pour soutenir le pouvoir d'achat.
Il cite à titre d'exemple "la très faible revalorisation de l'allocation de rentrée scolaire (ARS) pour les adolescents".
Pour palier à cette situation de crise dépeinte par le PS, il propose une "augmentation significative des montants de l'ARS pour tous les enfants" et "l'instauration d'une taxe sur les produits pétroliers dont les montants seraient reversés aux ménages modestes".
07:25 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, hamon, ps, refondation, sarkozy, politique, 91
15.08.2008
Prix de l’énergie : l’augmentation de trop
Hausse contestée, mais hausse effective. C’est aujourd’hui que l’augmentation des prix de l’énergie - annoncée le 6 août- entre en vigueur. Pour les particuliers, le tarif du gaz s’alourdit donc de 5 %, et celui de l’électricité de 2 %. Sur la facture, l’impact par foyer devrait être, en moyenne, de l’ordre de 5 euros par mois, selon le gouvernement.
Justifications. Et si ce genre de hausse n’est jamais bien accueillie, celle-ci fait particulièrement tiquer. La date de sa mise en œuvre laisse à penser que le gouvernement a voulu profiter de l’été pour glisser une hausse qu’il avait dit vouloir éviter en juillet. De plus, cette hausse ne risque pas d’améliorer le pouvoir d’achat des ménages : «L’Etat explique qu’il fait tout pour le pouvoir d’achat, mais on voit qu’il a renoncé», dénonce le député (PS) François Brottes. Pire, l’augmentation du gaz paraît injustifiée.
Alors que les prix du pétrole se rafraîchissent, ceux du gaz - dont les tarifs sont indexés sur ceux du baril - augmentent pour la troisième fois depuis le début de l’année, après les hausses de janvier (+ 4 %) et d’avril (+ 5,5 %). «La hausse est d’autant plus surprenante que le cours du pétrole est retombé au niveau où il était lors de la dernière augmentation. Comment justifier alors cette nouvelle hausse ?» s’interroge l’association de consommateurs Consommation logement et cadre de vie (CLCV). Chez GDF, on explique que les coûts d’approvisionnement ont augmenté. Et que «ces évolutions de tarifs sont prévues tous les trois mois par la loi». Côté gouvernement, on justifie la hausse par le facteur temps. Le fléchissement du prix de l’or noir, amorcé depuis fin juillet, ne compenserait pas plusieurs mois de flambée : «Cette hausse prend en compte les hausses passées.»
Aides «minimes». Luc Chatel, le secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation reconnaît que cette augmentation, «ce n’est pas bon pour le pouvoir d’achat». Mais il se félicite d’avoir freiné son ampleur: GDF aurait demandé une réévaluation de 9,5 % et le gouvernement n’a pas tenu compte de la préconisation de la Commission de régulation de l’énergie: «une hausse sensiblement supérieure» pour couvrir l’ensemble des charges de l’entreprise. Le gouvernement insiste aussi sur la création d’un tarif spécial de solidarité pour le gaz, aux côtés du tarif social de l’électricité existant. Et le plafond des bénéficiaires de ces aides passe de 460 à 620 euros pour une personne seule.
Mais avec un montant maximum annuel par foyer de 120 euros pour le gaz et de 130 euros pour l’électricité, ces aides sont «minimes» selon la Confédération nationale du logement. «Pour le gaz, l’aide ne compensera pas les hausses tarifaires survenues depuis le début de l’année», poursuit la CLCV. Selon l’association de consommateurs, cette nouvelle hausse prouve que le système qui consiste à fixer le prix du gaz sur le pétrole - ressource qui se raréfie - «ne convient plus. Il faut réfléchir à une autre solution».
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Sans-papiers chez un sous-traitant de ministère : bis repetita
Après la découverte de quatre travailleurs sans papiers sur le chantier du centre de rétention du Mesnil-Amelot en Seine-et-Marne (Libération du 11 août), voici qu’une nouvelle arrestation vient d’avoir lieu sur un chantier «ministériel». Celui de la sous-direction du recrutement et de la formation du ministère de l’Intérieur, située à Lognes, toujours en Seine-et-Marne. Il s’agit d’Houdé Coulibaly, un ressortissant malien présent en France depuis fin 2000. CITC, l’entreprise sous-traitante qui l’emploie depuis un an, plaide la bonne foi. «Il s’est fait arrêter à l’entrée du chantier avec des papiers que nous pensions en règle», affirme-t-on au siège clichois. Place Beauvau, on juge l’incident clos, puisque Houdé n’aura finalement «pas travaillé sur le chantier», le contrôle et l’arrestation ayant eu lieu dès son arrivée. Pour l’association de soutien aux sans-papiers, cette affaire révèle un autre malaise : «Le fond du problème, c’est qu’il s’agit de boulots pourris et mal payés dont les Français ne veulent pas. En confiant ces chantiers à des sous-traitants négriers, l’Etat sait pertinemment qu’il fait travailler des sans-papiers.»
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«La Chine ne respecte pas la trêve olympique», selon le dalaï-lama
Le dalaï-lama a affirmé à des élus français que la Chine ne respectait pas la «trêve olympique» et continuait sa répression au Tibet, selon plusieurs députés et sénateurs qui ont rencontré le chef tibétain à huis-clos.
Le chef spirituel et temporel tibétain a été reçu à huis-clos dans un petit bureau du sénat pendant près de 1h30 par une trentaine de députés et sénateurs.
«Il a fait état d’une répression terrible qui ne cesse pas malgré la trêve olympique. Depuis le 10 mars, il y a eu des arrestations, des exécutions et un renforcement terrible de la présence militaire chinoise, avec des casernes nouvelles», a ajouté le député PS Jean-Louis Bianco.
Le dalaï-lama a aussi évoqué «une politique de colonisation accélérée avec peut-être un million de Chinois supplémentaires qui viendraient occuper le Tibet pour noyer et diluer la population tibétaine», a indiqué Jean-Louis Bianco, de même que d’autres parlementaires.
Par ailleur, le dalaï-lama a estimé que la communauté internationale avait la «responsabilité d’entraîner la Chine sur le chemin de la démocratie» lors d’une conférence de presse tenue à Paris. «La Chine est désireuse de se joindre à la communauté mondiale», a déclaré en anglais le chef spirituel tibétain. Le monde ne «doit pas isoler la Chine», a-t-il ajouté.
Le Prix Nobel de la paix a appelé à être «ferme» sur «certains principes comme la démocratie, la liberté religieuse, les droits de l’Homme, la liberté de la presse, l’Etat de droit» et la liberté de la presse. Il a dit espérer davantage de «transparence» de la part de Pékin estimant qu’une «société fermée n’a pas d’avenir».
Hier mardi, le dalaï-lama avait réaffirmé son «plein soutien» aux Jeux Olympiques lors d’une visite à une pagode en région parisienne. Même au plus fort des troubles au Tibet, en mars, le dignitaire religieux avait toujours jugé que la Chine «méritait» d’organiser le plus grand événement sportif de la planète.
Le chef spirituel tibétain est arrivé depuis lundi en France pour une visite essentiellement religieuse de douze jours en plein Jeux Olympiques. Cet accueil par des parlementaires au Sénat sera la seule rencontre à caractère politique d’un séjour aménagé pour ne pas froisser Pékin.
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Sauveur ?

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